Observatoire Géostratégique

numéro 144 / 18 septembre 2017

POLITIQUE ÉTRANGÈRE : LES DOUZE TRAVAUX D’HERCULE

« La France ne saurait rien faire dans le monde de grand avant d’avoir reconquis son crédit » nous rappelle l’historien Stéphane Jeannesson en 2013. Et, c’est bien l’un des principaux défis que devra relever le futur président de la République française, dès le début du mois de mai 2017, tant l’héritage que lui lèguent ses prédécesseurs est lourd ! Lourd du côté passif, léger du côté crédit, il va sans dire. Comment reconquérir, dans un court laps de temps, un crédit largement entamé par des abandons successifs, des compromissions graves, des erreurs impardonnables, des dérives inquiétantes, des coups de menton inutiles ? Comment établir une feuille de route internationale cohérente alors que d’autres défis intérieurs l’attendent, et cela sans céder à la précipitation ?1 Pour indispensable qu’elle soit, la tâche ne sera pas chose aisée. Elle pourrait s’apparenter aux douze travaux qu’Eurysthée choisit de faire exécuter à Hercule. Quels sont-ils ?

1) RÉINVENTER L’EUROPE

Le statu quo n’est plus tenable surtout après le « brexit ». Veut-on continuer comme avant comme si de rien n’était ? Alors qu’il est bien mal en point, le nouveau chef de l’État devra dépasser le registre incantatoire et la langue de bois épaisse pour sortir de sa léthargie, de son coma prolongé le malade Union européenne. Le voudra-t-il ? Le pourra-t-il ? À l’instar de ce que suggère Hubert Védrine2, le plus urgent serait de proposer une salutaire « pause » dans l’attente de la désignation d’un nouveau chancelier allemand à l’automne 2017. Ce laps de temps pourrait être mis à profit pour préparer une réflexion de fonds qui remette l’Europe sur les bons rails. Elle serait soumise au nouveau chancelier allemand sur la base d’un plan clair et ambitieux pour l’avenir. C’est sur cette base qu’il faudrait refonder l’Europe sur des bases nouvelles. Il appartiendra à la nouvelle équipe désignée par le peuple de devenir plus réaliste, moins arrogante, plus à l’écoute des demandes légitimes des peuples. Et, c’est bien d’une révolte intellectuelle dont il s’agit pour prévenir une dislocation de l’Union européenne à la manière de la SDN ! C’est bien un nouvel épisode du mythe de Sisyphe auquel nous convie aujourd’hui Hubert Védrine avec son cri d’alarme « Sauver l’Europe ».

2) REPENSER LA MONDIALISATION

« Le véritable doute consiste à douter de tout, y compris du bien-fondé de ce doute » (Descartes). Le mantra de la « mondialisation heureuse » a vécu, qu’on le veuille ou non. Les États-Unis récusent la mondialisation au même moment où nous nous en faisons les chantres. Nous avons le choix entre enterrer la mondialisation ou la réformer pour la rendre acceptable par les peuples. Nous devons à tout prix éviter de tomber dans le piège de la caricature. Mais entre candeur rafraîchissante et rejet idéologique, il y a une marge. Si nous ne trouvons pas les moyens de rendre la mondialisation plus juste pour les citoyens et moins déstructurante, voire destructrice pour les États, le risque est immense que le débat politique ne tourne demain uniquement qu’autour de la question de la nationalité, de l’identité… Le génie des hommes d’État et des stratèges… ou des grandes figures de la pensée consiste à prévoir ces moments décisifs où l’histoire bascule. Mais aussi à les comprendre et à s’en servir 3. Nos hommes politiques sauront-ils faire preuve de la clairvoyance et de la préscience suffisante pour éviter que, demain, la mondialisation ne soit toujours en quête de sens ? Là est la question.

3) REDYNAMISER LE MULTILATÉRALISME

Rien ne doit être unilatéral dans le monde d’aujourd’hui. Si l’on met un terme au multilatéralisme, les perspectives de conflits s’accroissent surtout dans un monde aussi hétérogène et aussi chaotique qu’est celui de ce début de XXIe siècle. Comme le rappelle le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le monde a changé et il est plus dangereux. Pour répondre aux nouveaux défis mondiaux, il faut une approche globale et multilatérale qui est plus nécessaire que jamais. Un monde unipolaire à la Donald Trump où le droit du plus fort prime sur le droit international ne sera pas nécessairement plus pacifique. La France s’honorerait en ne cautionnant plus les agressions américaines effectuées en violation du droit international comme elle vient de le faire sur le dossier syrien avec la plus grande inconscience et au mépris des principes qu’elle défend en théorie mais qu’elle foule aux pieds en pratique. Elle doit en revenir à l’esprit du discours de Dominique de Villepin du 14 février 2003 devant le Conseil de sécurité. Elle doit en finir avec le suivisme, le panurgisme des folles aventures américaines dont elle sait où elles ont conduit en Irak, en Afghanistan, en Libye…

4) RENOUER LE DIALOGUE

Comme le rappelle si justement l’ancien ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine « la diplomatie n’a pas été inventée pour ne converser qu’avec les étrangers qui vous plaisent ». Par ailleurs, il souligne qu’il faut redécouvrir que la politique étrangère ne consiste pas à ne fréquenter que ceux qui sont d’accord avec nous, ou à convertit le monde à nos valeurs comme des missionnaires… mais à traiter avec lui, au mieux de nos intérêts et de nos valeurs (page 67). Cessons de pratiquer la politique de l’anathème et de l’exclusion avec des États comme la Russie et l’Iran pour retrouver la voie du dialogue, sans parler de la Turquie4 ! Parlons avec tous sans exclusive. Ré-ouvrons nos ambassades dans les pays difficiles au lieu de les fermer ! La France doit retrouver sa vocation de médiation, cette vocation qui a fait la force de la diplomatie gaullo-mitterrandienne. Une France qui gagne, c’est une France ouverte aux idées des autres, y compris et surtout, celles de ceux qui nous déplaisent au plus haut point. Le dialogue n’exclut pas la fermeté. Il faut prendre le monde tel qu’il est et non tel que l’on voudrait qu’il soit, à notre image. Il faut se méfier des vérités trop simples et ne pas laisser galoper une imagination qui créerait des chimères. Le dialogue avant tout.

5) RÉNOVER LA RELATION TRANSATLANTIQUE

Allié ne signifie pas pour autant être aligné sur toutes les positions des États-Unis, surtout les plus contestables, et elles ne manquent pas dans le domaine commercial et dans le domaine militaire. Le nouveau président de la République devra définir le juste cap dans la relation avec Washington. La France ne doit pas être le porte-voix, le perroquet de la Maison-Blanche, l’interprète de la pensée néo-conservatrice la plus radicale qui diffuse aujourd’hui dans les allées du pouvoir. La France doit penser par elle-même et elle en a les moyens. Au moment où « ce n’est plus l’Occident qui souligne, ce sont les non-Occidentaux qui décident » (Nina Berberova), la France doit également porter son regard et son attention vers les autres parties du monde dans un souci d’indépendance et de souveraineté retrouvée. Les réponses aux interrogations de la nouvelle administration américaine doivent bouleverser toute l’architecture de nos conjectures. Au moment où Donald Trump propose un aggiornamento de l’Alliance atlantique, la France doit le prendre au mot pour remettre à plat l’approche de la sécurité internationale et de la sécurité européenne en ce début de XXIe siècle. La France devrait être demain le phare de cette nouvelle pensée.

6) RECONSIDÉRER LA SÉCURITÉ

Une fois encore, il faut cesser de chevaucher des chimères. Au cours des dernières années, la France a réussi, vaille que vaille, à maintenir son outil de défense à un niveau de stricte suffisance aussi bien dans le domaine des armes nucléaires que des armes classiques5. Ceci lui permet encore d’avoir voix au chapitre dans le concert des nations et de pouvoir intervenir en premier sur un théâtre d’opération extérieure (RCA, Mali, Sahel…). Mais, les insuffisances se font jour tant en termes de matériels (avions de transport, second porte-avions, drones…) qu’en termes humains (mobilisation de troupes sur le sol français avec le plan Vigipirate). Nous parvenons petit à petit jusqu’à l’os. Que faire ? Augmenter notre budget de défense (Cf. le mantra des 2% du P.I.B.) pour peser dans les discussions bilatérales (avec les Britanniques), au niveau européen (pour entrainer l’Allemagne dans une Europe de la défense réaliste) et au niveau transatlantique (pour se faire respecter des Américains). Mais tout ceci suppose au préalable l’existence d’une réflexion globale sur les priorités de nos engagements extérieurs6, sur les périodes post-conflit, sur la dimension multilatérale des problèmes et leurs solutions de long terme. Nous ne pourrons continuer à faire tout, tout seul et partout dans le monde.

7) REVOIR L’ORIENT COMPLIQUÉ

Six ans après le début des « révolutions arabes », le moins que l’on puisse dire est que nous avons loupé le coche alors même que nous avions une connaissance fine de la région, de son histoire, de ses civilisations. Nous avons privilégié une approche entièrement déséquilibrée en faveur des Sunnites (Arabie saoudite, Qatar…) au détriment des Chiites (Iran au premier rang), approche qui nous a marginalisée depuis le début de la crise qui secoue la région7. Nous avons cru, avec une candeur rafraichissante, à l’avènement spontanée de sociétés démocratiques, laïques et adeptes du libre-échange dans tous les pays arabes, écartant d’un revers de main tous les régimes autocratiques. Nous avons fait, volontairement ou involontairement, l’impasse sur les forces profondes qui expliquent la complexité de toutes les situations nationales (conflit entre Sunnites et Chiites, accords Sykes-Picot, problème kurde, chrétiens d’Orient…). Nous avons sous-estimé la dérive autoritaire du président Erdogan ainsi que le retour en force de la Russie de Vladimir Poutine que souhaite contrecarrer Donald Trump8. Une prise de conscience de la nouvelle situation s’impose. Elle devrait déboucher sur la définition d’une nouvelle approche globale de la région marquée au sceau du réalisme. Oubliée celle de François Hollande dont il se vante dans les colonnes du Monde à quelques semaines de son départ de l’Élysée9.

8) REDÉCOUVRIR L’AFRIQUE

Le quinquennat de François Hollande, qui devait être celui de la rupture définitive avec la Françafrique et toutes ses dérives autocratiques, a été marqué par une approche uniquement interventionniste. La liste des opérations militaires n’a fait que croitre : RCA, Mali, Sahel… sans parler des opérations clandestines conduites en Libye pour tenter de contenir le désordre que nous avons installé en 2011. Si les militaires ont fait ce qu’ils avaient à faire avec les maigres moyens dont ils disposaient, ils ne peuvent se substituer aux politiques dans le règlement des conflits internes, souvent anciens. Que constate-t-on aujourd’hui ? Ni la RCA, ni le Mali ou le Sahel ne sont stabilisés de manière pérenne tant le remède militaire ne s’est pas attaqué aux causes multiples de ces conflits : politiques, ethniques, économiques, sécuritaires, écologiques, démographiques. Il appartiendra à la nouvelle équipe de s’atteler à l’ouvrage en abordant le problème de l’Afrique dans sa globalité et en conduisant l’Union européenne à s’y impliquer plus encore que dans le passé avec une stratégie cohérente et non avec des mesures coûteuses, ponctuelles et inefficaces. Un grand chantier s’ouvre à nous.

9) RETROUVER LE CALME

Urgence n’est pas précipitation. Dans la sphère internationale, la précipitation et les certitudes sans fondement ne sont pas bonne conseillères. Les exemples ne manquent pas de décisions prises dans la hâte que nous avons regrettées par la suite. Les « révolutions arabes » en fournissent un exemple frappant comme nous l’avons évoqué plus haut. Il faut en finir avec les décisions incohérentes et irréalistes prises sous la seule pression médiatique pour se donner bonne conscience. Le temps diplomatique n’est pas le temps médiatique qu’on le veuille ou non. Le temps diplomatique n’est pas le temps numérique avec tous les gadgets qui l’accompagnent. La diplomatie du tweet est à proscrire chez les ambassadeurs, en particulier chez ceux qui tweetent plus vite qu’ils ne pensent (Cf. le tweet inopportun de notre ambassadeur à Washington quelques heures après la victoire de Donald Trump le 8 novembre 2016). Du calme et de la sérénité, tel devrait être la règle d’airain dans la diplomatie aujourd’hui et, encore plus, demain. La nouvelle équipe diplomatique devrait faire sienne cette maxime d’Emmanuel Kant : « L’apparence requiert art et finesse ; la vérité, calme et simplicité ».

10) RÉHABILITER LA PENSÉE

Il ne saurait y avoir d’action diplomatique crédible sans réflexion cohérente préalable, ce qui demeure une évidence. C’est à ce prix que nous assisterons au retour des idées françaises dans le champ des relations internationales, idées qui l’ont déserté depuis longtemps quoi qu’écrive un folliculaire éminent du quotidien Le Monde10. C’est à ce prix que la France retrouvera son prestige intellectuel et culturel, lui permettant ainsi de diffuser ses idées. C’est à ce prix que la diplomatie française retrouvera droit de cité dans le concert des nations, qu’elle sera attendue et entendue. Les conseillers du prince ou des princes ne doivent plus être des courtisans serviles mais des conseillers, au sens propre du terme. Riches de leur expérience diplomatique et des leçons de l’Histoire, ils doivent éclairer les politiques et non les encourager à poursuivre dans des voies sans issue. La pensée doit retrouver toute sa place dans les Palais de la République. Elle doit chasser les hordes de communicants qui l’encombrent et rendent les plus mauvais services à l’État. La diplomatie française ne s’en porterait que mieux.

11) RÉTABLIR LA VÉRITÉ

De nombreuses voix s’émeuvent (à juste titre) des délires de Donald Trump et des libertés qu’il prend avec la réalité des faits. Le nouveau président américain est le principal accusé d’une dérive baptisée « post-vérité »11. Il jongle avec les « faits alternatifs », lui permettant ainsi de retomber sur ses pieds. Mais que se passe-t-il en France d’une manière générale et à l’occasion des élections présidentielles en particulier ?12 Le mensonge est au cœur de la crise de confiance qui ronge la politique tant sur le plan intérieur qu’international. Les politiques doivent apprendre à se libérer de leurs mensonges. Certains sujets ne se discutent pas. Malgré la réalité des faits (le maintien du président Bachar Al-Assad au pouvoir depuis 2010), il est interdit de contester les mantras édictés par les gourous du bien-penser. C’est sur sa capacité à avouer la vérité aux citoyens que le candidat devenu président de la République sera jugé in fine. Il faut en finir avec l’angélisme, l’idéalisme, le droit-de-l’hommisme mortifère dans la sphère des relations internationales. Méfions-nous de la paradoxale franchise de certains qui se traduit par des convictions flexibles et fragiles ! Méfions-nous des médias attirés par l’eau tiède de certains de nos dirigeants ! Rien de tel que d’en revenir à « la vérité, l’âpre vérité » chère à Danton pour retrouver les chemins d’une politique étrangère crédible.

12) REBÂTIR L’AVENIR

En dernière analyse, « un avenir cela se façonne, un avenir cela se veut » comme le proclamait en son temps, Raymond Barre. Les nations qui comptent dans le monde sont celles qui agissent pour anticiper le futur, le modeler. « Toute politique est autorisation de l’avenir » comme le rappelait Denis de Rougemont. Le nouveau chef de l’État devra, s’il veut redonner son rang à la France, imaginer l’avenir de notre pays, de l’Europe et du monde et non se contenter d’être spectateur, observateur incrédule d’un monde en perpétuel mouvement. Cela suppose un travail permanent d’analyse des faits, de détection des signaux faibles. La prospective, au sens propre du terme, doit faire son retour. Pas la prospective à la mode Fabius pour qui elle n’était tout simplement que le moyen de « faire des coups » sur les chaînes d’information en continue et un instrument de promotion de sa pensée erronée (sur la Syrie en particulier). Mais la prospective qui explore toutes les pistes, y compris et surtout les plus improbables dans une approche globale. Tout est dans tout aujourd’hui : la crise migratoire ne peut se comprendre sans analyser le chaos en Irak, en Syrie, en Afghanistan et en Libye ; les guerres et les famines en Afrique ; la mondialisation « malheureuse » ; la montée en puissance du fait religieux ; le problème de l’intangibilité des frontières conjugué à celui du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes… L’avenir ne s’improvise pas au dernier moment.

« Gouverner, c’est prévoir » a-t-on coutume de dire ! Le président de la République, François Hollande (2012-2017) a renouvelé la formule par l’une de ses blaguounettes qu’il affectionnait tant : « gouverner, c’est pleuvoir ». Comment traduire concrètement cette maxime dans les faits ? Les enjeux de politique étrangère n’ont jamais été aussi liés aux questions de politique intérieure et aussi présents dans la vie quotidienne des Français. La concomitance de ces enjeux extérieurs et intérieurs requiert un leadership politique fort et une vision claire et réaliste pour la France, pour l’Europe et pour le monde pour la décennie à venir13. Or, il faut arrêter de se raconter des histoires, nous en sommes encore très loin aujourd’hui. Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, a-t-on coutume de dire. Formons le vœu que le nouveau président de la République française ne se transforme, bien malgré lui, en un « frêle roseau sur un océan d’amertume » (Alfred de Musset). Formons également le vœu qu’il trouve le temps de réfléchir, au plus vite, aux douze travaux d’Hercule qui l’attendent dans le domaine de la politique étrangère.

Guillaume Berlat
17 avril 2017

1 Quelle politique étrangère pour le futur président ?, Le Monde, 7 avril 2017, p. 18.
2 Hubert Védrine, Sauver l’Europe, Liana Levi, 2016.
3 Nicolas Baverez, Danser sur un volcan, Albin Michel, 2016, p. 11.
4 Hubert Védrine, « Il faut repenser la relation avec la Turquie », Le Figaro, 28 mars 2017, p. 7.
5 Raphaëlle Besse Desmoulières/Bastien Bonnefous/Olivier Faye/Matthieu Goar, Guerre et paix, dernier chapitre de campagne, Le Monde, 12 avril 2017, p. 7.
6 Général Henri Bentegeat, « Des interventions extérieures menées sous le coup de l’émotion », Le Figaro, 4 avril 2017, p. 7.
7 Renaud Girard, Le conflit chiites-sunnites est-il irréversible ?, Le Figaro, 28 mars 2017, p. 15.
8 Maurin Picard, La relation Trump-Poutine au défi de la Syrie, Le Figaro, 7 avril 2017, pp. 1-2-3.
9 Nathalie Guibert/Marc Semo, François Hollande : en Syrie, « il faut saisir les fautes de l’adversaire », Le Monde, 13 avril 2017, pp. 1-2-3.
10 Arnaud Leparmentier, Le retour des idées françaises, Le Monde, 23 mars 2017, p. 28.
11 Luc Ferry, Bienvenue dans l’ère de la « post-vérité », Le Figaro, 30 mars 2017, p. 17.
12 Jack Dion, Les experts de la postvérité française, Marianne, 7-13 avril 2017, pp. 51-52.
13 Alexandra de Hoop Scheffer, Être capable de se réaffirmer dans le jeu diplomatique, Le Monde, 22 mars 2017, p. 23.

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