Observatoire Géostratégique

numéro 187 / 16 juillet 2018

LE PAPE COMBIEN DE DIVISIONS ?

« Il faut, comme Dumersais l’observe après plusieurs écrivains, distinguer avec soin la cour de Rome, le pape et le Saint-siège » (Jean Le Rond d’Alembert). Il est vrai qu’il est difficile, parfois impossible pour le béotien de distinguer des concepts qui lui apparaissent voisins mais en réalité ne sont pas si proches qu’il n’y paraît à première vue. D’où vraisemblablement, la difficulté qui existe à porter un jugement objectif sur le bilan de l’action d’un pape. La tâche est d’autant plus ardue que le descendant de Saint Pierre est une personnalité aussi atypique et non conformiste que l’est celle du pape François, Jorge Mario Bergoglio né en 1936 à Buenos Aires (Argentine). Cinq ans après son élection (13 mars 2013) par le conclave, quels sont les premiers enseignements que l’on peut tirer du pontificat du 266e pape de l’Église catholique dans un monde aussi complexe qu’imprévisible ?

Rarement en manque d’imagination, nos perroquets à carte de presse ne font pas dans la mesure, sombrant dans l’excès alors que la prudence s’impose pour juger de son action à l’intérieur et à l’extérieur de la Cité dont il est le chef d’État. Comment juger sérieusement l’action d’un souverain pontife sur la base de sondages d’opinion (volatils par nature) alors que son action se place dans le temps long de l’intemporel (celui de l’éternité) et dans la dimension spirituelle (celle de la religion catholique) ?1 Ne dit-on pas dans les couloirs feutrés du Vatican que « le diplomate séduit, le gestionnaire déçoit » !

VOLONTÉ AFFFIRMÉE ET ASSUMÉE DE RÉFORME EN PROFONDEUR

La critique est aisée, l’art est difficile, y compris lorsque l’on sait que les voies du Seigneur sont impénétrables. Après une longue période de papamania, les critiques se font jour à l’intérieur et à l’extérieur du Vatican. Qu’en est-il des projets de réforme du pape François tant en ce qui concerne les structures que les esprits ? Que dire de la sévérité des médias ?

Une réforme des structures par les mentalités : le plaidoyer pour la « dignité humaine »

Si l’on en croit les sondages des cœurs et des âmes, les Chrétiens plébiscitent « en même temps » sa volonté de secouer le conservatisme de la Curie romaine2, voire ses excès d’apparat, en un mot son progressisme tout en critiquant sa gestion du scandale de la pédophilie (Cf. les réactions hostiles lors de son dernier déplacement en Amérique latine et, plus particulièrement, en Argentine)3. Les experts du Vatican considèrent que s’est ouverte, avec ce voyage en pays de connaissance, la crise la plus violente de son pontificat, cinq ans après son élection, le 13 mars 2013. Ce que l’on découvre au fil des ans est que le pape François met constamment l’accent sur la défense des faibles, des démunis, des méprisés face aux forts et aux puissants.

De Lampedusa, où il fulmine contre la « mondialisation de l’indifférence » qui laisse périr les migrants en mer, au discours de Santa Cruz (Bolivie) qui enrôle l’Église aux côtés des « mouvements populaires », des prisons qu’il ne cesse de visiter aux « esclaves sexuels » dont il prend la défense, le pape argentin tonne comme le « Dieu argent », les trafiquants d’êtres humains et les fabricants d’armes. N’est-il pas tenté de donner de plus crédit à la parole d’un hiérarque chilien qu’à de simples fidèles ? Ne prête-t-il pas le flanc à l’accusation de cléricalisme ? Voilà pour les critiques actuelles ! Même si les choses ont évolué dans le bon sens.

Mais, notre jugement ne peut être que balancé tant il saisit l’occasion de chacune de ses rencontres annuelles avec la Curie romaine pour critiquer administration dysfonctionnelle minée par les conflits internes. Il est le premier pape à s’exprimer avec vigueur contre les forteresses du conservatisme au Vatican. Entre la parole et l’action, il existe toujours un grand pas à franchir. Cinq ans, c’est long mais c’est court. La France est bien placée pour le savoir. Le dossier noir, qui est mis à son débit, porte sur la lutte contre la pédophilie qu’il qualifie la « plus grande des désolations que l’Église est en train de subir ». Ceci le conduit à reconnaître ses « graves erreurs d’appréciation » sur le dossier des scandales de la pédophilie touchant des ecclésiastiques au Chili4 et à prendre les mesures qui s’imposent5. Ceci mérite d’être relevé et médité par nos dirigeants politiques bonimenteurs.

Une réforme des esprits par les pratiques : la querelle des anciens et des modernes

Ouvrant le pré-synode des jeunes, en présence de 285 représentants de la jeunesse du monde entier au Vatican le 19 mars 2018, le pape François, qui vient de publier un ouvrage sur la jeunesse6, affiche un ton incisif en les encourageant à parler « sans gêne » ni peur d’énoncer des « vérités crues ». Il leur rappelle que l’éducation doit permettre de conserver une « capacité d’étonnement » et « d’ouverture au mystère de l’autre ». Il ajoute que « pour avoir une éducation complète, il faut les trois langages : celui de la tête, pour bien penser, celui du cœur pour bien sentir, et celui des mains pour bien faire »7. Lors de son message pascal (1er avril 2018), le pape François fait des jeunes sa priorité (les écouter), axe d’action structurelle pour l’Église mais aussi pour le souverain pontifical.

Ne souhaitant pas s’attaquer frontalement au dogme et à son intangibilité, le souverain pontife préfère faire évoluer les pratiques en poussant le Vatican à abandonner l’entre-soi et en s’ouvrant vers l’extérieur, vers l’avenir et la jeunesse. Pour lui, il faut que les jeunes s’engagent dans « la marche de l’Église »8. Ceci relève d’une habile stratégie de contournement. À ses yeux, le prochain synode sera le temps d’un appel lancé à l’Église pour qu’elle « retrouve un dynamisme jeune et renouvelé » et cela contre « la routine » et « on a toujours fait comme ça ». L’Église doit rester en « mode créatif » dans « l’authentique tradition chrétienne », ce qui « comporte des risques ».

Une intransigeance des médias à l’égard du pape : le manque de charité chrétienne

Les médias ne laissent rien passer. Chaque erreur est stigmatisée comme l’affaire du floutage des remarques acides du pape émérite, Benoît XVI qui conduit à la démission au puissant « ministre » de la communication du Vatican, Monseigneur Dario Vigano9. Face à la polémique qui grossissait, le Vatican a été contraint de publier tout le document accompagné d’une note qui récuse toute « manipulation »10. Il est vrai que ces mêmes médias font preuve d’une bienveillance particulière lorsqu’il s’agit des bobards, des mensonges, des contre-vérités que nous servent, à longueur de journée, nos dirigeants de droite, de gauche comme de la République en marche arrière. C’est que le pape François dérange par ses saillies régulières contre « la pétrification mentale », contre la « mondanité spirituelle ». « Faire des réformes à Rome, c’est comme nettoyer le Sphinx d’Égypte avec une brosse à dent » s’exclame-t-il ! Il agace par la tendance à faire la morale à ses troupes et même à terroriser ses collaborateurs. À quand, quelques plaintes pour « burn out » pontifical ? En un mot, il dérange par son non conformisme dans un environnement conformiste, parfois traditionnaliste.

Il est difficile d’être fort à l’extérieur avec des fragilités à l’intérieur. Ce sont ces deux voies parallèles que suit le pape François depuis plus de cinq ans. Surtout dans la mesure où « le pape est le premier dont le pontificat se déroule à l’échelle du monde »11.

VOIX SINGULIÈRE ET FORTE SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE

Il y aurait beaucoup à dire de la diplomatie vaticane tant elle est complexe, souvent entourée d’un halo de mystère, les voies du Seigneur étant par nature impénétrables12. Essayons de replacer l’action du Saint-Siège dans sa dimension absolue et dans sa dimension relative !

La diplomatie vaticane dans l’absolu : une action en dehors et au-dessus des Nations

Une diplomatie ancienne. La diplomatie vaticane est bel et bien adossée à un héritage multiséculaire, mais elle doit constamment faire face à l’inattendu. Usant du réseau planétaire de ses nonciatures, la diplomatie vaticane entend œuvrer discrètement mais utilement dans le champ du temporel. Dans son discours devant l’ONU, le 4 octobre 1965, Paul VI renonce à jouer la compétition entre les Etats souverains. Il ne se dit « investi que d’une minuscule et quasi symbolique souveraineté temporelle : le minimum nécessaire pour être libre d’exercer sa mission spirituelle et assurer ceux qui traitent avec lui qu’il est indépendant de toute souveraineté dans ce monde ». Le Saint-Siège est présent dans les grandes agences et enceintes internationales. Personne ne remet en question cette présence sur la scène mondiale, ni ne conteste le fait que le Saint-Siège est un acteur incontournable des relations internationales. Après l’ouverture de relations diplomatiques avec la Russie en 2009 (Cf. visite de Vladimir Poutine au Pape le 25 novembre 2013), le Vatican a des relations avec 174 Etats, soit plus du double de ce qui existe au début du pontificat de Jean-Paul II.

Une diplomatie de l’efficacité. Pour mener sa mission, le micro-État (44 hectares) qu’est le Vatican possède un appareil doté d’une solide expérience. À la manœuvre, le cardinal Pietro Parolin décrit par un vaticaniste comme « un diplomate courtois, à l’écoute, qui joue un rôle essentiel sur les grands dossiers internationaux, notamment dans la négociation avec les FARC, la rencontre avec Kirill, le réchauffement Cuba/États-Unis »13. Même si la structure dirigée par Richard Gallagher, prélat britannique est modeste (l’équivalent d’une direction du Quai d’Orsay), elle tire sa force de la quasi-universalité de son réseau (ses nonciatures) que l’on retrouve dans 195 États dans le monde. Seuls une dizaine n’entretient pas n’entretiennent pas de relations avec le Saint-Siège, les trois plus importants étant l’Arabie saoudite, la Chine et le Vietnam. Avec son statut d’observateur, le Vatican peut faire entendre sa voix au Conseil de l’Europe (Strasbourg), à l’OSCE et à l’AIEA (Vienne) et à l’ONU (New-York). Constant sur le sujet du désarmement, il est le premier État à avoir signé le traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) en juillet 2017.

Une diplomatie des marges. La diplomatie du Vatican est astucieuse dans la mesure où elle échappe aux critères courants. Par sa nature même, le dirigeant du plus petit État au monde ne peut jouer dans la Cour des grands, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et détenteurs de l’arme nucléaire. Sa diplomatie, pour être efficace, se doit d’être une diplomatie des marges fondée sur une parole prophétique, sur un regard distancié. La diplomatie du Vatican excelle dans la discrétion et dans l’ombre, ce qui la rend d’autant plus efficace. Elle sait effectuer une distinction entre les conflits sur lesquels elle a prise et sur les autres, en ne dispersant pas inutilement. Elle essaie de faire preuve de clairvoyance dans le diagnostic des nombreux maux du XXIe siècle. Clairvoyance qui fait sérieusement défaut à nos dirigeants l’œil rivé sur le très court terme et sur le buzz.

Une diplomatie engagée. Ne redoutant pas de quelconques représailles sur le plan économique et commercial, la diplomatie du Vatican se réclame d’une diplomatie des valeurs. L’environnement14, les migrants… sont ses chevaux de bataille. Certains lui font parfois le reproche d’être un dirigeant d’ONG humanitaire, rompant avec certaines conceptions archaïques du message pontifical. Peu importe, en ces temps tourmentés, le pape François n’hésite pas à choisir ses combats à l’occasion des fêtes de Pâques 2018, en appelant à la fin de « l’extermination en cours » en Syrie ou à « la réconciliation en Terre sainte ». Il stigmatise le « génocide arménien ». Pour l’instant, il reste silencieux sur la question kurde. Pourquoi ? Jusqu’à quand ? Le pape François, c’est la force de la parole contre les dérives de notre époque, la force et la simplicité du message, la parole singulière qui appelle à revenir à l’essentiel qui fustige « la globalisation de l’indifférence ». En un mot, sans faire de mauvais jeu de mots, un « homme qui a choisi de faire de sa parole une arme contre les défis de notre temps »15. Une approche originale qui sied parfaitement à une autorité spirituelle.

La diplomatie vaticane dans le relatif : la médiation entre États16

La qualité de l’information. La force principale de la diplomatie du Saint-Siège tient à la qualité des informations qu’elle recueille aux quatre coins de la planète. Elle est informée en temps réel par son réseau irremplaçable d’informateurs discrets mais attentifs que sont les évêques, les cardinaux, les prêtres, les religieux, les missionnaires qui sont les témoins oculaires de ce qui passe partout, y compris dans les zones de crise et de guerre. Leurs rapports n’ont rien à envier à certains des télégrammes diplomatiques façon Norpois du Quai d’Orsay. Un véritable réseau d’espions en soutane, maugréent certains ! La diplomatie vaticane se déploie tous azimuts. Information à la source que le pape François tient des nombreuses visites que les chefs d’État et de gouvernement lui rendent régulièrement à Rome (Cf. celle d’Emmanuel Macron du 26 juin 2018). « Le défilé ne cesse jamais, le rythme est très soutenu », constate un diplomate européen. Certains vont jusqu’à dire que « le pape est l’aumônier les chefs d’État et de gouvernement » tant certains d’entre eux sont des visiteurs réguliers.

La spécificité du message. Délaissant le « centre », ce pape des « périphéries » est à Lampedusa, à Lesbos, en Albanie, en Géorgie, en Azerbaïdjan… Il se veut la conscience du monde. Le souverain pontife se place résolument du côté des humbles, des discriminés. Il incite les catholiques à aider les plus pauvres et accueillir les migrants (il met un bémol ces dernières semaines) tout en les appelant à faire chaque jour leur examen de conscience17. Son activité internationale est volontairement ciblée sur une quinzaine de dossiers et sur des endroits précis. Une action internationale articulée avec sa vision du monde. Autre axe de son pontificat, « l’écologie intégrale » qu’il défend dans son encyclique « Laudato Si’ » (2015). Comme le souligne Hubert Védrine : « cette encyclique, même si elle présente des côtés trop systématiques, a un impact profond. Elle conforte un mouvement ‘d’écologisation’, avenir de l’humanité et de l’économie ; c’est une contribution extraordinaire, tranquille, sans tapage, à une évolution des mentalités ». Le pape souhaite s’en tenir à la « sagesse du peuple ; le salut ne vient pas des experts qui cogitent dans leurs bureaux ». D’où sa critique marquée des élites. Il sait communiquer à la perfection. Une parole relayée chaque jour jusqu’aux confins de la planète par les 350 personnes de Radio Vatican, rebaptisée Vatican News depuis le 1er janvier 2018, sur tous les supports en 40 langues. Ce qui permet de « porter le pape au cœur du monde ». Un journaliste va même jusqu’à dire que Vatican News se situe dans « une logique de promotion de la marque pape François ».

La pertinence et l’actualité de son action. Le premier mouvement du Pape François sur le terrain géopolitique est la dénonciation de l’éventuelle intervention militaire en Syrie. Le grand mérite de François est d’avoir repris le flambeau du pape diplomate, que ce soit pour resserrer les liens avec l’orthodoxie, pour défendre la cause des chrétiens d’Orient, particulièrement menacés en Syrie, ou pour inviter Israéliens et Palestiniens à prier pour la paix au Vatican. Son voyage en Jordanie, Israël et Palestine (24-26 mai 2014) signe le retour de la diplomatie vaticane. Deux thématiques dominent son action : l’attention portée aux crises immédiates (Syrie, conflit israélo-palestinien, RCA) et un intérêt accru pour les questions sociétales (climat, environnement, économie, social, immigration avec sa visite à Lampedusa). Il porte à la une de l’actualité la cause des Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie.

En Afrique, il joue les intercesseurs pour la paix au Mozambique, en Centrafrique et en RDC et projette de se rendre au Soudan du sud, ce que lui déconseille son entourage pour des raisons de sécurité. Avec en toile de fonds, la volonté d’être une « conscience dans la mondialisation ». Il stigmatise les marchés financiers, décrits comme des machines à enrichir un tout petit nombre au détriment de tous les autres, dans un document, qu’il n’a pas écrit, mais qu’il a approuvé : Oeconomica et pecuniariae quaequestiones18. Sa voix comme cette voie sont prises au sérieux. Sans être un diplomate de formation, il se révèle fin géopoliticien. A la diplomatie normative des traités, il préfère la diplomatie des mains jointes : « la prière possède une force politique à exploiter ». À la diplomatie de l’exclusion, particulièrement en vogue chez les dirigeants occidentaux, il préfère la diplomatie inclusive, jouant d’une grande habileté pour ménager tout le monde.

La déclaration d’amour de Jupiter à l’église catholique. De manière surprenante, alors qu’on l’attendait sur le thème de la laïcité, Jupiter se rend au Collège des Bernardins, le 9 avril 2018, pour y discourir (plus d’une heure comme à l’accoutumée) sur la relation entre l’État et l’église dont il veut réparer le lien19. Il rencontre le pape François à Rome le 26 juin 2018. Cette première visite se déroule sous de meilleurs auspices que celle de son prédécesseur qui fut lamentable et qui se déroula dans un contexte de polémique sur la personnalité de l’ambassadeur désigné pour représenter la France auprès du Saint-Siège20. Après un an de vaines polémiques, François Hollande retirera cette candidature inopportune. Le plus fort n’est pas celui que l’on croit.

« Le véritable doute consiste à douter de tout, y compris du bienfondé de ce doute » nous rappelle Descartes. Le défi, que doit relever le pape François, se situe aussi bien en interne qu’externe avec des évènements qui viennent de loin et les « sombres temps » (Hannah Arendt) d’un monde aux repères brouillés. Il veut en finir avec le temps des hypocrisies, des fausses pensées, de la bienpensance, du dogme mortifère et d’une liturgie désuète tout cela embrumé de langue de bois. Tout en ne récusant pas de traiter les problèmes du court terme, il place son action dans une vision à long terme. Il se méfie de l’impuissance du pouvoir. Pendant ce temps, la colère des peuples gronde. Le pape François cherche à regarder le réel en face. Son message prophétique est parfois dérangeant à l’instar des lanceurs d’alerte21. Comme le rappelle Marivaux « il faut avoir du jugement pour sentir que nous n’en avons point ». Alors que les cartes de la géopolitique sont rebattues et que les régimes autoritaires se multiplient, la force de la diplomatie du pape François tient à sa vertu, ne cherchant à vendre ni armes, ni à conquérir des marchés ou à gagner de l’influence par la force si ce n’est celle de ses idées. Ce qui lui procure une liberté de manœuvre indéniable et réelle bien que l’on puisse toujours dire, comme aurait dit Staline à Pierre Laval en 1935, le pape, combien de divisions ?

Guillaume Berlat
2 juillet 2018

1 Jean-Marie Guénois, La popularité du pape François faiblit chez les catholiques, Le Figaro, 13 mars 2018, pp. 1-2-3.
2 Cécile Chambraud, Les embarras du C9, le cénacle chargé de transformer la curie, Le Monde, 11-12 mars 2019, pp. 2-3.
3 Cécile Chambraud, La réforme du pape à l’épreuve de la pédophilie, dans Les cinq ans de François au Vatican, Le Monde, 11-12 mars 2018, pp. 1-2-3.
4 Cécile Chambraud, Le pape confesse ses « erreurs » sur la pédophilie au Chili, Le Monde, 13 avril 2018, p. 5.
5 Cécile Chambraud, Le pape accable l’église du Chili à propos de la pédophilie. Le Monde, 20-21-22 mai 2018, pp. 1-2.
6 Pape François, Dieu est jeune, Robert Laffont, 2018.
7 Marie Malzac, Le pape exhorte les jeunes au « courage » de parler sans fard, La Croix, 20 mars 2018, p. 18.
8 Jean-Marie Guénois, Le pape engage les jeunes dans la marche de l’Église, Le Figaro, 2 avril 2018, pp. 1-2-3.
9 Cécile Chambraud, Quand le Vatican « floute » les remarques acides de Benoît XVI, Le Monde, 23 mars 2018, p. 5.
10 Jean-Marie Guénois, Comment le Vatican a tronqué une lettre de Benoît XVI, Le Figaro, 19 mars 2018, p. 13.
11 Dominique Wolton rencontre avec le pape François (un dialogue inédit), Politique et société, éditions de l’Observatoire, 2017.
12 Constance Colonna Cesari, Dans les secrets de la diplomatie vaticane, Seuil, 2016.
13 Jérôme Cordellier, À quoi joue le pape François ? Géopolitique, Le Point, 5 avril 2018, pp. 44-45-46-47.
14 Pape François, Le souci de la Maison commune. Lettre encyclique Laudato Si’, Collège des Bernardins, 2015.
15 Céline Rouden, Wim Wenders, le pape et la force de la parole, La Croix, 14 mai 2018, p. 20.
16 Guillaume Berlat, François, un pape diplomate. Le passé recomposé, www.association-desinternationalistes.org , 15 septembre 2014.
17 Jean-Marie Guénois, L’appel du pape François pour tendre vers « la sainteté », Le Figaro, 10 avril 2018, p. 10.
18 Habemus pas d’âme, Le Canard enchaîné, 23 mai 2018, p. 8.
19 Cécile Chambraud, Macron veut réparer le lien » entre Eglise catholique et Etat, Le Monde, 11 avril 2018, p. 10.
20 François Hollande, Au Saint-Siège dans Les leçons du pouvoir, Stock, 2018, pp. 93-94.
21 Étienne de Montety, Lanceur d’alerte, Le Figaro, 13 mars 2018, p. 1.

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