Observatoire Géostratégique

numéro 235 / 17 juin 2019

L’UE N’EST PAS PRÊTE D’ADOPTER UNE POSITION COMMUNE POUR CONTRER LA GUERRE COMMERCIALE AMERICAINE – RT-France, 14 juin.

Après une rencontre avec son homologue polonais, le président des Etats-Unis a menacé de sanctions les investisseurs européens du gazoduc construit par Gazprom. La Pologne, elle, prévoit la fin prochaine de ses accords avec le producteur russe. Le président des Etats-Unis, Donald Trump a déclaré le 13 juin, après une rencontre avec le président polonais Andrzej Duda à la Maison Blanche, qu’il envisageait des sanctions contre le projet de gazoduc russe Nord Stream 2, que les « Etats-Unis ont demandé aux entreprises européennes d’éviter ». Il a aussi répété ses mises en garde à l’attention de l’Allemagne contre une dépendance vis-à-vis de la Russie pour ses approvisionnements en hydrocarbures. « Nous protégeons l’Allemagne contre la Russie et la Russie reçoit des milliards et des milliards de dollars de l’Allemagne », a-t-il ajouté. L’administration de l’ancien président Barack Obama s’opposait déjà à Nord Stream 2, mais Donald Trump a franchi une étape dans le ton de ses déclarations. A l’issue de sa conversation avec le président polonais il a jugé que Nord Stream « fai[sait] réellement de l’Allemagne un otage de la Russie si les choses tourn[ai]ent mal ». Nord Stream 2, projet de gazoduc de 1 200 km destiné à acheminer du gaz de Russie sous la mer Baltique jusqu’en Allemagne, doublerait la capacité de l’oléoduc Nord Stream existant et a divisé l’Union européenne. Certains pays nordiques ou d’Europe orientale ainsi que des Etats riverains de la mer Baltique se déclarent opposés au projet mais de nombreux hommes politiques et chefs d’entreprises allemands soutiennent Nord Stream 2, car la plus grande économie d’Europe, qui a renoncé au nucléaire et cherche à faire baisser la part du charbon dans sa production d’énergie, a besoin de gaz en abondance et avec régularité. Le producteur de gaz russe public Gazprom est le maître d’ouvrage de Nord Stream 2, et 50% du financement du projet est assuré par les sociétés allemandes Uniper, Wintershall et BASF, le groupe anglo-néerlandais Shell, l’Autrichien OMV et le Français Engie. Le secrétaire américain à l’Energie, Rick Perry, cité par l’agence Reuters déclarait en mai qu’ un projet de loi de sanctions imposant de sévères restrictions aux entreprises impliquées dans le projet serait élaboré dans un « avenir pas trop éloigné ». Il s’est rendu récemment à Bruxelles pour promouvoir les exportations américaines de gaz naturel liquéfié (GNL). A l’occasion il a insisté auprès de ses interlocuteurs gouvernementaux sur les interruptions de livraison de gaz russe au cours de l’hiver 2009 dues à un litige sur les prix de transit avec l’Ukraine, plaidant la fiabilité des livraisons de GNL américain. Depuis une demi-douzaine d’années et avec un accroissement récent très net, les entreprises américaines de GNL ont passé des contrats de long terme avec des pays européens, mais leur gaz est généralement plus coûteux que celui qui est acheminé par gazoduc depuis la Russie. En marge de la visite d’Andrzej Duda à Washington, la société pétrolière et gazière polonaise (PGNiG) a signé un contrat portant sur l’achat de 1,5 million de mètres cube de GNL par an à l’entreprise américaine Venture Global LNG à partir de 2023. Cet accord portera le total de ses achats à ce fournisseur à l’équivalent de 3,5 millions de mètres cubes par an, contre les 10 millions de mètres cube annuels qu’achète actuellement la Pologne à Gazprom.

 

LA MENTION « COLONIE ISRAELIENNE » OBLIGATOIRE POUR LES ALIMENTS, SELON L’AVOCAT DE LA CJUE – L’Echo, 13 juin.

Selon l’avocat général de la Cour de Justice de l’Union européenne, dont l’avis est le plus souvent suivi en dernière instance par les juges, le consommateur doit être informé lorsqu’un produit alimentaire provient des colonies israéliennes. L’affaire remonte à 2016, quand le gouvernement français a publié un avis aux opérateurs économiques indiquant que les denrées alimentaires en provenance des territoires occupés par Israël devaient porter la mention « colonie israélienne » ou des termes équivalents. L’Organisation juive européenne et la société spécialisée dans l’exploitation de vignobles Vignoble Psagot, notamment présente dans ces territoires, avaient demandé l’annulation de cet avis devant la justice française.

Le Conseil d’Etat français a saisi la Cour de Justice de l’Union, compétente en dernier ressort pour interpréter le droit européen – en l’occurrence le règlement sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires. Ce jeudi, son avocat général Gerard Hogan conclut que la situation d’un territoire occupé par une puissance occupante « constitue un facteur susceptible d’avoir une incidence importante sur le choix d’un consommateur normalement informé » dans un contexte où, « il convient de respecter les différences de perception des consommateurs et leurs besoins en matière d’information, y compris pour des raisons ethniques ».

DE L’APARTHEID AUX COLONIES

De la même manière que de nombreux consommateurs on pu s’opposer à l’achat de produits sud-africains à l’époque de l’apartheid, indique l’avocat, il est possible que « dans le contexte de la politique israélienne à l’égard des territoires occupés et des colonies de peuplement », certains consommateurs s’opposent à l’achat de produits qui proviennent de ces territoires. Selon lui, « une violation du droit international constitue le type de considération ethnique que le législateur de l’Union a reconnue comme légitime dans le contexte de l’exigence d’informations sur le pays d’origine ».

Dès lors, indique un communiqué de la Cour de Justice, l’avocat général estime que « l’absence d’indication [du] lieu de provenance d’un produit en provenance d’un territoire occupé par Israël […] pourrait induire le consommateur en erreur ». Le droit de l’Union exige donc selon lui que pour un produit originaire d’un territoire occupé par Israël depuis 1967 « l’indication du nom géographique de ce territoire et l’indication, le cas échéant, que le produit provient d’une colonie israélienne ». L’avocat général se forge un avis de manière indépendante et ses conclusions ne lient pas la Cour de Justice. Dans la plupart des cas, les juges suivent son raisonnement. La date de leur décision finale n’est pas précisée.

Deux points particulièrement particulièrement importants de l’avis de l’avocat général de la Cour de Justice de l’Union européenne :

1) Selon moi, la référence aux « considérations éthiques » dans le contexte de l’étiquetage du pays d’origine est clairement une référence à ces considérations éthiques plus larges qui peuvent éclairer la réflexion de certains consommateurs avant l’achat. De même que de nombreux consommateurs européens étaient opposés à l’achat de produits sud-africains à l’époque de l’apartheid avant 1994, les consommateurs d’aujourd’hui peuvent, pour des motifs similaires, s’opposer à l’achat de produits en provenance d’un pays donné, par exemple parce que ce n’est pas une démocratie ou parce qu’il applique des mesures politiques ou sociales particulières que ce consommateur estime répréhensibles, voire révoltantes. Dans le contexte de la politique israélienne à l’égard des territoires occupés et des colonies de peuplement, il est possible que certains consommateurs s’opposent à l’achat de produits provenant de ces territoires, précisément parce que l’occupation et les colonies de peuplement constituent clairement une violation du droit international. La Cour n’a bien entendu pas pour tâche d’approuver ou de désapprouver un tel choix du consommateur : il suffit plutôt d’indiquer qu’une violation du droit international constitue le type de considération éthique que le législateur de l’Union a reconnue comme légitime dans le contexte de l’exigence d’informations sur le pays d’origine.

2) En effet, l’adhésion à des exigences du droit international est considérée par beaucoup – et pas seulement par un groupe restreint d’experts spécialisés dans le domaine du droit international et de la diplomatie – comme jouant un rôle vital dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales et un présage de justice dans un monde autrement injuste. C’est peut-être particulièrement vrai dans le contexte des citoyens de l’Union qui ont été témoins, durant toute leur vie pour certains, de l’effet destructeur de la force brute à une époque où certains pays avaient fini par croire que le droit international n’était qu’une simple promesse vide de sens aux opprimés et aux êtres vulnérables du monde et qu’il pouvait être ignoré en toute impunité.

 

PALESTINE : LA REVOLTE DES PRISONNIERS – Farès Chahine, 12 juin.

Âgé de 35 ans et père de trois enfants, le prisonnier palestinien Hassan Laawiwi, originaire de la ville d’Al Khalil en Cisjordanie occupée, a suspendu dans la nuit de dimanche à lundi une grève de la faim qui a duré 70 jours. Il a reçu la promesse des autorités de l’occupation israélienne d’être libéré avant la fin de l’année en cours. L’information avait été diffusée dimanche dans la soirée par l’institution chargée des affaires des prisonniers et des ex-prisonniers palestiniens.

Malgré la grave détérioration de son état de santé qui a suscité son évacuation vers un hôpital civil dans l’Etat hébreu, Laawiwi a refusé tout compromis avec ses geôliers. Pour lui, c’était soit la libération, soit la poursuite de sa grève de la faim. Ancien prisonnier libéré après avoir purgé sa peine, il était détenu depuis le 15 janvier, sans inculpation ni jugement par un tribunal, dans le cadre de la détention administrative, une mesure répressive couramment utilisée par les autorités de l’occupation israélienne contre les citoyens palestiniens. La détention administrative permet de mettre en prison n’importe quel Palestinien sans inculpation ni jugement par un tribunal pour une période de 4 mois indéfiniment renouvelable, en violation claire du droit international. La victoire de Laawiwi n’est pas négligeable, car au cours de sa longue grève de la faim, ses geôliers ont tout tenté pour le faire échouer dans son action. Les humiliations, l’isolement, le changement de lieu de détention et les provocations n’ont pas réussi à briser la volonté de ce jeune père de famille dont le combat a suscité une grande solidarité au niveau de la rue palestinienne.

Il a poursuivi sa grève, malgré une diminution de son poids corporel estimée à une vingtaine de kilogrammes, des douleurs aux articulations, une incapacité de se mettre debout, une sensation de froid continue ainsi que d’autres problèmes de santé. Trois autres prisonniers palestiniens sont en grève de la faim pour les mêmes motifs, arrestations et emprisonnement sans inculpation ni jugement. La victoire de Hassan Laawiwi constituera certainement pour eux une source de grande motivation pour obtenir gain de cause. Les arrestations et les détentions illégales des citoyens palestiniens, quasi quotidiennes dans les territoires palestiniens occupés, visent à briser la volonté du peuple palestinien et le pousser à accepter la présence de l’occupation sans penser à aucune forme de résistance. Une politique menée depuis le début de l’occupation israélienne de la Palestine en 1948, mais qui n’a jamais réussi à faire cesser la résistance du peuple palestinien. Près de 6000 palestiniens dont des femmes, des enfants, des personnes âgées et des malades croupissent actuellement dans les prisons de l’occupation israélienne. Selon les organisations des droits de l’homme locales et internationales, leurs conditions de vie sont inhumaines.

 

DANS LA PRESSE IRAKIENNE :

Politique intérieure :

Point de presse du Premier ministre – A l’occasion de la commémoration de la chute de Mossoul, j’aimerais saluer la fatwa de l’ayatollah Sistani et le rôle de tous les marjaas ainsi que la Mobilisation populaire, les Peshmergas et les forces armées irakiennes qui ont considérablement contribué à battre le terrorisme de Daech. Je voudrais saluer également le rôle des pays amis dans notre guerre contre le terrorisme. En revanche, Daech et les mouvements terroristes menacent toujours notre pays et essayent d’émerger à nouveau, mais l’Irak a repris le contrôle de la situation.

Pour l’investiture de Nichervan Barzani président de la Région du Kurdistan, toutes les forces politiques irakiennes se sont accordées sur sa désignation, dont nous sommes heureux, en raison de l’amélioration des relations au sein de la Région ainsi qu’entre Bagdad et Erbil.

Pour les incendies qui se sont déclarés dans les champs de blés et d’orges, ces incendies sont moins nombreux que l’année dernière. Le déclenchement des incendies est dû à la forte chaleur, aux accidents électriques et aux techniques agricoles. 35 incendies seulement sur 262 ont été déclenchés par des individus malveillants. Les champs ravagés sont donc limités par rapport à l’ampleur des terres cultivés. J’appelle à ne pas amplifier cette affaire.

Une amélioration dans le dossier de l’électricité a été constatée. La production de l’électricité s’est élevée à plus de 18.000 mégawatt tout en reconnaissant avoir des problèmes dans les réseaux de distribution électriques.

Crise américano-iranienne :

L’Irak continue à jouer un rôle important dans la crise américano-iranienne. On a reçu des délégations étrangères et a envoyé des délégations irakiennes vers différents pays pour passer des messages en vue du règlement de cette crise. La semaine dernière a connu une baisse de tension. On a reçu le ministre allemand des Affaires étrangères qui a effectué ensuite une visite à Téhéran. Les échanges ont marqué une convergence de vue sur cette crise. Le ministre omanais des Affaires étrangères arrivera à Bagdad aujourd’hui mercredi pour évoquer cette crise.

Réponses aux journalistes :

Le PM Adel Abdel Mahdi a démenti son intention de présenter sa démission. Pour l’achèvement de la formation du gouvernement, il a indiqué : « Les blocs politiques doivent me présenter des candidats aux ministères vacants et moi, à mon tour, je dois en sélectionner. En l’absence d’un consensus sur l’achèvement de la formation du gouvernement d’ici aux vacances prochaines du Parlement, on prendra des mesures urgentes pour mettre fin à ce dossier.

C’est bien le Premier ministre qui est responsable de ses ministres et non leurs propres partis politiques. Ceux-ci n’exercent aucune autorité sur le gouvernement. Par ailleurs, on est toujours engagé à respecter l’application du programme gouvernemental. (Sabah, p.1)

Lors de sa visite au musée irakien, le PM Adel Abdel Mahdi a indiqué que l’Irak récupérerait prochainement 15.000 pièces archéologiques. (Sabah, p.1)

Ahmed al-Kinani, député de « Fateh », d’al-Amiri, estime qu’il est difficile de régler la question des postes occupés par intérim avant la fin du mois. Par ailleurs, Mohammed Saheb al-Daraji, député de cette même formation politique, a annoncé une pétition pour amender la loi électorale pour que le PM soit désormais  désigné directement par le peuple. (Sabah al-Jadid, p. 1)

Le Parlement du Kurdistan a voté en faveur de la désignation de Masrour Barzani au poste de PM du gouvernement régional. Les députés de la formation politique « Nouvelle génération » ont boycotté la séance. Le nouveau PM devrait former son gouvernement dans un délai de 30 jours. (Machrek, p. 1)

Affaires sécuritaires :

Les services de sécurité ont neutralisé un engin explosif visant un poste de contrôle à Nahrawan, à l’est de Bagdad. (Sabah al-Jadid, p. 2)

Politique étrangère :

Le ministre omanais des Affaires Etrangères devrait se rendre aujourd’hui à Bagdad. (Zaman, p. 1)

France-relations bilatérales :

Le porte-parole du Haut conseil de la magistrature a nié tout accord avec la France pour réduire les condamnations à mort à l’encontre des Daechis condamnés à mort. (Machrek, p. 1)

Sur la toile :

« Vive la démocratie ! Le clan Barzani prédomine totalement le pouvoir dans la GRK. Aucun dictateur, au fil de l’histoire, n’a osé de nommer le fils et le neveu dans les postes clés de la Région, président et Premier ministre », se moquent des internautes.

 

EMMANUEL MACRON PRÔNE UN « DIALOGUE STRATEGIQUE » AVEC LA RUSSIE – RTS, 12 juin.

Dans une interview accordée mardi 11 juin au média suisse RTS, le président français a tendu la main vers son homologue russe, Vladimir Poutine. Vers un rapprochement entre la France et la Russie  ? Emmanuel Macron a en effet souhaité « réenclencher » dans les prochaines semaines « une dynamique » avec le président russe Vladimir Poutine. Le locataire de l’Élysée a cependant exclu, à ce stade, la présence de la Russie au sommet du G7 d’août à Biarritz, faute d’avancée « tangible » dans la crise ukrainienne. « Je pense qu’aujourd’hui la Russie a des efforts à faire », a déclaré le chef de l’État français, mardi 11 juin, dans une interview accordée à la Radio télévision suisse (RTS). « Je pense que s’il n’y a pas d’avancées sur le processus de Minsk de manière claire, tangible, mesurable, il ne peut pas y avoir de reformation du G8. » En raison du conflit en Ukraine, la Russie a été exclue en mars 2014 du G8 – devenu depuis G7 –, qui regroupe la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, le Canada et les États-Unis. « Par contre », a poursuivi Emmanuel Macron, « il doit y avoir un dialogue stratégique avec la Russie et il doit y avoir une dynamique réenclenchée ». « C’est pourquoi, dans les prochaines semaines, j’aurai à nouveau une discussion longue, nourrie, stratégique avec Vladimir Poutine à la fois en tant que président français et en tant que président du G7 pour pouvoir réenclencher ça », a-t-il indiqué.

ERREUR FONDAMENTALE

Sur le terrain de la politique intérieure, Emmanuel Macron s’est engagé à réaliser par ses politiques « le triptyque produire, répondre à l’urgence environnementale et répondre à la question sociale », un message qu’Édouard Philippe doit traduire mercredi 12 juin dans sa déclaration de politique générale. « Les réformes conduites par le gouvernement » ont redonné de la confiance aux investisseurs et renforcé « la possibilité de créer de l’emploi, y compris industriel. Les choses sont reparties, il nous faut consolider cela et même le renforcer », a assuré le président. Le discours de politique générale du Premier ministre mercredi « portera ces réformes à venir, sur l’assurance chômage, les retraites et beaucoup de sujets économiques et sociaux », a-t-il expliqué. « Mais nous avons en même temps à tenir l’urgence environnementale et la question sociale. On ne peut pas considérer que la question productive se règle à part », a-t-il poursuivi appelant à « apporter une réponse à ce triptyque ». « La France a traversé une crise très dure, nous sommes en train de passer d’un monde à l’autre. Une souffrance s’est exprimée, et aussi des excès, je ne les confonds pas. Mais face à cette souffrance, je veux remettre de la proximité, de l’humanité. C’est un changement de méthode que j’ai décidé. Pas de réduction de notre ambition économique, une accélération notre ambition environnementale et de notre préoccupation sociale », a-t-il conclu.Mardi, devant l’Organisation internationale du travail (OIT) à Genève, le chef de l’État a de nouveau reconnu avoir fait une « erreur fondamentale », non de fond, mais de méthode pendant la crise des Gilets jaunes. « Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens en considérant qu’il y avait des sachants et des subissants. C’était une erreur fondamentale », a-t-il admis.

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