Observatoire Géostratégique

numéro 148 / 16 octobre 2017

Editorient

Editorient du 29 décembre 2014

L’ETAT ISLAMIQUE EN TOUTE IMPUNITE !

L’organisation « Etat islamique » dispose désormais d’un nouveau magazine intitulé « Dar al-Islam » (terre de soumission à Dieu). Cette publication, qui fait l’apologie de l’Etat islamique, est disponible depuis le 22 décembre 2014 sur le Web français, où l’on peut le consulter librement en trois clics !

Depuis juillet dernier existait déjà « Dabiq », le magazine de l’Etat islamique en anglais, diffusé en PDF sur Internet. Comme son homologue en langue française, cette publication est aussi produite par l’agence multimédia al-Hayat qui fait officiellement la « communication » de l’organisation terroriste. Cette agence a pignon sur rue en Arabie saoudite, à Londres et dans d’autres capitales européennes. Comprenne qui pourra, alors que plusieurs conférences internationales ont été organisées pour couper les financements, la communication et l’approvisionnement en armes de Dae’ch… La Coalition internationale contre l’Etat islamique, qui ne compte pas moins d’une cinquantaine d’Etats, est-elle à ce point impuissante à neutraliser ces publications de l’organisation « Etat islamique » ?

Depuis les révélations sur la NSA, les larmes de crocodiles de la CIA sur l’usage de la torture et les différentes cyber-guerres engagées contre la Corée du Nord, la Chine et la Russie, on se demande pourquoi Dae’ch peut, aujourd’hui encore utiliser en toute impunité la toile globale et lancer une dernière publication en langue française. Cet état de choses défie les lois de l’apesanteur et de… Continuer la lecture

Editorient du 22 décembre 2014

DAKAR, ABUJA, FACHODA…

Les 15 et 16 décembre derniers s’est tenue la 46ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO à Abuja au Nigéria, en présence d’une douzaine de dirigeants. Hormis l’allocution du président du pays hôte, Goodluck Ebele Jonathan, du chef de l’Etat du Ghana et président en exercice, John Dramani Mahama, ainsi que du président de la Commission de la CEDEAO, le burkinabé, Kadré Désiré Ouédraogo, la présidente de la Commission de l’Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma (Afrique du Sud) a aussi fait le voyage. Au menu : Ebola et la sécurité dans la bande sahélo-saharienne.

Au même moment, se déroule à Dakar le premier Forum international sur la paix et la sécurité en Afrique, co-organisé par la diplomatie française et la présidence du Sénégal. Hormis cette petite ambiance de Fachoda1 retrouvé séparant une fois de plus les Afriques francophones et anglophones, nombre d’observateurs s’accordent pourtant à reconnaître que la réunion de Dakar a été « utile ». Le commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine, Smaïl Chergui a souligné que la réunion avait permis aux partenaires africaines de se retrouver dans « un dialogue au service de la paix universelle ».

Le président de l’Institut panafricain de stratégie Cheikh Tidiane Gadio a expliqué que l’Afrique est confrontée à des mouvements toujours plus radicalisés, mais que la riposte à ces menaces « toujours plus dangereuses », nécessite d’identifier les « failles sociales » dans lesquelles s’engouffrent… Continuer la lecture

Editorient du 15 décembre 2014

Pourquoi un nouveau magazine en ligne consacré aux Proche et Moyen-Orient ? Parce que, l’Orient, comme disait le général de Gaulle, est compliqué et qu’il donne lieu, souvent, à de confondantes simplicités. Beaucoup d’analystes, de centres de recherches et de revues spécialisées produisent déjà de remarquables expertises. Mais comment s’y retrouver ? Face aux difficultés financières de la grande presse généraliste qui peine à tenir une information internationale de plus en plus complexe ; face à l’explosion des nouvelles technologies qui produisent une offre exponentielle et rhizomatique dont la difficulté principale réside dans la vérification et le sérieux des sources ; face à l’envahissement des services de renseignement dont l’affaire Wikileaks ne montre que la pointe de l’iceberg ; face aux trafics d’influence, à une instrumentalisation de plus en plus commerciale de l’information, on doit essayer – même modestement -, de prouver qu’un autre journalisme est possible.

Pourquoi les Proche et Moyen-Orient ? Parce que les crises de ces régions – Machrek, Maghreb et leurs prolongements asiatiques, africains et européens -, constituent l’un des épicentres de notre monde en recomposition permanente depuis la fin de la Guerre froide.

Avec qui ? Avec des journalistes professionnels qui veulent travailler autrement, d’une manière plus rigoureuse, responsable et libre ; des experts civils et militaires, parce que les questions de défense et de sécurité pèsent parfois plus que les discours des chancelleries diplomatiques. Avec de simples citoyens soucieux de l’avenir de nos libertés civiles et politiques.

Pourquoi Genève ? Parce que la Cité… Continuer la lecture