Observatoire Géostratégique

numéro 259 / 2 décembre 2019

L’Envers des Cartes du 28 décembre 2015

2015, ODYSSEE DE L’IMPASSE…

« Rien n’est permanent sauf le changement » – Héraclite

Dresser le bilan d’une année internationale est toujours mal aisé. La principale difficulté tient à l’absence de recul nécessaire pour prendre la mesure des événements. Autre écueil, celui lié à l’accélération de l’Histoire sur fond de bouleversement de l’ordre mondial. Enfin, autre difficulté majeure : la pertinence du choix méthodologique. Il faut disposer d’une vision statique, celle du photographe et dynamique, celle du cinéaste. Si bien que pour saisir ce qui se déroule sous nos yeux, il faut rassembler les pièces d’un puzzle1. Jacques Attali dresse le bilan suivant : le désastre est à nos portes… La situation économique mondiale s’aggrave… La situation militaire se détériore… La situation écologique dérape… La situation humanitaire se dégrade… La situation idéologique devient désastreuse… La cristallisation de ces cinq dimensions de la crise conduira au pire2. Qu’en est-il au juste ? Mondialisation dans l’impasse, couacs dans le concert des nations, grippage du multilatéralisme.

LA MONDIALISATION  DANS L’IMPASSE : LA PÉRÉNNISATION DE LA CRISE

Une crise systémique se nourrit de crises spécifiques.
Une crise systémique : l’échec de la « mondialisation heureuse »
L’approfondissement de la fracture du monde renforce la crise systémique.

En même temps qu’il poursuit sa mutation profonde vers une plus grande interdépendance, le monde se fracture, se rétracte à la fois. Le monde change, se « dé-blocs », se disloque, comme la banquise. Le monde post-guerre froide s’échauffe. Il ne traverse pas une crise passagère mais un changement radical. La réalité oscille entre chaos, incertitudes, intérêts divergents, menaces3. L’emboîtement de mauvaises surprises donne au cours du monde une allure d’enchaînement accéléré de catastrophes.  Le monde autoproduit des menaces globales de haute intensité. Les crises sont économiques, écologiques, démographiques, politiques, stratégiques … La méfiance et la défiance l’emportent sur la confiance. Or, face à cette vérité d’évidence, nous sommes souvent dans le déni de la réalité : montée de la conflictualité ; brutalité du monde ; accroissement des fractures Nord-Sud et Est-Ouest… Nous sommes loin de la « mondialisation heureuse ». Les opinions publiques ont l’impression que les gouvernants, à bord d’un bateau sans capitaine, ne contrôlent rien.

Plusieurs crises structurelles s’ajoutent, ainsi ce cycle-là, d’idéalisme et d’hubris s’achève4. La crise au Proche et au Moyen-Orient (en dépit de quelques légères avancées diplomatiques sur le dossier syrien5) n’en finit pas à tel point que cet espace régional de conflictualité et d’instabilité est aujourd’hui à la recherche d’une formule nouvelle qui devra résoudre deux incertitudes : quelles seront les puissances de demain ? Quelles lignes de clivage viendront-elles gérer ?6 Nous vivons une crise systémique : extension de la crise politique  et sécuritaire ; renforcement de la crise économique qui frappe les émergents ; multiplication des scandales de corruption (FIFA, Volkswagen…) ; aggravation de la crise morale et intellectuelle. Le terrorisme des bien-pensants enfante la pire des choses : la politique de l’autruche7. Penser autrement est-il encore autorisé ? « En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire », prophétisait George Orwell8. Le système international est à bout de souffle… En vingt ans, toutes les coutures de l’ordre international ont sauté. C’est dire l’état de délabrement du système international9.

CRISES SPECIFIQUES : SUCCES DE LA « MONDIALISATION SAUVAGE »

La multiplication des crises jette un doute sur les dividendes de la mondialisation. Le monde est sans cesse plus violent, plus désorganisé, plus incertain. La violence internationale change de nature. Les crises s’ajoutent les unes aux autres. Le désordre nourrit le désordre, c’est le phénomène des crises en chaîne. Crise sécuritaire. C’est la guerre de tous contre tous, décrite par Thomas Hobbes dans son Léviathan en Libye, dans le Sinaï égyptien, au Yémen, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan (Pascal Bruckner). La Libye est au bord du gouffre. L’arc islamiste se développe : Kenya, Soudan, Nigéria, Mali, Tchad, Cameroun… Crise humanitaire avec 60 millions de personnes déplacées, chiffre jamais atteint depuis 1945. Crise de la démocratie en Afrique où les peuples acceptent mal le maintien au pouvoir d’autocrates pendant des décennies. Crise économique : nous vivons la première crise du capitalisme mondiale qui prend sa source en Chine, devenue la première économie du monde10. A la crise climatique s’ajoute les évènements extrêmes. Crise de l’information : la plupart des quotidiens resservent la même soupe… Nous assistons à l’extinction de la critique militante11.

En 1993, être résolument libre-échangiste faisait partie du bagage de la troisième voie, celui de la modernité économique et sociale. Aujourd’hui, c’est beaucoup moins sûr. A l’Ouest, voici venu le temps du global scepticisme12. Les damnés de la mondialisation sont aujourd’hui victimes de « l’argent organisé » (Franklin Roosevelt). La crise économique touche les émergents : le Brésil se met à l’heure de la récession et de l’austérité13 ; la Chine doit compter sur un repli durable du commerce extérieur, du PIB14 et de stagnation de l’investissement. La crise financière débouche sur une crise économique (croissance molle), sociale (augmentation du chômage), politique (défiance vis-à-vis de la démocratie) et des migrations (sud-nord). Les migrations sont irrépressibles15, l’Europe ne parvient pas à trouver de solutions pérennes aux routes mortelles des migrants16. Les principaux pays producteurs de pétrole commencent à ressentir les effets de la chute des prix du baril (45 dollars) sur les économies. C’est l’échec de la « démocratisation de la mondialisation » (Boutros Ghali). Face à ces bouleversements, les Etats semblent démunis pour régler toutes ces crises.

LES COUACS DANS LE CONCERT DES NATIONS : LA MONTÉE DU DISSENTIMENT

L’épuisement de la pensée débouche sur le retour de la méfiance et des égoïsmes nationaux.
L’épuisement de la pensée : défaut de vision et recours à des postures
Faute de vision globale et stratégique, on s’en tient à des postures

Face à « l’incendie planétaire » (Alain Dejammet), nous disposons de pléthore de pompiers gestionnaires mais de peu d’architectes visionnaires. De plus en plus, la politique étrangère est faite au coup par coup en parant tant bien que mal au plus pressé (migrants, crise financière grecque, Ukraine, terrorisme…). Les géo-politiciens sont un peu perplexes, voire totalement désorientés. Contre l’importance de l’immédiateté, il faudrait choisir la vérité qui est la base d’une diplomatie saine et respectée. La diplomatie a d’autant plus de mal à se frayer un chemin pour composer un puzzle vivable que, les pays démunis d’imagination, sortent toujours une clé rouillée de leurs caisses à outils17. Je ne crois pas qu’une diplomatie des valeurs puisse être substituée à une diplomatie des intérêts. On a vu le danger de cette tendance chez les Occidentaux depuis la fin de l’URSS, avec la multiplication des interventions, parfois contestables. On commence par parler valeurs, mission, et puis c’est les sanctions, l’ingérence… et enfin la guerre, rien ne se passe comme prévu et les opinions décrochent (Hubert Védrine).

Les peuples sont lassés des postures et des propositions lancées à la légère. Depuis un quart de siècle, et la chute du mur de Berlin en particulier, les diplomaties occidentales ont subrepticement changé leur attitude à l’égard des États entretenant des divergences avec elles. Classiquement, la diplomatie consiste à chercher des intérêts communs entre nations, puis à bâtir sur eux une relation viable, durable. Or, aujourd’hui, c’est le contraire. Toujours est-il que nous sommes passés à une diplomatie beaucoup plus moralisatrice que constructive. Nous sommes passés maîtres dans l’art de ne pas nommer les choses, éprouvant une difficulté à appeler un chat un chat ! Les Occidentaux évoluent entre démagogie et communication. Les Américains donnent le sentiment de naviguer à vue dans le brouillard pendant que les Russes profitent de ce désarroi pour pousser leurs pions en Syrie. Nous continuons par notre politique étrangère – ou notre absence de politique étrangère – à vouloir imposer la démocratie au bout du canon à une bonne partie de la planète.

RETOUR DE LA CONFLICTUALITE : MEFIANCE ET EGOÏSMES NATIONAUX

Le retour de la méfiance va de pair avec le retour des égoïsmes nationaux.
Quand la confiance tangue, la peur revient19. En un an, le paysage s’est profondément modifié : le monde arabe est cassé par les « printemps arabes » (Syrie, Yémen, Tunisie, Libye…), l’émergence de l’EIIL qui crée des millions de réfugiés dans les pays voisins et des milliers dans les pays européens. Seul l’accord du 14 juillet 2015 sur le nucléaire iranien change la donne. On passe du décloisonnement (la mondialisation imposée) au cloisonnement (la renationalisation délibérée). Les barrières et les contrôles aux frontières se multiplient en Europe. La Chine se met au centre du monde sur le plan diplomatique, économique et militaire19. Lors des cérémonies du 70ème anniversaire de la reddition du Japon, Pékin s’offre une démonstration de force. Ostracisée par les Etats-Unis, la Chine se rapproche de la Russie. Sur le dossier syrien, Moscou affiche constance et cohérence. Dans l’Europe d’aujourd’hui, malmenée par les crises – financière, grecque, migratoire -, il n’y a qu’un maître à bord et il ne fait pas bon lui résister. C’est l’Allemagne, puissance économique dominante, désormais politiquement décomplexée20.
Pour Albert Camus : « il ne faut pas essayer de transformer le monde, il faut juste essayer de l’empêcher de se défaire ». On redécouvre que même chez les plus grands Etats, les intérêts nationaux souvent égoïstes l’emportent sur la recherche du bien commun21. Les Etats membres de l’Union européenne se replient sur eux-mêmes pour affronter les crises qui se succèdent. C’est le retour de l’Europe des égoïsmes nationaux. Nous assistons à l’un des bouleversements stratégiques les plus importants dans la région Asie-Pacifique depuis 1958 : le Japon s’autorise à faire la guerre. Au moins sur le papier. Il s’éloigne un peu, d’une tradition pacifiste, devenue un élément central de son identité à l’intérieur et à l’extérieur. Les Chrétiens d’Orient sont abandonnés à leur propre sort en dépit d’initiatives médiatiques. La peur de l’autre est de retour. C’est le retour aux années de plomb pour les Kurdes de Turquie. La Turquie nationaliste d’Erdogan s’embourbe dans une politique sans issue. Dans l’histoire du XXe siècle, le retour des égoïsmes précède le réveil des nationalismes, souvent prélude à la guerre. L’impuissance des Etats conduit à la faillite collective de la communauté internationale22.

LE GRIPPAGE DU MULTILATÉRALISME : LES LIMITES DE LA RÉGULATION

Le grippage des instruments de régulation souligne les limites du multilatéralisme.
Le grippage des instruments de régulation : impasse conceptuelle et institutionnelle.
L’impasse conceptuelle fait le lit de l’impasse institutionnelle.
Nous mesurons les limites inhérentes à la gouvernance mondiale. Nous entrons dans l’ère de la « souveraineté relative » (Jean Arthuis). Face à ce phénomène, les Américains ont une vision géopolitique et se sentent investis de la mission d’organiser la mondialisation. La puissance chinoise se caractérise par son pragmatisme : elle préfère agir plutôt que d’annoncer ce qu’elle va faire. Faute d’une projection intellectuelle sur le monde de demain, on se disperse dans plusieurs directions : inflation de commémorations, liturgisation de la vie internationale avec recours plus fréquent aux grands-messes inutiles et inefficaces (TNP, conférence internationale sur le développement durable, COP21 au-delà des mots). Ces réunions consacrées au dieu de la communication n’engagent à rien. Nous croyons ou feignons de croire à l’existence d’une communauté internationale qui n’existe pas. (Michel Rocard). Nous avons besoin de capacités d’analyse stratégique, pas de guerres modes de gouvernance favoris des Occidentaux pour régler problèmes politiques, économiques, sociaux, religieux…

Au moment où les nations du monde qui ont besoin d’une ONU capable d’apaiser les tensions, le système est grippé qu’il s’agisse des conflits ouverts ou gelés. Toutes les négociations internationales conduites dans le cadre onusien échouent. Nous assistons à une marginalisation croissante des organisations internationales universelles (ONU) ; régionales (UE, OTAN, OSCE, Conseil de l’Europe, Ligue arabe, Conseil de Coopération du Golfe, Union africaine…) dans le règlement des conflits dont le nombre augmente. L’Union européenne est l’addition de 28 égoïsmes nationaux. Plus elle s’élargit, plus elle se dissout, plus elle se défait. Sur la Syrie, elle n’agit que sur les conséquences (migrants, terrorisme…) mais est incapable d’agir sur les causes. Elle est aux abonnés absents. Frederica Mogherini, la haute représentante n’est guère plus que la somme des impuissances, voire des démissions de la plupart des 28 Etats membres23. Depuis la fin de la guerre froide, l’OTAN n’en finit pas de se chercher une raison d’être. Elle se trouve un nouvel ennemi avec la Russie accusée de tous les maux.

LIMITES DU MULTILATERALISME : MEFIANCE ET DIPLOMATIE

Les limites de la confiance conduisent à une diplomatie au fil de l’eau.

Si les organisations internationales excellent dans la maîtrise de la technique, elles doivent désormais relever un défi : gérer le politique. Les débats actuels entre initiés qui se déroulent en leur sein sont incompréhensibles pour le commun des mortels. Le multilatéralisme est devenu l’affaire d’experts : un multilatéralisme des élites. Pour que la vitesse ne soit pas la précipitation, encore faudrait-il être capable de les inscrire dans un projet, une vision claire de l’avenir ; par l’acceptation du monde tel qu’il est, par le choix d’une grille de lecture des évènements, d’un projet et d’une stratégie qui permette de définir la conduite à tenir en toutes circonstances (Jacques Attali). Les principes fondateurs de l’ordre international post-1945 sont contestés : remise en cause du tracé des frontières en Asie, au Proche-Orient, en Afrique, en Europe ; refus de l’humiliation par la Chine, l’Inde, la Russie… ; remise en cause de la multipolarité ; divergences entre les membres permanents du Conseil de sécurité sur le règlement des conflits, des guerres civiles, du traitement des acteurs non étatiques…

Face à la multiplication des crises, à la confusion géopolitique qui nous entoure, quel ordre mondial va-t-il surgir ? Quelle architecture politique, économique, financière, écologique, sociale, sécuritaire et diplomatique va se construire sur les décombres de celle de l’après 1945 ? Face au nouveau désordre mondial, on assiste à une impuissance collective croissante et une inadaptation des rares outils internationaux imaginés dans les périodes précédentes. Or, comment défendre un ordre collectif sans outils partagés ? Grâce au recours plus fréquent aux formats restreints (Minsk 2 sur l’Ukraine à 4 ou format Normandie, 5+1 sur le nucléaire iranien, 1+1 avec l’accord USA/Chine sur l’environnement, médiation algérienne sur le Mali, 5+1 sur la Syrie à Vienne…) pour régler plus efficacement les crises du moment. Aucune des grandes crises n’est anticipée. La solution ne peut être que globale. Le monde voit des mouvements contradictoires, des avancées et des reculs de la liberté et de la « civilisation » … Crises et déstabilisations menacent tous les systèmes. Et la démocratie sera en danger si elle ne sait pas réhabiliter le débat intellectuel et sortir du niveau zéro de la culture politique24.

PENSER AUTREMENT LES RELATIONS INTERNATIONALES25

« La meilleure façon de prévenir l’avenir, c’est de le créer » (Peter Drucker). Quel sens donnons-nous aux évolutions du monde ? En vérité aucun. La France ne s’oriente-t-elle pas vers la fin du Bernard-Henri-Lévisme ?26 Les Etats-Unis ne découvrent-ils pas les illusions messianiques de leur politique étrangère consistant à avoir pour destinée manifeste de le répandre sur la planète ?27 Ne prennent-ils pas conscience de la pesanteur de leur alliance avec les monarchies du Golfe ? Ne s’interrogent-ils pas sur la capacité d’un Etat surendetté à parler durement à son banquier, la Chine ?28 Le monde ne s’oriente-t-il pas vers le retour à une conception réaliste de la diplomatie après avoir fait le constat d’un idéalisme dépassé ? Le monde moderne ne pourra pas penser comme celui de ses prédécesseurs… L’intérêt, c’est de préparer le monde qui vient, ce n’est pas de regretter le passé29. Par grand vent et dans la tempête, il faut une boussole fiable. Le pire des risques dans le chaos du monde actuel est de n’en prendre aucun. Or, en 2015, le monde souffre de la maladie mortelle de toutes les civilisations moribondes : la procrastination30.

Guillaume Berlat
28 décembre 2015


1 Julie Clarini, Révolutions invisibles, Le Monde, 2 juin 2015, p. 13.
2 Jacques Attali, Réveillez-vous !, L’Express, 21 octobre 2015, p. 146.
3 Xavier Panon, Dans les coulisses de la diplomatie française. De Sarkozy à Hollande, l’Archipel, 2015, p. 458.
4 Hubert Védrine, « Un pays qui ne défend pas ses intérêts n’est pas pris au sérieux quand il invoque ses valeurs », Libération, 30-31 mai 2015, pp. 4-5.
5 Adoption à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU le 17 décembre 2015 de la résolution 2253 (lutte contre l’EIIL) et le 18 septembre 2015 de la résolution 2254 (plan de paix sur la Syrie).
6 Bertrand Badie, France-Arabie saoudite, une amitié particulière, la Croix, 18 mai 2015, p. 34.
7 Henri Guaino, entretien avec Charles Jaigu : « Le terrorisme des bien-pensants est une calamité », Le Figaro, 6-7 juin 2015, p. 4.
8 Le Comité Orwell, Penser autrement est-il encore autorisé ?, Marianne, 5-11 juin 2015, p. 54.
9 Gaïdz Minassian, Le système international est à bout de souffle, Le Monde, 9 octobre 2015, p. 15.
10 Nicolas Baverez, « Il faut s’attendre à des années tumultueuses », Le Figaro Magazine, 4 septembre 2015, pp. 103-105.
11 Umberto Eco, entretien avec Nicolas Truong, « Il faut défendre le journalisme critique », Le Monde, 31 mai-1er juin 2015, p. 11.
12 Alain Frachon, Mondialisation, l’heure du doute, Le Monde, 22 mai 2015, p. 22.
13 Nicolas Bourcier, Le Brésil à l’heure de la récession et de l’austérité, Le Monde économie & entreprises, 31 mai-1er juin 2015, p. 4.
14 Marie Charrel, Dévaluation du yuan : l’onde de choc, Le Monde, 14 août 2015, p. 10.
15 Michel Foucher, « Les migrations sont irrépressibles », Le Monde, 6 août 2015, p. 7.
16 Francesco Fattori, Les routes mortelles des migrants, Le Monde, 30-31 août 2015, p. 5.
17 Déclarations de Gérard Araud, ambassadeur de France aux Etats-Unis devant l’Association de la presse diplomatique, 26 août 2014.
18 Emmanuel Rimbert, Jours intranquilles en Libye, Equateurs, 2015, p. 103.
19 Renaud Girard, La stratégie d’expansion de la Chine, Le Figaro, 4 août 2015, p. 17.
20 Philippe Gélie, éditorial, L’Allemagne et les autres, Le Figaro, 16 septembre 2015, p. 1.
21 Alain Dejammet, Boutros Boutros Ghali. Une histoire égyptienne, Erick Bonnier, 2015, p. 407.
22 Sylvie Kauffmann, La faillite collective, Le Monde, 6-7 septembre 2015, p. 29.
23 Pierre Haski, L’Europe, malgré tout, L’Obs, 30 avril 2015, p. 28.
24 Alain Chouraqui, « La démocratie sera en danger si elle laisse la peur dominer l’espace public », Le Monde, 16 septembre 2015, p. 15.
25 Gaïdz Minassian, Penser autrement les relations internationales, Le Monde, 22 mai 2015, p. 14.
26 Jean-Christophe Rufin, La fin du Bernard-Henri-Lévisme, le un, 13 mai 2015, pp. 1 et 3.
27 Alain Frachon, William Pfaff, journaliste américain, Le Monde, 13 mai 2015, p. 17.
28 Gilles Paris, Les monarchies du Golfe déçues par Washington, Le Monde, 13 mai 2015, p. 3.
29 Michel Serres, « Ce qui m’intéresse, c’est l’accouchement du monde qui vient », Le Figaro, 20 mai 2015, p. 14.
30 Jacques Attali, La maladie de la procrastination, l’Express, 17 juin 2015, p. 130.

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