Observatoire Géostratégique

numéro 270 / 17 février 2020

LE MULTI-RECIDIVISTE MICHEL DUCLOS REMET LE COUVERT – Richard Labévière, 16 février.

Dans Le Monde daté du 14 février dernier, l’ancien ambassadeur de France en Suisse – qui avant cette consécration fit un bref passage par Damas – nous alerte sur « l’agonie de la province d’Idlib ». Dans cette province, « des villes entières sont rasées, les avions russes détruisent des dizaines d’hôpitaux… ». Diantre ! Si aucune guerre n’est une bataille de confettis, on ignorait que la région d’Idlib – bien connue de l’auteur de ces lignes – abrite des « dizaines » d’hôpitaux, ce qui donnerait la population la plus médicalisée du monde en comparaison de laquelle la France confinerait au désert médical… Idlib, « cet ultime bastion rebelle » risque de favoriser « un enracinement du terrorisme » : mais c’est fait depuis longtemps cher Monsieur !!! Depuis juin 2011 – après que près de 120 policiers syriens aient été égorgés, dans la région – à Jisr al-Choughour – par les jihadistes d’Al-Qaïda en Syrie, les « p’tits gars de Jabhat al-Nosra » dont Laurent Fabius osait dire qu’ils faisaient du bon travail ! Dès lors, la poche d’Idlib est devenue une base de Nosra, d’Ahrar al-Sham et du Parti islamique du Turkestan, abritant aussi quelques 3 500 activistes Ouïghours (Chinois du Xin-Jiang/Nord-ouest de la Chine), amenés et armés par les services spéciaux turcs, américains et britanniques. Mais l’ex-ambassadeur de France en Suisse ne s’en tient pas là : « j’ai bien connu la ville de Ma’arat Al-Nouman, qui vient de tomber entre les mains du régime ». Ah bon ! Parce que lorsque l’armée gouvernementale syrienne reconquiert quelques pans de son territoire national, il s’agit – pour notre diplomate de terrain – d’une « chute »… Ceux qui connaissent bien la Syrie depuis longtemps, savent parfaitement que lorsqu’il était en poste à Damas, Michel Duclos ne sortait pratiquement jamais de sa résidence, préférant se faire raconter le pays par les agents des services spéciaux que l’auteur de ces lignes continue à fréquenter régulièrement. Ma’arat Al-Nouman a dû être sa seule sortie en moins de trois ans de séjour. Mais fort de sa longue expérience opérationnelle, Michel Duclos préconise une stratégie de… « contre-insurrection ». Sur ce point aussi, il n’est plus du tout à la page et ferait mieux de tourner sa plume sept fois dans l’encrier : inspirée de la tactique utilisée par les paras français durant la Bataille d’Alger (1957), les techniques de contre-insurrection ont été remises au goût du jour par les forces spéciales américaines en Afghanistan, puis en Irak – notamment par le général David Petraeus devenu patron de la CIA ; la tactique dite de « contre-insurrection » ayant échoué partout où elle a été mise en œuvre ! Mais Michel Duclos n’est pas à cela près/prêt. Avec de nouveaux tremolos dans la plume, il en appelle à l’Europe, aux Américains et à la « Défense européenne ». Là-aussi, l’ancien diplomate devrait actualiser ses affirmations à la lumière du dernier discours d’Emmanuel Macron sur la dissuasion et de ses commentaires prononcés lors de la dernière Wehrkunde (conférence sur la sécurité) de Munich : l’Europe combien de divisions ? Alors « la tragédie d’Idlib, un défi pour l’Europe » ? Vraiment, Michel Duclos aurait bien dû rester à Berne d’où il aurait pu mieux appréhender les vrais défis d’une Europe toujours incapable d’assumer sa propre défense sans l’OTAN, incapable de gérer une crise migratoire qu’elle a passablement contribué à provoquer, justement par son suivisme américain dans la crise syrienne, incapable de contrôler ses frontières dont on ne sait toujours pas où elles se trouvent excatement ; une Europe parfaitement incapable d’arrêter une politique agricole commune, en matière d’énergies, de santé, d’éducation, d’investissements industriels et de grands équipements, etc. Alors, « Idlib/un défi pour l’Europe » ? Michel Duclos peut immédiatement rentrer à Berne pour jeter du pain dans la fausse aux ours, mais surtout qu’il laisse aux Syriens et aux Syriennes la liberté de décider de leur avenir et de la reconstruction de leur pays… Merci pour eux !

 

MIKE POMPEO ACCUSE L’ONU D’UN PARTI PRIS ANTI-ISRAËL » – AFP, 13 février.

La diffusion d’une liste de sociétés opérant dans les colonies israéliennes, considérées comme illégales par le droit international, illustre « le parti pris anti-Israël » de l’ONU, a déclaré jeudi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. « Je suis outré que la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet, ait publié une liste des sociétés opérant dans les territoires contrôlés par Israël », a indiqué le secrétaire d’Etat américain dans un communiqué. « Cette publication ne fait que confirmer le parti-pris anti-Israël tellement répandu aux Nations unies », a ajouté M. Pompeo, précisant que les Etats-Unis n’avaient fourni aucune information au Haut-Commissariat de l’ONU pour l’établissement de cette liste. Mme Bachelet a publié mercredi cette liste de 112 sociétés ayant des activités dans les colonies israéliennes, une initiative saluée comme une « victoire » côté palestinien, mais qualifiée de « honteuse » par Israël, qui craint de la voir servir de base à des campagnes de boycott. Cette publication « facilite la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) et délégitime Israël », a poursuivi M. Pompeo. « Les tentatives d’isoler Israël vont à l’encontre de tous nos efforts pour créer les conditions favorables à des négociations israélo-palestiniennes qui mènent à une paix totale et durable ».

 

CHINE/VATICAN : RENCONTRE HISTORIQUE ENTRE MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES – AFP, 15 février.

Pour la première fois, des ministres des Affaires étrangères de la Chine et du Vatican, deux Etats sans relations diplomatiques depuis des décennies en raison de différends d’ordre religieux, se sont rencontrés, a indiqué samedi un média officiel. Le Chinois Wang Yi et son homologue Mgr Paul Gallagher se sont vus vendredi à Munich, a indiqué le Quotidien du peuple, organe du Parti communiste chinois (PCC). La ville allemande accueille en ce moment la Conférence sur la sécurité. Une rencontre à ce niveau diplomatique est une première depuis au moins six décennies, le Vatican et la République populaire de Chine n’ayant plus de relations diplomatiques depuis les années 1950. Elle intervient dans un contexte de réchauffement des relations bilatérales depuis la signature d’un accord historique en 2018 sur la nomination des évêques en Chine. « C’est aujourd’hui la première rencontre entre les ministres des Affaires étrangères de la Chine et du Vatican », a déclaré Wang Yi. « Cela ouvrira davantage d’espace pour les futurs échanges entre nos deux parties », s’est-il félicité selon le compte-rendu publié par le Quotidien du peuple sur son site internet. Le PCC au pouvoir se méfie de toute organisation, notamment religieuse, pouvant menacer son autorité. Il s’est longtemps méfié du Vatican en raison de son influence potentiellement politique sur les catholiques chinois. Les quelque 10 millions de catholiques de Chine sont censés ne fréquenter que les églises homologuées par l’Etat et dont le clergé est validé par le PCC. Mais beaucoup se rendent également dans des lieux de culte dirigés par des religieux fidèles au pape. Aux termes de l’accord « préliminaire » signé en 2018, le pape François a reconnu des évêques chinois qui avaient été nommés par Pékin sans son aval. Le texte donne toutefois aux deux parties un droit de regard sur les nominations. Malgré le rapprochement en cours, le rétablissement des liens officiels entre les deux Etats reste compliqué à concrétiser.

 

NUCLEAIRE : L’IRAN POURRAIT ANNULER SES MESURES DE DESENGAGEMENT SI L’EUROPE AGIT – APP, 14 février.

L’Iran est disposé à annuler tout ou partie des mesures qu’il a prises pour se désengager de l’accord sur le nucléaire, mais seulement si l’Europe lui assure en échange des avantages économiques « significatifs », a indiqué vendredi à Munich le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Malgré les efforts des Européens pour le sauver, l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 menace de voler en éclats depuis que les Etats-Unis l’ont dénoncé unilatéralement en 2018. En riposte au retrait américain, l’Iran a renoncé à appliquer plusieurs engagements clés qu’il avait consentis aux termes de l’accord conclu à Vienne entre Téhéran et le groupe P5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne). M. Zarif a déclaré que l’Iran pourrait accepter à certaines conditions de revenir à une application plus stricte de l’accord. « Nous avons dit que nous étions prêts à ralentir ou à revenir sur ces mesures » de désengagement vis-à-vis de l’accord « en proportion de ce que l’Europe fera », a déclaré M. Zarif à des journalistes à la Conférence de Munich sur la sécurité. « Nous déciderons si ce que l’Europe fait est suffisant pour que nous ralentissions ou que nous annulions certaines décisions – nous n’avons pas exclu de faire machine arrière en ce qui concerne certaines mesures que nous avons déjà prises ». Le 5 janvier, l’Iran a annoncé la « dernière étape » d’un plan de réduction de ses engagements, en affirmant s’affranchir désormais de toute limite sur le nombre des centrifugeuses qu’il s’autorise à faire tourner pour enrichir l’uranium. L’accord de 2015 offre à l’Iran la levée d’une partie des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie en échange de garanties destinées à prouver la nature exclusivement civile de son programme nucléaire. Mais le retrait des Etats-Unis et le rétablissement des sanctions américaines contre l’Iran prive la République islamique des bénéfices économiques qu’elle attendait de cet accord. Le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell, avait eu début février des entretiens avec les dirigeants iraniens lors d’une visite à Téhéran destinée à tenter d’apaiser les tensions internationales autour de la question nucléaire iranienne.

 

MACRON : LA RUSSIE VA « CONTINUER A ESSAYER DE DESTABILISER » LES DEMOCRATIES OCCIDENTALES – AFP, 12 février.

Le président français Emmanuel Macron a estimé samedi que la Russie « allait continuer à essayer de déstabiliser » les démocraties occidentales en s’ingérant dans leurs élections et en manipulant les réseaux sociaux. « Je pense que la Russie continuera à essayer de déstabiliser, soit (via) des acteurs privés, soit directement des services, soit des +proxies+ (intemédiaires, ndlr) », a-t-il dit lors de la conférence sur la sécurité de Munich. « Elle continuera d’être un acteur extrêmement agressif sur ce sujet dans les prochains mois et les prochaines années et dans toutes les élections, elle cherchera à avoir des sratégies de la sorte ou elle aura des acteurs » agissant pour son compte, a-t-il ajouté. Emmanuel Macron a noté au passage que ces manipulations n’étaient pas le seul apanage de la Russie. « Des acteurs conservateurs de l’ultradroite américaine ont été intrusifs dans des élections européennes », a-t-il pointé, en référence à des soutiens du président Donald Trump. « Face à ces attaques, nous avons très peu d’anticorps », a-t-il concédé. Il faut, selon lui, « renforcer les défenses technologiques, les coopérations entre services » occidentaux afin d’identifier et « d’attribuer » ces attaques qui restent souvent anonymes. « Des acteurs privés utilisent des technologies de +deep fake", manipulent, pénètrent, diffusent de l’information à très grande vitesse de toutes natures, sans traçabilité, dans des sytèmes démocratiques hypermédiatisés où tout se sait tout de suite, avec un effet d’émotion et d’intimidation », a-t-il déploré. Sur ce sujet comme sur les autres, l’Europe doit dialoguer avec la Russie, aboutir à des « stratégies de désescalde » et à une « transparence commune », a plaidé Emmanuel Macron dont la politique de rapprochement avec Moscou suscite de nombreuses inquiétudes en Europe, notamment à l’Est. « Je ne suis pas prorusse, je ne suis pas antirusse, je suis pro-européen ! », a-t-il martelé. Concernant l’offre de dialogue avec Moscou, « ce que j’ai proposé, ce n’est pas de dire "soudainement les choses vont changer, vous allez voir, embrassons-nous », a-t-il plaidé. « On est exigeant, on ne cède rien sur nos principes mais on réengage le dialogue qui va prendre du temps, on réengage un dialogue stratégique parce qu’aujourd’hui la situation dans laquelle on est est la pire », a-t-il ajouté. Concernant le conflit ukrainien, les sanctions européennes contre la Russie, soupçonnée de soutenir les séparatistes dans l’est du pays, « n’ont absolument rien changé », a-t-il relevé, tout en précisant qu’il « ne proposait pas pour autant de les lever ». « Nos sanctions et les contre-sanctions (russes) nous coûtent au moins aussi cher à nous Européens qu’aux Russes pour un résultat qui n’est pas très positif », a-t-il notamment estimé.

 

LIBAN : LE GOUVERNEMENT FAIT APPEL AU FMI – Paul Khalifeh, 13 février.

Le Liban va officiellement demander une aide technique au Fonds monétaire international pour redresser sa situation économique et restructurer sa dette publique, selon une source gouvernementale, citée par l’agence Reuters. Une délégation de l’institution financière est attendue à Beyrouth dans les prochains jours. La décision de faire appel au FMI intervient alors qu’une vive polémique a éclaté au Liban sur l’opportunité d’honorer ou non le paiement de 1,2 milliard de dollars d’eurobonds arrivant à échéance le 9 mars prochain. Des voix se sont élevées au sein de la classe politique et du mouvement de contestation appelant à ne pas honorer cet emprunt à un moment où les Libanais ne peuvent plus disposer librement de leur épargne. Depuis novembre, les établissements bancaires imposent des plafonds de plus en plus sévères pour le retrait de devises aux guichets, limité à 200 dollars en moyenne par semaine. L’Association des banques au Liban a pour sa part insisté ce mercredi sur la nécessité de verser la somme due, d’autant que les banques locales en sont les principaux bénéficiaires. La dette publique s’élève à 90 milliards de dollars, soit près de 160% du PIB. En 2020, le Liban doit honorer quelque 4,5 milliards de dollars. Mais les réserves en devises de la Banque centrale fondent à vue d’œil. Officiellement, elles tournent autour de 30 milliards de dollars, selon le gouverneur de la Banque du Liban. En réalité, il ne resterait que 17 milliards de dollars, à en croire des experts et des députés.

 

DAMAS RECONNAÎT LE « GENOCIDE ARMENIEN » – Nouvelle Arménie Magazine/Claire – AFP, 13 février.

Le Parlement syrien a officiellement reconnu jeudi comme « génocide » le massacre d’environ 1,5 million d’Arméniens entre 1915 et 1917, sur fond de vives tensions avec la Turquie après des affrontements meurtriers dans le nord-ouest de la Syrie. « Le Parlement (…) condamne et reconnaît le génocide commis contre les Arméniens par l’Etat ottoman au début du XXe siècle », a-t-il indiqué dans un communiqué. L’actuel territoire syrien est considéré comme un des principaux théâtres du massacre des Arméniens qui, selon les historiens, furent contraints par les autorités ottomanes à des marches forcées à travers le désert, avant que les survivants ne soient placés dans des camps de concentration. A Deir-Ezzor (est), un mémorial du génocide arménien avait été érigé, avant d’être détruit par le groupe Etat islamique (EI). Cette reconnaissance intervient dans un contexte de fortes tensions entre Damas et Ankara, des combats entre les deux camps ayant eu lieu ces derniers jours dans le nord-ouest de la Syrie, où sont déployés des soldats turcs. Le ministère turc des Affaires étrangères a qualifié dans un communiqué le vote du Parlement syrien d’« acte hypocrite de la part d’un régime qui pendant des années a commis toutes sortes de massacres contre son propre peuple ». « Nous vivons actuellement une agression turque qui repose sur la même pensée ottomane haineuse », a déclaré pour sa part le chef du Parlement syrien, Hammouda Sabbagh. Cette « agression » rappelle « les crimes commis par les ancêtres » du président turc Recep Tayyip Erdogan contre le peuple arménien, a-t-il assuré.

TENSIONS INEDITES

Mercredi, M. Erdogan a menacé de frapper « partout » le régime syrien en cas d’attaque contre les forces turques en Syrie, après la mort de plusieurs de ses soldats. La Turquie, qui soutient des rebelles syriens, a lancé depuis 2015 trois opérations militaires en Syrie contre l’EI et les combattants kurdes qu’Ankara qualifie de « terroristes ». A l’issue de la dernière offensive —stoppée après deux accords conclus séparément avec Washington et Moscou—, les forces turques se sont emparées d’une bande frontalière de 120 kilomètres à l’intérieur du territoire syrien le long de sa frontière sud. Depuis le début de l’offensive lancée en décembre par Damas et Moscou contre la région d’Idleb, dernier bastion jihadiste et rebelle en Syrie, la Turquie tente de freiner l’avancée des forces du régime, qui contrôlent désormais près de la moitié de la province d’Idleb. M. Erdogan a posé un ultimatum au régime de Damas, le sommant de se retirer de certaines positions dans d’ici fin février, et menaçant de l’y contraindre en faisant « tout ce qui est nécessaire ». La Turquie a déployé des renforts massifs dans cette région du nord-ouest syrien. Depuis début février, 14 soldats turcs ont été tués et 45 blessés lors d’attaques menées par Damas dans la région d’Idleb. Mardi, un hélicoptère du régime syrien a été abattu par des tirs de roquettes dans la région, une attaque ayant tué trois pilotes selon le quotidien prorégime al-Watan, et imputée par les médias turcs aux rebelles pro-Ankara.

PRES DE TRENTE PAYS

1,5 million d’Arméniens ont été tués pendant la Première Guerre mondiale par les troupes de l’Empire ottoman, alors allié à l’Allemagne et à l’Autriche-Hongrie. Les Arméniens cherchent à faire reconnaître par la communauté internationale l’existence d’un génocide. La Turquie, issue du démantèlement de l’Empire en 1920, reconnaît des massacres mais récuse le terme de génocide, évoquant une guerre civile en Anatolie doublée d’une famine, dans laquelle 300.000 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont péri. Selon Ankara, ces personnes n’ont pas été victimes d’une campagne d’extermination mais du chaos des dernières années de l’Empire ottoman. De nombreux historiens et universitaires ont toutefois conclu que la déportation et le massacre des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale répondait à la définition juridique du génocide. Près de 30 pays ont déjà adopté des lois, des résolutions ou des motions reconnaissant le génocide.

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