Observatoire Géostratégique

numéro 277 / 6 avril 2020

EMMANUEL MACRON : DE CLÉMENCEAU À GAMELIN

« J’avais toujours un extrême désir d’apprendre à distinguer le vrai d’avec le faux, pour voir clair en mes action et marcher avec assurance en cette vie » (Discours de la méthode, René Descartes).

« Il n’y a qu’une réponse à la défaite, c’est la victoire » (Winston Churchill). Victoire contre la pandémie de coronavirus que nous souhaitons tous pour notre pays et pour nous-mêmes mais, aussi et surtout, analyse des causes, des responsables de la défaite, plus qu’étrange, des morts inutiles dont nous aurions pu faire l’impasse !1 Vaste programme dans l’un et l’autre cas, comme aurait dit le général de Gaulle. Après le temps béni de l’insouciance (jusqu’au 16 mars 2020) vient automatiquement celui honni de la contrariété (depuis le 17 mars 2020). Celui où il faut rendre des comptes de ses paroles malheureuses (elles furent nombreuses)2 et de ses actes inadaptés (ils le furent tout autant)3. Celles et ceux de Jupiter à propos de sa « Jupidémie »4. Car les questions qui fâchent ne manquent pas5 et ne manqueront pas de se poser à l’avenir en dehors de « La Mélancovid » (Libération). Gestion de crise pour le moins hasardeuse6.

Pas question de nous ressortir le trop fameux responsable mais pas coupable comme à l’époque de l’affaire dite du sang contaminé de l’actuel président du Conseil constitutionnel, ex-plus jeune premier ministre, Laurent Fabius, le moment venu pour s’exonérer de toutes ses fautes lourdes, impardonnables. Le court-termisme a amplement démontré ses limites dans le cas d’une crise d’une telle gravité exceptionnelle7. Peut-être serait-il opportun de tirer les leçons de l’histoire8, de relire les classiques de la littérature9 en en tirant les leçons10 et de comprendre les enseignements de la philosophie11 pour avancer un peu plus assurés vers un avenir incertain ? Alors que les médias moutonniers, les chaînes de démoralisation continue nous jouent quotidiennement l’air d’Emmanuel Macron aux allures de Georges Clémenceau le père la victoire, les Français n’en pensent pas moins avec le bon sens populaire qui les caractérise. Ils croient plus à ce qu’ils voient et qui leur fait assimiler Emmanuel Macron au généralissime Maurice Gamelin le père la défaite de sinistre mémoire en 194012. Essayons d’y voir un peu plus clair dans cette jungle de bobards, de mensonges d’État et autres calembredaines.

MACRON-CLÉMENCEAU : LE PÈRE LA VICTOIRE

Ayant très tardivement enfilé les oripeaux d’un certain Georges Clémenceau (« Le tigre », « Le père la victoire »), le comédien Emmanuel Macron excelle dans le rôle de chef des armées d’opérette qui donne un piètre spectacle de théâtre aux armées.

Un chef des armées d’opérette

Lors de chacune de ses interventions télévisées, le président de la République, Emmanuel Macron l’inspecteur des Finances enfile promptement son habit de chef des armées (« Le Président de la République est le chef des armées » selon l’article 15 de la Constitution du 4 octobre 1958). Le ton est martial, volontariste, solennel, péremptoire. Nous ne sommes plus dans les ambiguïtés de sa fameuse politique du en même temps. Ce serait plutôt du genre, je veux tout, tout de suite tel un gamin capricieux. Pas de discussions, le petit doigt sur la couture du pantalon, semble être sa doctrine. Depuis l’Élysée, le 16 mars 2020, curieusement, il évoque soudainement à six reprises le terme de « guerre »13. Cela fait plus sérieux et cela entraine ipso facto un réflexe légitimiste qui ne durera pas très longtemps ! Les sondages d’opinion évoluent au gré de l’humeur changeante de nos concitoyens que le général de Gaulle traitait en son temps de « veaux ».

Quelques jours plus tard, le 25 mars 2020, depuis Mulhouse, entouré de son chef d’état-major particulier (CEMA), Bernard Rogel et d’une kyrielle de militaires réquisitionnées par le service de santé des armées et affairés à monter un hôpital militaire de campagne, Emmanuel Macron joue sur le registre du président protecteur allant au contact dans les tranchées14. Cela ressemble fort à demain, on rase gratis surtout lorsque le temps de la douloureuse sera venu. Avec force détails, ses fidèles communicants et autres perroquets à carte de presse le comparent à Clémenceau, le Père la Victoire dans les pires moments de la Première Guerre mondiale. Face à l’adversité, le président de la République dispose de la carrure nécessaire15. « The right man at the right place ».

Guillaume Berlat

1 Olivier Faye/Manon Rescan, Macron et Philippe en première ligne défensive, Le Monde, 2 avril 2020, p. 8.
2 Cédric Pietralunga, L’impossible communication de Macron, Le Monde, 31 mars 2020, pp. 16-17.

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AMIN MAALOUF OU COMMENT PEUT-ON ÊTRE LIBANAIS ?

Les deux plus belles réussites d’Amin Maalouf sont, à nos yeux en tout cas, Le Rocher de Tanios qui restitue toute la complexité ethnographique de la montagne libanaise (dont les invariants ne sont pas si différents de ceux de nos Alpes) et Les Croisades vues par les Arabes, qui a le grand mérite de casser la fausse équivalence monde-arabe/Islam en rappelant certaines des complexités de l’Orient où des Arabes sont Chrétiens catholiques, Syriaques, Grecs-orthodoxes, etc.

Il y a quelques années, on s’était étonné que le nouvel académicien accepte d’accorder un entretien à une chaîne de télévision israélienne (ou plus précisément une chaîne du Likoud), violant ainsi la loi libanaise qu’il ne pouvait ignorer1. Comprenant bien les forces qu’Amin Maalouf cherchait ainsi à ménager, son geste posait néanmoins la question – et dans toute sa maladresse, volontaire ou non – de la « libanité », de « l’être libanais », sinon de l’appartenance à l’Etat-nation libanais.

Juste avant le confinement, un grand ami nous a offert le dernier Maalouf – Le Naufrage des civilisations2 – dont la quatrième de couverture s’ouvre ainsi : « il faut prêter attention aux analyses d’Amin Maalouf. Ses intuitions se révèlent des prédictions, tant il semble avoir la prescience des grands bouleversements de l’Histoire ». Un tel avertissement valait bien qu’on se lance dans la lecture la plus studieuse d’un tel ouvrage, espérant y trouver quelques nouvelles précisions sur les Proche et Moyen-Orient, sinon sur cette « libanité » qui ne cesse de ressurgir et de nous interroger depuis l’éclatement d’une guerre civile qui a duré quinze longues années et dont les fractures sont loin, si loin d’être refermées.

GEOGRAPHIE MOUVANTE

Dès les premières pages, Amin Maalouf nous parle de « l’idéal levantin », à travers ses souvenirs familiaux d’une « géographie mouvante » – « allant d’Alexandrie à Beyrouth, Tripoli, Alep ou Smyrne, et de Bagdad à Mossoul, Constantinople, Salonique, jusqu’à Odessa ou Sarajevo » -, relevant à juste titre qu’une coexistence harmonieuse aurait dû prévaloir alors que « c’est l’incapacité de vivre ensemble qui est devenue la règle ». Dont acte, même si l’on reste sur sa fin concernant l’« idéal levantin », sur lequel la plume reste d’une prudence de Sioux, puisqu’on l’a déjà dit plus haut – il ne faut pas désespérer les collègues de l’Académie et les éditions Grasset, dont les choix éditoriaux passent davantage par Tel-Aviv que la rue des Saints-Pères.

Sans véritablement rappeler les conditions historiques de la naissance de l’Etat-nation libanais – pour lesquelles on ne peut que renvoyer aux deux grands livres du regretté Gérard Khoury3 et à ceux du politologue Georges Corm4 -, Amin Maalouf relève, sans la nommer vraiment, la nature « d’Etat-tampon » du Pays du Cèdre : « au fil des ans, des crises et des guerres, la terre libanaise est devenue un champ ouvert où se livraient, directement ou par personnes interposées, d’innombrables combats : entre Russes et Américains, entre Israéliens et Palestiniens, entre Syriens et Palestiniens, entre Syriens et Israéliens, entre Irakiens et Syriens, entre Iraniens et Saoudiens, entre Iraniens et Israéliens – la liste est longue. Et à chaque fois les belligérants extérieurs obtenaient le concours de telle ou telle faction locale qui, sous prétexte d’excellents prétextes, jugeait habile et légitime de s’appuyer sur eux pour avancer ses propres pions, sans trop se soucier du pays et de ses équilibres fragiles ». Imparable !

Mais l’éphémère lucidité d’Amin Maalouf atteint vite les limites de l’acceptable pour la préservation de sa position sociale : « et dans les rapports entre les Musulmans et les Juifs, c’est également la méfiance qui prévaut, née cette fois d’une rivalité relativement récente mais extrêmement virulente entre des nationalismes adossés à la religion et qui se trouvent embarqués dans une guerre totale… ». La méfiance ? Depuis la fondation d’Israël en 1948, ce « petit Etat de merde », comme disait le regretté Daniel Bernard – grand diplomate français -, n’a cessé de multiplier agressions et guerres à l’encontre de ses voisins arabes, avec soutiens et armes des pays occidentaux, premiers responsables de l’Holocauste.

Plus loin : « je ne doute pas qu’il se trouve, sous tous les cieux, d’innombrables personnes de bonne volonté qui veulent sincèrement comprendre l’Autre, coexister avec lui, en surmontant leurs préjugés et leurs craintes. Ce qu’on ne rencontre presque jamais, en revanche, et que je n’ai connu moi-même que dans la cité levantine où je suis né, c’est ce côtoiement permanent et intime entre des populations chrétiennes ou juives imprégnées de civilisation arabe, et des populations musulmanes tournées vers l’Occident, sa culture, son mode de vie, ses valeurs ». Que c’est beau ! Courageux mais pas téméraire, Amin Maalouf se garde bien de prendre parti… nous refaisant le coup du renvoi – dos à dos – des deux parties aussi responsables l’une que l’autre… Comme disait Jean-Luc Godard, l’objectivité et l’équilibre, « ce n’est pas une minute pour les Camps d’un côté, et une minute pour Hitler de l’autre, c’est un peu plus compliqué… ».

UNE LECTURE POLITIQUE

Durant la guerre au Liban de l’été 2006, Israël a pris soin de détruire systématiquement toutes les infrastructures du pays – autoroutes, ponts, dépôts de carburant, phares et balises -, affirmant vouloir ramener « le Pays du Cèdre à l’âge de la pierre… ». Mais pas un mot là-dessus de la part de notre académicien. Ce dernier se garde tout aussi bien d’évoquer une seule fois dans son ouvrage le droit des Palestiniens… leur droit légitime, pour eux-aussi, à la construction d’une nation. On note par ailleurs quelques mièvreries humanistes sur la guerre civilo-globale de Syrie, sans rappel des faits, ni analyse, ni mise en perspective. Un peu court pour quelqu’un qui ambitionnait de nous éclairer sur le « naufrage des civilisation » !

Dans Comment peut-on être Breton ? – paru en 1970 -, Morvan Lebesque se livrait à une brillante analyse de l’histoire de l’unification politique et territoriale de la France. Et si ce livre a eu tellement de succès, constamment réédité, c’est justement parce qu’il nous proposait une lecture politique. Qu’on la partage ou non n’est pas la question, le propre de l’essai n’est-il pas de sortir des généralités convenues pour ouvrir la discussion ?

Par analogie, on pensait qu’Amin Maalouf allait examiner la même question transposée aux Proche et Moyen-Orient : Comment peut-on être Libanais ? Malheureusement rien de tel, l’auteur restant empêtré dans sa soupe consensuelle. Durant une dizaine de pages, il va même jusqu’à s’excuser d’avoir été « marxiste », sinon « communiste ». Mais quelle horreur ! Page 100 : « j’ai fait partie de cette cohorte, brièvement ». Ouf, nous voilà rassurés !

Amin Maalouf a quitté le Liban en 1976, après un an de guerre civile. On ne sait ni pourquoi, ni comment. On n’apprend rien sur le déclenchement de cette tragédie, pas plus que sur son « pays d’adoption » – la France -, dont il ne dit rien non plus… Sur son pays d’origine : « dans plusieurs communautés du pays, des milices commençaient à se former, des arsenaux se constituaient, et de nouveaux dirigeants apparaissaient, avec un discours jusque-là inconnu : puisque l’armée n’est manifestement pas capable de remplir sa mission, « les citoyens » s’en chargeront eux-mêmes. Mais les-dits « citoyens » n’avaient pas tous la même vision des choses. Pour les uns, la mission que l’armée aurait dû remplir, c’était de s’opposer aux Israéliens, coûte que coûte. Pour les autres, c’était de s’opposer aux Palestiniens ». Et pour Amin Maalouf ? On ne le saura jamais, alors que telle est bien la question adjacente à celle du Comment peut-on être Libanais ?

QUEL EST L’ENNEMI ?

En effet, pour quoi les Libanais ont-ils été incapables de construire une nation ? Cela supposait un projet commun, une ambition partagée, et, surtout d’identifier l’ennemi, oui – l’ennemi – qui, depuis 1948 a multiplié les actes hostiles envers une nation en construction qui avait l’insolence d’aspirer au pluri-confessionnalisme. L’historien Georges Corm rappelle souvent que dans la nuit du 28 au 29 décembre 1968, un commando héliporté israélien effectue une attaque surprise à l’aéroport international de Beyrouth et détruit 14 appareils de ligne de la MEA – Middle East Airlines -, de la Trans-Mediterranean-Airways et de la Lebanese-International-Airways  (LIA), qui fera faillite à la suite de cette attaque.

On peut aussi mentionner l’opération Litani – du 14 au 21 mars 1978 – au cours de laquelle l’armée israélienne envahit une partie du Liban-Sud dans une profondeur de 40 kilomètres. En 1982, l’invasion du Liban jusqu’à Beyrouth fut des plus meurtrières. Jusqu’en juillet 2000, l’occupation du Liban-Sud a été possible par la création d’une milice de collaborateurs. La torture sévissait alors dans la prison de Khiam et dans d’autres lieux clandestins de détention envers et contre toutes les conventions de Genève. Suivra une occupation particulièrement meurtrière elle-aussi, avant les massacres de Sabra et Chatila, commis par des milices libanaises d’extrême-droite, encouragées par la soldatesque de Tel-Aviv. On pourrait multiplier les exemples d’agressions venant toujours de la même direction…

Avant et après la guerre de l’été 2006, l’auteur de ces lignes – qui avait son bureau à Gemmayzeh – peut témoigner de violations quotidiennes des eaux territoriales et de l’espace aérien libanais par des bateaux et des chasseurs d’à côté. A ce jour, aucune paix durable n’a été signée entre Beyrouth et Tel-Aviv et il est bien clair que l’ennemi numéro-1 du Pays du Cèdre reste bien Israël et ses alliés.

Richard Labévière
6 avril 2020

1 L’Affaire Amin Maalouf/Israël-24 enflamme le Liban – prochetmoyen-orient.ch, 13 juin 2016.
2 Amin Maalouf : Le Naufrage des civilisations. Editions Grasset, javier 2020.
3 Gérard Khoury : La France et l’Orient arabe – Naissance du Liban moderne 1914-1920. Editions Albin Michel. Et, Une tutelle coloniale : le mandat français en Syrie et au Liban : écrits politiques de Robert de Caix. Editions Belin, 2006.
4 Georges Corm : Le Proche-Orient éclaté. Editions Gallimard, 2012 et, notamment Le Liban contemporain – Histoire et société. Editions La Découverte, 2003.

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4 AVRIL : JOURNEE INTERNATIONALE DE LA LUTTE ANTI-MINES – Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU. Les résultats obtenus par les acteurs de la lutte antimines sont la preuve que, en unissant nos efforts, nous sommes capables d’atteindre des objectifs qui pouvaient auparavant sembler hors de portée – un message particulièrement d’actualité à l’heure où nous nous employons à enrayer la pandémie.

Ensemble dans la lutte contre les mines

Le 8 décembre 2005, l’Assemblée générale a proclamé le 4 avril Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimines [A/RES/60/97].

La Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimines est l’occasion d’attirer l’attention sur les besoins des victimes des mines et des restes explosifs de guerre. Les États Membres, la société civile et l’ONU doivent s’employer à créer les conditions législatives, sociales et économiques permettant aux rescapés de jouir de leurs droits et de jouer un rôle productif au sein de la société. Les États Membres sont également encouragés à ratifier tous les instruments relatifs au désarmement, au droit humanitaire et aux droits de l’homme qui concernent les mines antipersonnel, les restes explosifs de guerre et les personnes ayant survécu aux effets dévastateurs de ces engins.

Depuis plus de 20 ans, le Service de lutte antimines de l’ONU (UNMAS) concentre son action sur les besoins des populations touchées, avec une attention particulière sur les menaces posées par les engins explosifs pour les civils, les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires. L’UNMAS se mobilise pour sauver des vies, ainsi que pour faciliter le déploiement des missions de l’ONU et l’acheminement de l’aide humanitaire.

La lutte antimines

La lutte antimines concerne non seulement les mines terrestres mais aussi les munitions non explosées, qui constituent une menace plus grande encore dans de nombreux pays. Bombes, obus de mortier, grenades, missiles ou autres engins non explosés lors de l’impact demeurent instables et peuvent détonner à tout moment. Les bombes à sous-munitions comptent parmi les principales sources de munitions non explosées. La lutte antimines ne consiste pas uniquement à éliminer les mines terrestres sur le terrain. Elle comprend aussi des mesures allant de la prévention contre le danger dans un environnement miné jusqu’à la promotion d’un monde sans mine. L’ONU continue de plaider pour l’universalisation des cadres juridiques en place et d’encourager les États Membres à étendre ces régimes et à élaborer de nouveaux instruments internationaux pour protéger les civils contre les fléaux que représentent les mines terrestres et les restes explosifs de guerre, comme elle l’a fait en 2008 en appuyant la Convention sur les armes à sous-munitions, entrée en vigueur en 2010. Elle mène ce travail en collaboration avec les États intéressés, la société civile, des organisations de lutte antimines et des organisations internationales.

Depuis son ouverture à la signature en 1997, 164 pays ont ratifié ou adhéré à la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, communément appelée Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel. Outre les mines antipersonnel, des défis subsistent pour tous les autres restes explosifs de guerre. Le 12 novembre 2006, le Secrétaire général s’est félicité de l’entrée en vigueur du Protocole V relatif aux restes explosifs de guerre à la Convention sur certaines armes classiques et a réitéré son appel à son universalisation et à sa mise en œuvre. 


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LETTRE A GEORGES IBRAHIM ABDALLAH – Badia Benjelloun/Afrique-Asie, 3 avril.

Mon Cher Georges,

C’est aujourd’hui ton anniversaire.

Tu me pardonneras mon inaptitude à formuler les vœux d’usage qu’il est convenu d’adresser dans ces cas. Mais je peux t’affirmer sans me tromper que le meilleur est devant toi et devant nous. Le monde que nous espérions autre est en train de s’effondrer. Depuis longtemps lézardé par une accumulation de corruptions et d’insouciante incompétence pour la vie, la vraie, celle qui s’invente tous les jours auprès de sa diversité généreuse, une petite particule a surgi à temps pour le mettre à l’arrêt et lui signifier sa fin.

Ce virus mime l’aberration de ce monde. Il se multiplie sans fin en détournant à son usage toute la complexité de l’outillage biologique des cellules eucaryotes d’un mammifère qui s’estime ‘supérieur’. Cette particule, un simulacre de vie, un peu moins 30000 nucléotides dans une enveloppe, n’a qu’un seul dessein, se répliquer sans limite, exactement comme le capitalisme n’est mu que par le profit que le système social tel qu’il l’a organisé lui octroie à chaque cycle de marchandise.

Peu lui importe de dévaster l’organisme qu’il colonise et de le détruire, le virus a déjà sauté dans d’autres unités vivantes qui lui permettront de proliférer, identique à lui-même. Le capitalisme industriel avait détruit la paysannerie et les corps de métier, il a alors prolétarisé en nombre excessif ceux qu’il lui fallait en abondance pour les envoyer à la mine et dans les hauts-fourneaux. Puis il s’est retiré des régions devenues des paysages fantomatiques pour aller plus loin, là où le plus faible coût d’entretien des hommes qui le servent l’autorise à faire plus de cycles et plus de profits.

A terme, avec une structure stabilisée et très efficace qui restreint ses capacités adaptatives de mutation, ce virus risque de détruire tous ses hôtes potentiels et il disparaîtra avec eux. Le capitalisme fait de même. Triomphant car non contrarié, il détruit toutes les diversités, culturelles, biologiques, il asservit les corps et les esprit et rognant sur la partie à concéder aux travailleurs pour qu’ils persistent biologiquement et intellectuellement à le servir, il finit par buter sur des cycles où sa marchandise ne pouvant circuler faute d’acheteurs n’est plus valorisée. Certes, il a muté et s’est légèrement adapté quand il a réduit à un quasi-esclavage le prolétaire insuffisamment rémunéré en l’attelant à payer une dette, elle aussi sans fin. Petit à petit, le capitalisme s’est transformé en une économie de rente basée sur la détention d’un monopole d’une denrée inépuisable et impérissable, la monnaie créée magiquement. Elle ne correspond à aucune création de richesse, elle gonfle la valeur marchande de titres boursiers. Il a uniformisé la planète et les modes de vie. Les milliardaires maintenant chinois après avoir été étasuniens, allemands, japonais, bédouins et russes font la queue pour acheter un cabas en plastique à Paris. Ailleurs, à quelques encablures, des centaines de millions d’hommes démunis de tout font leur transhumance pour chercher une pitance plus loin, fuyant des terres asséchées et sans semences et des guerres qui ne les concernent pas.

Effondrement

Oui, Georges, nous assistons de notre vivant à cet effondrement. En quelques jours, six millions de demandeurs d’emplois aux Usa. Mieux que la grande Dépression qui n’a été vaincue que par la relance économique due aux efforts de guerre étasuniens entrepris en 39-45. La guerre n’a cessé depuis, sautant d’un continent à un autre, entretenue avec toutes sortes de motifs par la nouvelle classe des marchands, celle qui vend les canons et fournit les prétextes pour que toutes les provinces de l’empire s’en dotent et guerroient parfois.

La production mondiale des biens est en train de se ralentir, bientôt mise à l’arrêt par une particule plus parfaite que les clones que rêvaient faire d’eux-mêmes les membres d’une élite trans-humaniste qui y voyait une manière de s’éterniser. Il faut les voir s’agiter, les Pharaons et leur clergé, la fille aînée de l’Eglise en tête. Confondus dans leurs impostures, défaits mais poussant encore leur air de bravade arrogant. Ils peinent à réciter les textes dépenaillés, rachitiques, écrits pour eux par des plumes exténuées de baver du mensonge au kilomètre.

Déni puis affolement

Ils n’ont rien compris, retardant autant que faire se peut l’arrêt de toute activité humaine inutile à la poursuite de la vie biologique. Ils ne pouvaient pas comprendre, limités par leur intelligence de servants opiniâtres d’un ordre qu’ils imaginent immuable car confortable pour eux et leurs pairs. Et même ayant vaguement compris qu’en l’absence de réaction énergique le spectacle des morts par millions créerait un certain désordre dans le paysage des démocratures. Obèses, elles s’affaissent sous les tonnes de nourritures malsaines et de papiers gras.

Jusqu’au bout, ils auront essayé de maintenir au travail des esclaves en ignorant que tout benoîtement si tous les esclaves-travailleurs périssaient de la particule folle, le capitalisme cesserait faute de carburant.

Le meilleur est devant nous

Je n’ai pu venir te visiter comme je le prévoyais, prise ici dans les rets d’un travail aussi absurde que beaucoup d’autres, soigner de la pathologie sociale sans les moyens pour y remédier et l’arrivée de cette épidémie que j’ai accueillie avec à son tout début la colère pour les responsables imprévoyants et leur cécité puis avec l’apaisement qui suit une fièvre désordonnée. La moitié de l’humanité est mise à la retraite. Son activité était donc bien non essentielle. La destruction des services publics se révèle maintenant crûment. La recherche scientifique et les services de santé publique sont tenus par des étrangers sous-payés, corvéables en attente de papiers qui régularisent leur situation précaire. La vague des médecins algériens qui ont fui les années de plomb a dispensé les autorités de penser une organisation des soins cohérente. Hautement formés, ils ont constitué une armée de petites mains assurant des gardes d’urgence peu rémunérées peu prisées par les internes autochtones. Les technocrates dont l’expertise est confiée aux lobbyistes qui conçoivent discours et textes de loi ne comprennent pas que la rareté de l’offre ne contracte pas toujours les besoins. Plus du tiers des chercheurs dans tous les domaines sont en situation de grande précarité. Les carrières n’y sont pas encouragées car les travaux et les publications sont assurés par nombre d’étrangers qui au mieux au terme de leurs thèses seront recrutés dans le secteur privé.

Confinement du prisonnier

Nous vivons le régime de mise en quarantaine et du confinement. Mais il ne s’agit pas là d’une mise en prison.

Celle qu’on t’a réservée depuis 36 ans. Parce que tu as osé défié ceux qui ont mis ton pays à feu et à sang pour les intérêts d’un voisin usurpateur de terre et criminel pervers. Un artefact qui exploite des crimes passés commis par d’autres que ceux qui en sont punis. La France s’enorgueillit toujours de détenir plus ancien prisonnier politique d’Europe. En réalité elle a réinventé la perpétuité pour un délit d’opinion. Tu es simplement soupçonné d’avoir participé à l’organisation d’une riposte à la guerre asymétrique que subissaient ton pays et ton peuple. Tu as été défendu dans un tribunal d’exception par un avocat qui travaillait – de son aveu proféré publiquement peu de temps après le jugement- pour les services secrets français. Tu es libérable depuis 1999.

Hier, on apprenait la libération d’un homme condamné à la perpétuité pour avoir fait un larcin dans une boulangerie d’une valeur de 50 dollars. Il avait 22 ans en 1979 quand il a reçu la sentence qui excluait la libération conditionnelle. C’était son 4ème petit délit. Il a servi 36 ans dans une prison d’Alabama.

En Caroline du Nord, un homme de 65 ans vient d’être libéré après avoir accompli une peine de 35 ans. Il avait volé un téléviseur noir et blanc d’une valeur de 140 dollars. Cet ouvrier agricole avait quitté la Géorgie pour trouver du travail.

Les Usa où le régime carcéral hypertrophié et privatisé est un mode d’esclavage annexe et non négligeable pour la production capitaliste seraient-ils devenus plus cléments que la France ?

La gestion des services pénitenciers dans tous les pays est révoltante. La promiscuité condamne en cas de pénétration du virus dans une prison tous ceux qui y travaillent ou y sont enfermés. Les crimes de ces insouciants sont innombrables, c’en est un de plus.

Retraite

Cependant tu es plus libre que tes geôliers et les servants conscients ou non d’un système qui préconise compétition mortelle plutôt que fraternité et solidarité, jouissance égoïste sans limite et donc impossible à atteindre plutôt qu’accueil émerveillé des dons de la nature et des autres. Autrefois, quand les convulsions et les contradictions sociales se tendaient à l’extrême les anachorètes se retiraient dans le désert. Les prophètes s’isolaient sur des monts ou dans des cavernes. Quand se défaisait la société hellénistique en Egypte, des hommes animés d’une nouvelle foi ont inventé la vie monastique, sans savoir que ces communautés en Europe fourniraient le travail gratuit de déforestation et d’aménagement des marais. Ibn Khaldoun s’est isolé dans une grotte pour méditer et écrire loin des intrigues et des frivolités.. Aujourd’hui, dans notre confinement imposé, le bruit continue de nous envahir, celui de l’insignifiant, l’ennemi de la vérité.

Nous avons subi un engouement très français pour une équipe qui a publié une intuition thérapeutique (pas un véritable essai) pour le Covid-19 sans avoir démontré son efficacité. Une passion s’est emparée de ses défenseurs qui ont endossé sans hésiter ses affirmations non fondées. Un champion, un sauveur leur est venu, contrarié par des pairs jaloux, des lobbies du Big Pharma alors que le chef de cette équipe est lui-même un mandarin autoritaire, ayant des liens d’intérêts avec des laboratoires privés qui allouent des prébendes à son unité de recherche. Pris au dépourvu par un événement inédit, les plus rationnels sont devenus des adeptes d’un nouveau culte. Ils se sont pris à affirmer qu’en situation d’urgence sociale, un placebo c’est mieux que rien alors que le maximum de rigueur devrait au contraire être requis face à cette pandémie. Plusieurs pays du Maghreb, abusés ou complices de la supercherie, ont adopté le traitement miraculeux dont le niveau de preuves est nul. Ils servent de champ d’expérimentation comme par le passé on a testé sur eux des vaccins et des antibiotiques, parfois à leur insu. La peur de la mort, les habitudes dérangées et un sommeil perturbé ont décapé un maigre vernis cartésien.

Nous goûtons désormais à l’enfermement dehors

Nous éprouvons combien ta force mentale est immense car ici personne n’est immunisé contre les errements psychiques qui surviennent après deux petites semaines de déplacements restreints.

Ta cause est relayée partout dans le monde

Le gouvernement libanais semble s’intéresser sérieusement et publiquement à toi. Enfin juste avant le mouvement de révolte populaire contre les exploiteurs et les corrompus.

Tes amis et moi-même sommes impatients de te revoir en dehors de Lannemezan dont les portes s’ouvriront bientôt.

Ce choc de la petite particule est vraiment mortel pour le capitalisme.

Bon anniversaire, Georges.

Je n’écris plus de sonnets depuis plus d’un mois.

https://abcnews.go.com/US/man-spent-36-years-prison-stealing-50-bakery/story?id=65264675

https://www.deseret.com/2005/5/29/19894849/man-released-after-35-years-in-n-c-prison-for-stealing-tv

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Je me souviens qu’en 1994 on me faxa d’Alger une dépêche de l’AFP à Bagdad publiée dans la presse algérienne : elle annonçait déjà 140 000 morts en Iraq du fait de l’embargo imposé depuis fin 1990 puis renforcé et reconduit, verrouillé, Georges Bush ayant pris soin qu’il ne soit levé que par un nouveau vote. En France, la presse ne la publia pas, Balladur interdisait alors tout contact avec l’Iraq officiel. La plupart de gens ne voient que ce que les médias montrent. A l’Assemblée, le 16 Janvier 1991 Chirac avait déclaré solennellement que la justification essentielle de cette guerre imposée était de créer un précédent opposable à toutes les violations des droits des peuples et des hommes. On n’en fit strictement rien, ni Chirac, ni les autres après. Saurons-nous tirer leçons de la pandémie ? Des promesses que rien ne sera comme avant !

Bernard Cornut

 

  1. Infirmières verbalement agressées ; médecins priés d’aller tenir leurs consultations ailleurs que dans leur immeuble : quand la France profonde a peur. Prochaine étape : « Monsieur l’Officier allemand, je ne sais pas si c’est important mais les Ramirez, au 3è étage, ils ne mangent pas de saucisson ».
  2. La Poste annonce qu’elle ne distribuera le courrier que trois jours par semaine. Si au moins c’était vrai. Quant à la CGT, elle appelle à la grève pour avril. Un fonctionnaire CGT qui ne travaille pas, difficile à repérer même en temps de guerre. Mais Martinez n’a rien à craindre : le déserteur Thorez fut bien amnistié en novembre 1944.
  3. ‘La jeunesse, c’est l’avenir’, réflexion imbécile de toute association cherchant à recruter, mais désormais de mise à l’hôpital pour l’accès à l’urgence respiratoire. L’euthanasie, c’était se faire donner la mort par un tiers. Le passage en urgence respiratoire, c’est le choix du médecin qui, pour une question de matériel, décide qu’un patient ‘vaut la peine et l’autre pas’. On a l’éthique qu’on peut.
  4. S’émerveiller de la solidarité chinoise, c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Après avoir inondé la planète d’un virus qui a contaminé 63% des soignants de Wuhan, menti sur leur nombre de morts (dix fois plus d’urnes funéraires), la Chine ferme ses frontières et joue les bons apôtres en envoyant dans le monde entier masques et médecins. Simple geste de réparation. A quand le grand procès à Wuhan pour crime contre l’humanité ?
  5. Sur le Covid-19, du DG de l’OMS aux professeurs de tout poil en passant par les pouvoirs publics et la drôlesse de l’Elysée, l’adage saoudien se confirme : « Ceux qui parlent ne savent pas et ceux qui savent se taisent ». Sauf Trump sur le médicament chloroquine : « Je suis quelqu’un d’intelligent. Je le sens bien ! ». Qu’attend le virus…?

Dinall’uill

 

ARFI-JOURNALISME/ART DE LA DELATION !

Fabrice Arfi, l’investigateur de « Médiapart » me fait penser à André Payer, ancien directeur du quotidien « La Presse ». Le 10mai 1927, c’est lui qui a signé le « bon à tirer » de l’édition de son journal du jour qui, en exclusivité mondiale, publiait sur un large titre occupant toute la « une » : « Nungesser et Coli ont traversé l’Atlantique ». Manque de chance – ou trop tôt le miracle – les deux aviateurs français étaient tombés à l’eau.

Lecteurs vous êtes un peu perdus, et croyez que je me suis, moi aussi, noyé. Non, la relation entre le naufrage des héros et Fabrice Arfi existe. Aujourd’hui, si vous questionnez jusque dans les lycées où Médiapart enseigne la vérité, « Qui est Fabrice Arfi ? », les bons élèves vous répondent : « le journaliste d’investigation qui a révélé le financement de la campagne électorale de Sarkozy par Kadhafi ». La messe est dite. Arfi a donc révélé un évènement qui n’a pas eu lieu. En tout cas, l’histoire n’a pas été prouvée. Annoncée trop tôt, tout comme la réussite de Nungesser et Coli. Et rien ne tombe, des photocopieuses des juges, pour venir enfin boucher le trou du dossier : quel est cet argent et où serait-il passé ? A ce jour aucune preuve n’est tombée de l’arbre à vérités.

Contrairement à André Payer et son journal « La Presse » qui ont sombré dès le lendemain de la publication de leur fausse nouvelle, Arfi et Médiapart continuent à faire la police au sein de la presse, d’y marquer leur autorité sous le sceau de la « référence ». Notez qu’en militant de la libre expression, je ne souhaite aucun malheur éditorial, ni à Arfi ni à ses maîtres. Je constate donc qu’Arfi, en matière de presse, assure autant qu’il le peut la police de la pensée. Vous me direz que c’est la chose la plus normale quand on est salarié d’un organe porté sur les fond-baptismaux par de nombreux adeptes ayant tété du trotskisme.

Une récente publication de notre Fabrice m’a un peu énervé. Il est lié à la mise en liberté d’Alexandre Djouhri, homme d’affaires violenté dans les prisons anglaises (comme Assange), à la demande de la France. Puis incarcéré à Fresnes en dépit d’un état de santé très inquiétant. Mais l’offensive du Corona est venue extraire Djouhri, menacé de mort par le virus, de son hôpital-prison. Pour être mis en liberté conditionnelle, sous la surveillance d’un bracelet électronique, le prisonnier devait exciper d’une adresse à Paris. Résident suisse, le malade n’en a pas. C’est alors un très vieil ami, Simon David Tordjman, qui a proposé un hébergement de sauvetage. Cet homme fortuné a donc prêté l’appartement qui permettait d’exfiltrer le très cardiaque Djouhri du Carona carcéral. Et que pensez-vous qu’il arriva ?

Au motif qu’il « sauvait la peau d’un ami, la machine Arfi se met en route. Par insinuation, elle fait de Tordjman une forme de complice du reclus. La prose et l’appareil éditorial du radical de Médiapart – Arfi – montrent qu’Alexandre Djouhri est et doit rester un pestiféré. Un néo-lépreux n’ayant droit qu’à la crécelle, et non à un appartement. Notons que dans leur souci permanent de respecter le secret de l’instruction, les magistrats du PNF ont courtoisement fourni à Arfi l’adresse de Djouhri et le nom de son protecteur.

Ainsi le généreux bailleur a retrouvé sa vie, celle qui est la sienne dans le monde des affaires, tartinée dans Médiapart. Rien de repréhensible dans cette description. Juste l’exposition de pratiques capitalistes ordinaires, qui ne sont pas ma tasse de tilleul. Mais aucun délit dans tout cela ! Cloué quand même dans les pages de Médiapart, le Simon David Tordjman. Pour avoir tendu la main à son vieux pote, celui que certains « investigateurs », pas racistes pour un sou, baptisent « Ahmed dit Alexandre, ancien caïd du 9-3 ». Ca c’est de l’info ! A défaut de découvrir, enfin, la trace des supposés millions que Kadhafi aurait offerts à Sarkozy, Arfi s’est défoulé sur Tordjman. Belle leçon d’un journalisme bien polissé.

MODE D’EMPLOI

A l’usage des lecteurs qui pourraient être surpris, je répète que si je « défend » Djouhri, rencontré deux fois il y a dix ans, c’est qu’il est victime d’un piège judiciaire sur fond de racisme. Je n’aime ni les pièges d’Etat, ni le racisme. En ville, autour de coupes millésimées, les « investigateurs » aiment à dire : « Bourget est payé par Djouhri ». En effet, ne pas être d’accord avec eux les pousse à cette élégance. Et j’attends d’eux qu’ils m’indiquent où est caché cet argent de ma corruption. Il me serait utile pour faire cantiner Georges Ibrahim Abdallah en prison depuis 37 ans.

Jacques-Marie Bourget

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