Observatoire Géostratégique

numéro 243 / 12 août 2019

Orient-ations

ORIENT-ATIONS 243

IRAN/ÉTATS-UNIS : EMMANUEL À LA NICHE… Jean Daspry. Après deux années passées à l’Élysée, après avoir eu de nombreux entretiens bilatéraux avec ses homologues étrangers, après avoir participé à de nombreux sommets bilatéraux et multilatéraux, force est de constater que le président de la République française n’a toujours rien compris à l’essence même de la diplomatie. L’escouade de diplomates de haut vol qui compose sa cellule diplomatique, aujourd’hui dirigée par Emmanuel Bonne (le bien nommé), ne lui est d’aucun secours soit qu’elle ne comporte que des imbéciles doublés de courtisans serviles (ce qui est très vraisemblable), soit qu’il ne suit pas leurs conseils éclairés (muré qu’il est dans ses certitudes). À vous de choisir ! Et, notre maître des horloges jupitérien essuie, semaine après semaine, camouflets et échecs sur la scène internationale. Angela Merkel le considère comme un nain hargneux. Les Européens se gaussent de ses maladresses. Vladimir Poutine rit sous cape de le voir s’agiter comme un ludion. Donald Trump parle de la « stupidité » du Gaulois1. Ses deux pseudo-médiations libyennes ont fait flop. En Afrique, Allemands, Chinois, Russes, Saoudiens, Turcs… signent l’arrêt de mort de la Françafrique. Au Proche et au Moyen-Orient, il ne pèse plus rien. La Chine interrompt sa coopération policière avec la France. Pour exister, tel un chien fou, Emmanuel Macron se contente d’aboyer et de courir dans tous les sens. Mais, aussi, plus grave encore de s’investir dans des médiations que personne ne lui a confiées. Nous avions récemment relaté à nos lecteurs… Continuer la lecture

ORIENT-ATIONS 242

LE CHOUCHEN DANSE LA SAMBA À BRASILIA – Ali Baba. « En Macronie, les ministres prennent trois semaines de vacances, l’été. Mais, qu’on se le dise, celles-ci seront « studieuses » et pas trop question de rigoler. Ils partent comme Macron leur a demandé « la peur au ventre » plutôt que le cœur léger, avec dans leurs bagages leurs lourds dossiers. Et bien sûr aussi avec des éléments de langage fournis par l’Élysée qui s’en est déjà servi et dont le maître mot est la modestie »1.

Certains de nos brillants ministres n’ont décidément rien à faire en cette période estivale alors que Jupiter leur demande de ne pas trop s’éloigner de Paris pour les avoir sous la main. Instruction que le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) ignore tout simplement en allant promener son incompétence en Amérique latine, augmentant au passage son empreinte carbone. De manière générale, l’expérience nous apprend que la diplomatie est une leçon d’humilité permanente. À trop l’oublier, on court le risque d’une humiliation par l’autre. Telle est la triste mésaventure du chef de la diplomatie française. Au-delà de ce simple épisode, cet épisode constitue le reflet du naufrage de la diplomatie française sous le règne de Jupiter-Pinocchio.

L’HUMILIATION DU CHEF DE LA DIPLOMATIE FRANÇAISE : LE COUP PIED DE L’ÂNE

Dans le cadre d’une tournée en Amérique latine, notre vénéré Jean-Yves Le Chouchen décide de porter la bonne parole au Trump de Brésil, le président qui a pris ses fonctions le 1er janvier 2019. Vous savez… Continuer la lecture

ORIENT-ATIONS 241

HEDY BELHASSINE NOUS DIT : « MACRON, L’AMI DES TUNISIENS » – Le père a trépassé. Toute la famille tunisienne est rassemblée. Devant la mort, les querelles et les animosités s’effacent. Même les plus farouches rivaux d’hier s’inclinent. C’est dans le deuil que se mesure l’humanité des vivants. Derrière le cercueil on compte les défections. Le négligeant sera à jamais méprisé. Il n’est pas venu à l’enterrement chuchoteront les indignés. Si Mohamed Béji Caïed Essebsi, Président vénéré de la nation est mort le jour anniversaire de la fondation de la République. Ce n’était pas un hasard, seulement l’ultime élégance d’un homme bien élevé respectueux des convenances républicaines. Les intégristes impénitents auront noté qu’Allah ne lui a pas permis d’expirer un saint vendredi et qu’il n’a pas été enterré dans les délais prescrits. Qu’importe, pour avoir de son vivant abondamment cité le coran à bon escient, l’homme était en règle avec sa conscience. Il était au sens propre du terme, un séculier, un homme de son époque que le grand âge n’avait pas enfermé dans le conservatisme et l’aigreur des bigots. Il a éclairé le peuple et défendu la cause des femmes ; l’Histoire dira la part de lumière qui lui revient de l’héritage de Bourguiba. Si Béji devait son charisme à son sourire toujours bienveillant et à sa bonne humeur permanente. L’homme n’était jamais maussade, il donnait l’impression d’aimer pareillement les bonnes et les mauvaises surprises de la vie. Ce comportement fataliste qui est une règle de bienséance dans l’aristocratie tunisoise s’était bonifiée avec l’âge. Ses mimiques,… Continuer la lecture

ORIENT-ATIONS 240

TUNISIE : LES FRASQUES D’OLIVIER POIVRE D’ARVOR (SUITE) – Richard Labévière. Selon nos sources tunisiennes (des plus fiables), les frasques de l’ambassadeur de France en Tunisie – Olivier Poivre d’Arvor (le frère de l’autre), petit protégé de Laurent Fabius – ne cessent de défrayer et d’amplifier la chronique locale et plus largement celle des chancelleries, au point d’inquiéter la plus haute hiérarchie du Quai d’Orsay. Dernièrement à l’unisson des consignes du président de la République – « appel estival au calme » -, les grands chefs à plumes du ministère des Affaires étrangères ont demandé à ce cher Olivier de se calmer. Se calmer, c’est-à-dire de faire cesser, notamment les parties nocturnes de piscine dénudée (les baigneurs, pas la piscine) et les soirées arrosées durant lesquelles officient de drôles d’officines… Ces fantaisies, en comparaison desquelles homards et grands crus de Monsieur de Rugy passent pour de simples dérapages de cantine, scandalisent les autorités locales, toutes appartenances politiques confondues. Dans le même temps, ces mêmes élites tunisiennes, qui ont bien d’autres problèmes économiques, sociaux et sécuritaires à gérer, s’interrogent vraiment sur le rôle et les objectifs de la France éternelle dans la région, représentée par « un tel pitre qui visiblement passe plus de temps en fêtes où sont seulement conviés ses intimes – dont, régulièrement Frédéric Mitterrand -, qu’à travailler pour les intérêts conjoints de la France et de la Tunisie », déplore un grand syndicaliste du pays. Message reçu ! Décidément, comme le constate régulièrement la rédaction de prochetmoyen-orient.ch, la diplomatie est un métier… Continuer la lecture

ORIENT-ATIONS 239

JACQUES-MARIE BOURGET NOUS DIT (1) : « FRANCOIS DE RUGY VICTIME DU MOLLAH HOMARD ! ». Il est surprenant que nos analystes politiques, eux qui font l’honneur de la presse comme le « Cellofrais » plaqué sur la barquette de saucisses de Toulouse, n’aient pas correctement expliqué les désarrois de l’élève Rugy. Alors que l’exemplaire ministre de l’écologie -c’est-à-dire un traitre par Nature- est simplement victime de l’islamisme, le terrible mal qui court. Victime d’un djihad lancé par Plenel et son « Médiapart ». On oublie trop qu’Edwy, qui voulait naguère « construire une maison commune » avec Tariq Ramadan, est un supporteur des Frères Musulmans. Lui-même étant, à sa façon, une sorte de Mollah Omar version piéton, il était logique qu’il volât au secours de ses amis crustacés, victimes de la marmite de Lassay.

Pour affirmer mon propos je vais me référer au maître en la matière : Alexandre Vialatte, l’écrivain qui, sans l’avoir autorisé, a accouché de Desproges. Vialatte a publié un formidable « Eloge du homard et autres insectes utiles ». Traducteur de Kafka et journaliste à « La Montagne », le quotidien de Clermont-Ferrand, Alexandre le magnifique a parlé du homard avec des mots qu’aucune langouste n’aurait su trouver :

« Le homard est un animal paisible qui devient d’un beau rouge à la cuisson. Il demande à être plongé vivant dans l’eau bouillante. Il l’exige même, d’après les livres de cuisine. La vérité est plus nuancée… le homard n’aspire à la cuisson que comme le chrétien au ciel, mais le plus tard possible. Précisons de plus que le homard n’aboie pas… Continuer la lecture