Observatoire Géostratégique

numéro 305 / 19 octobre 2020

IRAN : FIN DE L’EMBARGO INTERNATIONAL SUR LES ARMES !

Défaite américaine, mais surtout défaite personnelle pour Donald Trump engagé dans sa campagne pour les élections présidentielles de novembre prochain : les Etats-Unis ont échoué à faire prolonger l’embargo international sur les armes à destination de l’Iran.

Le 18 octobre dernier, les autorités de Téhéran ont déclaré que l’interdiction visant notamment la vente d’armes et d’équipements militaires lourds à l’Iran avait désormais expiré aux termes de l’accord international sur le nucléaire iranien et la résolution 2231 du Conseil de sécurité. « A partir d’aujourd’hui, toutes les restrictions sur les transferts d’armes, activités liées et services financiers à destination et en provenance de la République islamique d’Iran (…) sont toutes automatiquement levées », a fait savoir le ministère des affaires étrangères iranien par voie de communiqué.

Selon l’accord international sur le nucléaire iranien, cet embargo était censé expirer le 18 octobre. « La République islamique d’Iran peut donc se procurer les armes et équipements nécessaires de n’importe quelle source sans aucune restriction légale et uniquement sur la base de ses besoins défensifs », ajoute le texte publié par le ministère.

TEHERAN PEUT EXPORTER DES ARMEMENTS

Moscou avait confirmé en septembre sa volonté de développer sa coopération en matière militaire avec Téhéran une fois l’embargo levé. La Chine n’a pas caché non plus son intention de vendre des armes à l’Iran après le 18 octobre. Selon le communiqué du ministère, la République islamique « peut également exporter des armements défensifs sur la base de ses propres politiques ».

En août, les Etats-Unis ont échoué dans une tentative visant à pousser le Conseil de sécurité à prolonger cet embargo et à rétablir les sanctions internationales contre l’Iran levées aux termes du pacte. En mai 2018, le président américain, Donald Trump, avait sorti unilatéralement son pays de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 à Vienne.

Donald Trump argue – contre les autres Etats parties prenantes à cet accord avec l’Iran (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) – que ce texte n’offre pas des garanties suffisantes pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique. L’Iran a toujours démenti vouloir une telle arme en insistant sur son programme nucléaire civil.

Ce revers américain est, d’ores et déjà, lourd de conséquences, puisqu’il change la donne, notamment dans trois domaines : 1) contrairement à la période de la Guerre froide, ce ne sont plus les Etats-Unis qui donnent le la en matière de dissuasion nucléaire ; 2) cette évolution place désormais l’Iran au rang de puissance régionale de premier aux Proche et Moyen-Orient ; 3) enfin, on ne peut plus parler, en la matière, d’un bloc, sinon d’un « camp occidental », et ce bien que les Etats-Unis aient tout fait ces derniers mois pour prolonger l’embargo. En effet, la Russie, la Chine et les pays européens n’ont pas suivi Washington. 

Donc, les responsables iraniens peuvent crier victoire puisqu’à partir de ce dimanche 18 octobre, toutes les restrictions en matière d’armements sont levées. En clair, l’Iran peut donc se procurer ou vendre des armes et des équipements militaires à qui bon lui semble… Les deux pays principalement concernés sont, bien-sûr, les deux alliés historiques, à savoir la Russie et la Chine. La première s’est dite prête à vendre immédiatement à Téhéran des systèmes anti-missile S-400 et des avions de chasse.

Pour sa part, Pékin a renouvelé son intention de finaliser un accord de coopération stratégique pour une période de 25 ans, ne cachant pas non plus son intention de fournir des armes à l’Iran.

Richard Labévière

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MANAGEMENT BRUTAL, DIPLOMATIE BANCALE…

« Une tête sans mémoire est une place sans garnison » (Napoléon Bonaparte). Manifestement, les Français, comme leur clergé médiatique, manquent singulièrement de mémoire. Ce qui est aussi regrettable que dommageable lorsque l’on veut appréhender la politique, la diplomatie et bien d’autres sujets. L’antécédent et le précédent sont utiles pour comprendre les ressorts complexes de l’âme humaine. Faute d’y recourir, l’on agit en aveugle et l’on se cogne au mur. Il est important de revenir quelques années en arrière sur un couple de hauts fonctionnaires (Emmanuel Bonne/Alice Rufo) qui fait aujourd’hui polémique et fait parler de lui dans les gazettes… en mal. Alors que leurs turpitudes étaient connues depuis plusieurs mois sans que les perroquets à carte de presse ne veulent s’y intéresser.

Avec cette recontextualisation indispensable, cette affaire Bonne-Rufo s’éclaire d’un jour nouveau. Il s’en passe bien des choses peu glorieuses au sein de « l’État profond ». La complexité apparente de la situation explique la longueur de l’exposé

LA CHRONIQUE D’UNE ENFANT GÂTÉE PARVENUE AU GRAAL

De quelques éléments de contexte généraux

Notre clergé médiatique semble découvrir aujourd’hui les frasques d’un duo de choc à la tête de la cellule diplomatique de l’Élysée : Emmanuel Bonne, ex-ambassadeur à Beyrouth et ex-directeur de cabinet de Jean-Yves Le Drian au Quai d’Orsay avant de remplacer Philippe Etienne parti comme ambassadeur à Washington en mai 2019 et Alice Rufo, inoxydable conseillère depuis le début du quinquennat de François Hollande, en 2012. Pour la petite histoire de cette petite intrigante opportuniste, fille unique du pédopsychiatre, Marcel Ruffo a intégré, après être passée par l’école normale supérieure (ENS) le Quai d’Orsay (comme secrétaire des Affaires étrangères). Dans la foulée, elle intégrait l’ENA et sortait au ministère des Affaires étrangères (elle n’y passait que quelques mois à la Direction générale de la mondialisation). Elle le quittait aussitôt pour rejoindre l’équipe diplomatique de François Hollande (dont elle avait fait la campagne pour les présidentielles). Au début de l’année 2017, elle se faisait intégrer à la Cour des comptes (on y est très bien payé), faisait campagne pour Emmanuel Macron, réintégrer la cellule diplomatique de ce dernier, d’abord comme conseillère et, depuis quelques mois, comme adjointe du conseiller diplomatique, l’arrogant Emmanuel Bonne dont elle est très proche.

De quelques rappels utiles du suivi d’Alice Rufo par prochetmoyen-orient.ch

Dès le début de l’année 2017, nous avions appelé l’attention de nos lecteurs sur « Le fabuleux destin d’Alice Rufo »1, conseillère technique à la cellule diplomatique de François Hollande qui prenait de plus en plus d’importance, d’arrogance dans le microcosme parisien. Voici ce que nous écrivions quelques mois plus tard qui cadrait parfaitement le personnage et son mentor, un certain Emmanuel Bonne, déjà très sûr de son fait, de son talent.

Début de citation

Pierre Corneille, fait dire à Rodrigue, dans Le Cid : « Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». C’est vraisemblablement ce que doit penser une habituée de www.prochetmoyen-orient.ch du nom d’Alice Rufo tant elle engrange succès après succès. Les dernières fois où nous avions évoqué sa brillantissime carrière, c’était pour signaler, qu’à la veille de quitter la cellule diplomatique de François Hollande à l’Élysée, elle s’était fait intégrer, par un savant tour de passe-passe dans le corps de contrôle de la Cour des comptes alors qu’elle était sortie de l’ENA au Quai des Brumes (le Quai d’Orsay) où elle n’avait effectué qu’un passage météorique2.

POUR LA PETITE HISTOIRE, RAPPELONS QUE LA MISE EN LIGNE DE CET ARTICLE PUREMENT FACTUEL, REPRIS EN SUBSTANCE PAR LE CANARD ENCHAÎNÉ, VALUT À NOTRE SITE D’AIMABLES ET MULTIPLES PRESSIONS D’INTERLOCUTEURS LIBANAIS DE HAUT VOL POUR QUE NOTRE MADRIGAL SOIT PUREMENT ET SIMPLEMENT RETIRÉ SOUS PRÉTEXTE DE L’EXISTENCE D’ERREURS FACTUELLES. LE SITE N’A PAS PLIÉ À CES INSUPPORTABLES INJONCTIONS. PAR MESURE DE RÉTORSION, L’AMBASSADE DE FRANCE À BEYROUTH, DIRIGÉE PAR UN CERTAIN EMMANUEL BONNE, DÉCIDA DE NE PLUS SERVIR NOTRE SITE AVEC LA REVUE DE PRESSE DE L’AMBASSADE COMME CELA SE PRATIQUAIT AUPARAVANT. SITUATION QUI N’A PAS ÉVOLUÉ DEPUIS L’ARRIVÉE D’UN NOUVEL AMBASSADEUR EN 2017, MICHEL FOUCHER. CONCLUSION : TOUTE VÉRITÉ N’EST PAS BONNE À DIRE !3

Fin de citation

Partie par la fenêtre, Alice Rufo revient dans cette même cellule diplomatique de l’Élysée sous le règne de Jupiter 1er, , avec le statut de membre de la prestigieuse Cour des comptes4. En 2018, son père, le pédopsychiatre, Marcel Rufo dresse un portrait élogieux de sa fille unique5. Quoi de plus naturel que de vanter les mérites de ce si brillant sujet dont il ne mesurait pas les tendances autoritaires affirmées, une certaine forme de « perversité ordinaire » ! Après le départ du premier titulaire du poste de chef de la cellule diplomatique, Philippe Etienne (promu ambassadeur à Washington après le départ à la retraite de Gérard Araud), arrive le second, un certain Emmanuel Bonne qui la promeut comme son adjointe (Cf. notre description ci-dessus). Depuis cette Dame, Alice Rufo a pris de l’assurance, de l’arrogance, de la morgue. Aux dires de ceux qui sont passés par la cellule diplomatique, elle est devenue invivable. Elle pratique l’invective orale, écrite.

Quant à sa valeur ajoutée conceptuelle, diplomatique et stratégique, elle est une asymptote de zéro ! En dehors de quelques mois passés à l’administration centrale, elle n’a jamais occupé de postes à l’étranger. Sa connaissance de la diplomatie concrète est nulle. Mais, elle inspire la diplomatie française avec les résultats que l’on connaît. Toujours cette « noblesse d’État », cette « Caste » qui est aux commandes du navire sans la moindre légitimité démocratique (Cf. l’affaire de l’ex-secrétaire général du gouvernement, Marc Guillaume, conseiller d’État qui fut, il y a peu encore, l’un des hommes les plus puissants de la République).

LES FABLES DU MONDE DES BISOUNOURS DE LA CELLULE DIPLOMATIQUE D’EMMANUEL MACRON

Il va sans dire que nos perroquets à carte de presse abreuvés aux éléments de langage (EDL) concoctés par communicants et diplomates aux petits pieds nous servaient à longueur d’année quelques morceaux d’anthologie sur la réalité de la cellule diplomatique. Surtout, les arrogants qui nous invitaient à pénétrer dans les coulisses de cette structure ayant ses locaux au numéro deux de l’Élysée :

« Conseiller le ­Président, c’est un travail d’humilité, ajoute Marie Philippe, la conseillère Proche-Orient. Je ne me vexerai jamais si une de mes idées est retoquée. » Et Dieu sait que les sujets sont aussi sensibles qu’urgents. « Sa ­méthode nous oblige », détaille Alice Rufo, 39 ans, la conseillère Asie-Russie. Cette normalienne et énarque, fille unique du célèbre pédopsychiatre Marcel Rufo, est la seule à avoir connu la cellule précédente, sous François Hollande. Elle s’y était initiée à l’Asie avec l’ancien sherpa Paul Jean-Ortiz, un puits de science sur le monde chinois »6.

Nous pourrions ajouter quelques cirages de pompes de l’arrogant et dédaigneux, Emmanuel Bonne. Qui se ressemble, s’assemble.

Manifestement, ce grand devin de journaliste, qui porte le nom d’un célèbre maréchal de France n’avait rien vu en visitant les coulisses de la ruche diplomatique. Aveugle ou aveuglé ? À vous de choisir. Il n’avait pas entendu parler des cas de burn-out au château7. Ses dossiers sont bien mal tenus.

LES CEAUCESCU ÉLISENT DOMICILE AU N° 2 DE LA RUE DE L’ÉLYSÉE

Aujourd’hui, les masques sont tombés. Comme l’écrivait, Jacques Lacan : « Le réel, c’est quand on se cogne ». Et, le moins que l’on puisse dire, est que le réveil est brutal pour les sommités de notre clergé médiatique peu au fait des usages diplomatiques

C’est, d’abord, une feuille confidentielle (IntelligenceOnline), de nous faire part, il y a déjà trois semaines des bruits inquiétants circulant dans les dîners en ville.

Jean Daspry
19 octobre 2020

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LE MINISTRE ALGERIEN DE LA COMMUNICATION/PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT (Professeur Ammar Belhimer à l’APS) COMMUNIQUE :

« Démocratisation de la méchanceté » et « passions tristes »

Vous avez à plusieurs reprises mis en garde contre le foisonnement des fake news sur les réseaux sociaux et dans la presse électronique. N’exagérez-vous pas le phénomène et son impact sur la société ?

Un sondage Immar d’avril 2019 répartissait ainsi les populations algériennes quotidiennement exposées aux médias :

  • Téléspectateurs : 18 millions ;
  • Internautes : 17 millions ;
  • Médias sociaux : 15,5 millions ;
  • Auditeurs : 3 millions ;
  • Lecteurs : 2,6 millions

Le poids des nouvelles technologies de communication ne fait donc point de doute. Il reste à connaître la qualité du message diffusé qui est, malheureusement, à bien des égards peu enviable.

La « violence expressive » qui se déverse ad nauseam sur nos réseaux sociaux est inadmissible. Elle menace le tissu social de banalisation de l’incivisme, de brutalisation, d’« ensauvagement », imposant ce que d’aucuns ont appelé une « démocratisation de la méchanceté » et d’autres l’expression de « passions tristes ».

Il ne pourrait être question de banalisation et de légitimation de la violence, sous quelque forme que ce soit, dans le débat public, où qu’il se déroule et quel que soit son enjeu.

Au-delà de l’anonymat (faussement protecteur) des internautes malveillants, la banalisation de la violence laisse libre cours aux « trolls », expression par laquelle on désigne « les internautes plus ou moins malveillants dont l’objectif est de « pourrir » des fils de discussion en générant artificiellement des polémiques ». Le « troll » « exprime un désaccord systématique avec ce qui se dit, dénigre ses interlocuteurs ou tient des propos absurdes dans le seul but d’irriter les autres participants à la discussion ».

Au-delà du « trolling » et de l’agressivité comme registre d’expression, que l’on pourrait réunir sous le terme d’« incivilités », le cyber-harcèlement militant et les discours de haine, même s’ils sont punis par la loi, en raison des dommages psychologiques qu’ils peuvent occasionner chez leurs victimes, ont également des effets néfastes sur le débat public et peuvent être considérés comme des atteintes au pluralisme démocratique car ils engendrent des phénomènes de censures collectives et d’autocensure qui appauvrissent le débat.

Dans pareil contexte où, tous les coups sont permis pour se faire de l’argent, les contenus haineux, au même titre que les contenus mensongers, constituent des produits informationnels particulièrement nocifs. L’Algérie a mis à jour son dispositif de lutte contre les dépassements dont vous faites mention. La répression des dépassements est-elle proportionnée ? Nous oeuvrons à rattraper un retard considérable et notre dispositif répressif n’est pas plus sévère que d’autres.

A cet égard, le législateur allemand n’a pas fait dans la demi-mesure en adoptant une loi, entrée en vigueur en janvier 2018, qui oblige notamment les plateformes à retirer les contenus haineux qui leur sont signalés en moins de 24 heures sous peine d’amendes pouvant atteindre les 50 millions d’euros.

Les autres pays de l’Union européenne s’accrochent peu à peu au wagon allemand, en allant, chacun de son côté, plus loin que le code de conduite mis en place en juin 2016 pour lutter contre les discours haineux illégaux.

En Algérie,  la loi n° 20-05 du 28 avril 2020 relative à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine (Joradp n°25 du 29 avril 2020) comprend 48 articles, répartis en 7 chapitres, traitant des mécanismes de prévention contre la discrimination et le discours de haine, dont l’Observatoire national de prévention et de protection des victimes de la discrimination et du discours de haine, en sus des règles procédurales, et tout ce qui se rapporte aux dispositions pénales, à la coopération judiciaire et aux peines définitives.

Est notamment passible d’une peine d’emprisonnement de deux (2) ans à cinq (5) ans et d’une amende de 200.000 DA à 500.000 DA, quiconque produit, fabrique, vend, propose à la vente ou à la circulation des produits, des marchandises, des imprimés, des enregistrements, des films, des cassettes, des disques ou des programmes informatiques ou tout autre moyen portant toute forme de discours pouvant provoquer la commission des infractions prévues par la loi.

Ces dispositions s’ajoutent au nouveau dispositif d’incrimination et de répression de la diffusion et de la propagation de fausses informations portant atteinte à l’ordre et à la sécurité publics.

L’amendement de l’article 196 bis du code pénal prévoit dans ce cadre de punir quiconque volontairement diffuse ou propage, par tout moyen, dans le public des nouvelles ou informations, fausses ou calomnieuses, susceptibles de porter atteinte à la sécurité ou à l’ordre public, compte tenu de l’effroi qu’ils sèment au sein des citoyens et du climat d’insécurité qu’ils génèrent dans la société.

Il prévoit, une peine délictuelle pour ces actes, consistant en l’emprisonnement d’un (1) an à trois (3) ans et une amende de 100.000 DA à 300.000 DA.

Pourquoi le ministère de la communication insiste tant sur le respect du droit ?

Le ministère de la communication ne peut pas se taire devant les publications électroniques nauséabondes attentant à l’honneur et à la dignité des responsables de l’Etat et saisira la justice chaque fois que de besoin pour que les sanctions les plus sévères soient prononcées contre leurs auteurs.

Pourquoi Ie ministère de la communication ne peut pas se taire devant pareilles dérives d’une presse de caniveau ? Parce que la loi l’article premier du décret exécutif n° 11-216 du 12 juin 2011 fixant ses attributions officielles le lui ordonne : « Dans le cadre de la politique générale du Gouvernement et de son plan d’action, approuvés conformément aux dispositions de la Constitution, le ministre de la communication exerce ses attributions sur l’ensemble des activités liés à la promotion, la consolidation de la démocratie et de la liberté d’expression ainsi qu’au développement de la communication ».

En l’espèce, il s’agit d’atteintes à la liberté d’expression bien comprise, dans le strict et absolu respect de la vie privée, du droit à l’image, du secret de la correspondance, de l’honneur et de la dignité des citoyens.

En tant que porte-parole du gouvernement, je suis tenu à la solidarité gouvernementale, ce qui m’autorise à recourir aux articles 144 et 146.

Je rappelle que l’article 146. (Modifié) édicte : « L’outrage, l’injure ou la diffamation commis par l’un des moyens énoncés à l’article 144 bis envers le parlement ou l’une de ses deux chambres, les juridictions ou envers l’armée nationale populaire, ou envers tout corps constitué ou toute autre institution publique, est puni des peines prévues à l’article ci-dessus. En cas de récidive, l’amende est portée au double. »

Par ailleurs, le recours récurrent à la norme juridique émane de notre conviction que le mépris de la caution juridique et la violation de la règle de droit, ou encore la non-exécution des décisions de justice, y compris – peut être bien plus – par notre corporation – car elle est tenue de donner l’exemple – sont antinomiques avec l’Etat de droit que nous aspirons à construire.

Vous remarquerez que les premiers chantiers du secteur portent sur le rapatriement des activités de communication sous l’empire du droit, qu’il s’agisse des sites électroniques, des agences de communication, de la publicité ou encore des chaines de télévision dites « thématiques », en dehors de l’action visant un exercice apaisé du métier de journaliste qui conjugue liberté et responsabilité.

Le réflexe, fortement ancré, du mépris de la règle de droit et son corollaire la sous-estimation de la caution juridique ont tendance à pousser des minorités actives à prendre des raccourcis autoritaires qui peuvent créer des situations de rupture dommageables et despotiques.

Ce qui est généralement appelé la dictature des 3,5 % selon des recherches effectuées par des universitaires de Harvard, dans le cadre des dispositifs de regime change, environ 3,5% de la population participant activement aux manifestations, avec un support électronique performant, souvent actionné de l’étranger, garantirait un changement politique « sérieux ». Aussi, un mouvement est considéré « comme un succès s’il atteignait pleinement ses objectifs à la fois dans l’année suivant son engagement comme résultat direct de ses activités ».


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HOMMAGE A SAMUEL PATY : POUR LA LIBERTE DE CONSCIENCE ET LE DROIT A L’INSTRUCTION.

A Dijon – La Libre Pensée est saisie d’effroi devant le crime barbare contre l’enseignant Samuel Paty. Elle assure sa famille, ses proches, ses collègues, ses amis de sa profonde empathie dans ce drame. La Libre Pensée leur témoigne sa profonde solidarité dans cette cruelle épreuve.

La Libre Pensée condamne fermement et énergiquement cet acte odieux d’un fanatique religieux qui s‘ajoute à d’autres assassinats commis par des religieux épris de haine envers l’Humanité.

Le dimanche 18 octobre 2020, la Libre Pensée était présente dans les rassemblements qui ont eu lieu

A LYON

Nous y étions, car tuer un être humain, c’est assassiner l’Humanité toute entière.

Nous y étions, car chaque être humain porte l’entière condition humaine.

Nous y étions, sans ostentation ni publicité, simplement par respect et solidarité dans une discrétion assumée.

Nous y étions pour marquer notre refus absolu que la chaine d’union de l’Humanité soit séparée d’un de ses maillons

A MONTPELLIER

Nous y étions, parce que la Fraternité doit toujours être plus forte que le rejet de l’autre

Nous y étions, mais pas avec les porteurs de haine qui utilisent ce drame épouvantable pour marquer de leur xénophobie une partie de la population qu’ils vouent aux gémonies.

Nous y étions, pour rendre hommage à cet enseignant dévoué à son métier qui est d‘instruire, c’est-à-dire de construire des êtres humains conscients, libres d’assurer leurs destinées.

Nous y étions, mais pas avec ceux qui parlent des autres pour mieux parler d‘eux-mêmes et se faire de la publicité à bon compte.

A PARIS

Nous y étions, parce que nous voulons un monde meilleur où chacun peut avoir sa place dans l’égalité de tous.

Nous y étions, mais pas avec ces médias, tels des vautours, qui s‘abreuvent du sang des victimes pour accroitre leurs audiences et qui donnent un perchoir toujours plus grand aux corbeaux de mauvaise augure porteurs de haine et xénophobie croissante.

Nous y étions, car la liberté, en premier lieu, la liberté de conscience et d’expression est notre bien le plus précieux.

A TOULOUSE

Nous y étions, mais pas avec les croque-morts qui se drapent dans les linceuls des autres pour mieux s’auto-glorifier et pour mieux justifier leur politique réactionnaire.

A VANNES

Nous y étions, car le véritable tombeau de Samuel Paty sera toujours dans le cœur de celles et de ceux qui l’ont aimé et dans la mémoire de celles et de ceux qui se souviendront de lui. Les Egyptiens dans la Haute-Antiquité pensaient qu’il y avait deux morts, d’abord quand l’âme quittait le corps et quand mourait la dernière personne qui avait prononcé votre nom.

Nous y étions, pour que le nom de Samuel Paty ne s’efface jamais dans nos mémoires et dans nos cœurs.

 

LA CHINE EST DESORMAIS LA PLUS GRANDE ECONOMIE DU MONDE – Graham Allison (transmis par Ahmed Bensaada), 18 octobre.

La Chine a maintenant déplacé les États-Unis pour devenir la plus grande économie du monde. Mesuré par le critère plus raffiné que le FMI et la CIA jugés désormais comme les meilleures mesures pour comparer les économies nationales, le rapport du FMI montre que l’économie chinoise est un sixième plus grand que celle des États-Unis (24,2 billions de dollars contre 20,8 billions de dollars américains). Pourquoi ne pouvons-nous pas admettre la réalité ? Qu’est-ce que ça veut dire ? 

Cette semaine, le FMI a présenté ses Perspectives de l’économie mondiale 2020 donnant un aperçu de l’économie mondiale et des défis à venir. Le fait le plus gênant dans le rapport est que les Américains ne veulent pas entendre – et même lorsqu’ils le lisent : la Chine a maintenant remplacé les États-Unis pour devenir la plus grande économie du monde.  Le rapport du FMI montre que l’économie chinoise est un sixième plus grande que celle des États-Unis (24,2 billions de dollars contre 20,8 billions de dollars américains).

Malgré cette déclaration sans ambiguïté des deux sources les plus fiables, la plupart de la presse grand public – à l’exception de The Economist – continue de signaler que l’économie américaine est numéro 1. Alors, que se passe-t-il ?

Évidemment, mesurer la taille de l’économie d’un pays est plus compliqué qu’il n’y paraît. En plus de collecter des données, il faut sélectionner un critère approprié. Traditionnellement, les économistes ont utilisé une métrique appelée MER (taux de change du marché) pour calculer le PIB. L’ économie américaine est considérée comme la référence – reflétant le fait que lorsque cette méthode a été développée dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis représentaient près de la moitié du PIB mondial. Pour les économies des autres pays, cette méthode additionne tous les biens et services produits par leur économie dans leur propre monnaie, puis convertit ce total en dollars américains au «taux de change du marché» actuel. Pour 2020, la valeur de tous les biens et services produits en Chine devrait atteindre 102 billions de yuans. Convertie en dollars américains au taux du marché de 7 yuans pour 1 dollar, la Chine aura un PIB de 14,6 billions de dollars contre un PIB américain de 20,8 billions de dollars.

Mais cette comparaison suppose que 7 yuans achètent la même quantité de marchandises en Chine que 1 dollar aux États-Unis. Et évidemment, ce n’est pas le cas. Pour rendre ce point plus facile à comprendre, The Economist Magazine a créé le « Big Mac Index » à partir duquel le graphique en haut de cet article est dérivé. Comme le montre cet indice, pour 21 yuans, un consommateur chinois peut acheter un Big Mac entier à Pékin. S’il convertissait ces yuans au taux de change actuel, il aurait 3 $, ce qui n’achèterait qu’un demi-Big Mac aux États-Unis.En d’autres termes, en achetant la plupart des produits de hamburgers et de smartphones, aux missiles et aux bases navales, les Chinois obtiennent presque deux fois plus pour chaque dollar.

Reconnaissant cette réalité, au cours de la dernière décennie, la CIA et le FMI ont développé un critère plus approprié pour comparer les économies nationales, appelé PPP (parité de pouvoir d’achat). Comme l’explique le rapport du FMI, le PPA «élimine les différences de niveaux de prix entre les économies» et compare ainsi les économies nationales en termes de quantité que chaque nation peut acheter avec sa propre monnaie aux prix que les articles y vendent. Alors que le MER indique combien les Chinois obtiendraient aux prix américains, le PPP indique combien les Chinois obtiennent aux prix chinois.

Si les Chinois convertissaient leur yuan en dollars, achetaient des Big Mac aux États-Unis et les emmenaient chez eux dans l’avion pour la Chine pour les consommer, il serait approprié de comparer les économies chinoise et américaine en utilisant le critère MER. Mais au lieu de cela, ils les achètent dans l’un des 3300 établissements McDonald’s de leur pays d’origine, où ils coûtent la moitié de ce que les Américains paient.

Expliquant sa décision de passer du RFG au PPP dans son évaluation annuelle des économies nationales – qui est disponible en ligne dans le Factbook de la CIA – la CIA a noté que «le PIB au taux de change officiel [RFG PIB] sous-estime considérablement le niveau réel de la production de la Chine vis – vis-à-vis du reste du monde. Ainsi, à son avis, les PPP «constituent le meilleur point de départ disponible pour comparer la force économique et le bien-être entre les économies». Le FMI ajoute en outre que «les taux du marché sont plus volatils et leur utilisation peut produire des fluctuations assez importantes des mesures agrégées de la croissance, même lorsque les taux de croissance dans chaque pays sont stables».

En somme, si le critère auquel la plupart des Américains sont habitués montre toujours que l’économie chinoise est un tiers plus petite que les États-Unis, quand on reconnaît le fait qu’un dollar achète près de deux fois plus en Chine qu’aux États-Unis, l’économie chinoise est aujourd’hui un sixième de plus que l’économie américaine.

Et alors ? S’il s’agissait simplement d’un concours pour le droit de se vanter, choisir une tige de mesure qui permet aux Américains de se sentir mieux dans leur peau a une certaine logique. Mais dans le monde réel, le PIB d’une nation est la sous-structure de sa puissance mondiale. Au cours de la dernière génération, alors que la Chine a créé la plus grande économie du monde, elle a remplacé les États-Unis en tant que principal partenaire commercial de presque toutes les grandes nations (juste l’année dernière en ajoutant l’Allemagne à cette liste). Il est devenu l’atelier de fabrication du monde, y compris pour les masques faciaux et autres équipements de protection comme on le voit actuellement dans la crise des coronavirus. Grâce à une croissance à deux chiffres de son budget de la défense, ses forces militaires ont progressivement changé la bascule du pouvoir dans les conflits régionaux potentiels, en particulier à Taiwan. Et cette année, la Chine dépassera les États-Unis en termes de dépenses de R&D, conduisant les États-Unis à un «point de basculement en R&D» et en compétitivité future.

Pour que les États-Unis relèvent le défi de la Chine , les Américains doivent prendre conscience du fait horrible: la Chine nous a déjà dépassés dans la course pour devenir la première économie mondiale. De plus, en 2020, la Chine sera la seule grande économie à enregistrer une croissance positive: la seule économie qui sera plus grosse en fin d’année qu’elle ne l’était au début de l’année. Les conséquences pour la sécurité américaine ne sont pas difficiles à prévoir. Une croissance économique divergente enhardira un acteur géopolitique toujours plus affirmé sur la scène mondiale.

Graham T. Allison  est professeur de gouvernement Douglas Dillon à la Harvard Kennedy School. Il est l’ancien directeur du Belfer Center de Harvard et l’auteur de Destined for War: Can America and China Escape Thucydides’s Trap?

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Au Sénat et à l’Assemblée, notre chef d’état-major a évoqué l’indignation suscitée par les propos de l’ex-otage libérée au Mali, qui a dénommé « groupes d’opposition armés » ceux que notre armée et notre gouvernement affrontent et désignent comme ennemis terroristes. Inversement j’ai souvent critiqué nos médias parlant de « rebelles » en Syrie au lieu de groupes et mercenaires armés. Certes l’armée française ne prend pas d’otages civils, mais à Raqqa et à Mossoul elle a bombardé massivement sur les quartiers civils. On l’a poussé à opérer en Syrie sans une réelle attention au droit international, en Iraq sans vraiment maîtriser la violence de sa coalition, pour un objectif politique guère transparent. Le courageux colonel français qui a osé l’écrire dans la revue de défense nationale en janvier 2019 fut vite censuré. Bush et Blair furent de vrais terroristes qui restent à juger, Sarkozy est encore présumé innocent…

Bernard Cornut

 

  1. Avec le couvre-feu, Tintin poursuit ses aventures au pays des microbes. Après les masques inexistants, les tests insuffisants, le dépistage en panne, les hôpitaux à la ramasse, son comparse Castex prend une tête de croque-mort pour expliquer les détails d’un plan qui se veut ‘en amont’ de la crise, qui est déjà là. On en reparle le 1er décembre.
  2. Le ministre délégué à la Citoyenneté Marlène Schiappa propose de donner du travail journalier aux petits délinquants qui dans les quartiers, contribuent aux trafics de drogue. Leur rémunération les inciterait à abandonner leurs tâches actuelles. On imagine qu’ils ne seraient pas payés au Smic ?
  3. Attaque intolérable contre la santé des femmes la semaine dernière à l’Assemblée. En repoussant de deux mois la possibilité d’un avortement (IVG en novlangue), le médecin devra au préalable écraser le crane du fœtus, partiellement osséifié à cet âge – avec les risques qu’on imagine pour la mère. Il serait beaucoup plus sage de laisser le fœtus venir à terme. Et de le faire disparaître après la naissance – sans risque alors pour la mère.
  4. Les espions russes ne sont plus ce qu’ils étaient. Même pas capables de faire disparaître l’opposant Navalny, avec un Poutine qui doit désormais se justifier. Dans ce genre d’entreprise, mieux vaux faire appel à des professionnels. L’Arabie Saoudite de Mohamed Ben Salman offre à cet égard de bien meilleures références.
  5. Les israéliens avaient l’habitude de dire « qu’ils ne peuvent pas négocier avec les palestiniens parce qu’il n’y a pas d’interlocuteur ». Erreur. Le ministre israélien de l’Immigration interviewé par la chaine sioniste i24News le confirme : « Le minimum de ce que veulent les palestiniens est incompatible avec le maximum de ce que nous sommes prêts à leur accorder. C’est pour cela qu’il n’y a pas de négociation ». CQFD

Dinall’uill

 

MONCEF AL-MARZOUKI : NOUVEAU SOLDAT RECRUTE PAR RACHAD…

« Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien ? » le livre de l’auteur algérien Ahmed Bensaada, publié cet été, a eu deux conséquences.

Il a non seulement mis à nu les tentatives de récupération du mouvement béni des Algériens par la nébuleuse islamiste qui a applaudi les massacres terroristes durant la décennie noire, mais il a aussi levé le voile sur les accointances et ramifications de cette nébuleuse avec des ONG internationales, en activité pour le démantèlement des états au nom des droits de l’homme et au profit des intérêts américano-sionistes et atlantistes. 

Le livre d’Ahmed Bensaada a évoqué les noms de Mustapha Bouchachi, Zoubida Assoul et Karim Tabbou, cités par le sociologue Lahouari Addi pour composer une présidence collégiale afin de succéder à un cinquième mandat, concocté par la Issaba pour pérenniser la corruption et le pillage organisé des richesses du peuple algérien. 

Le livre de Ahmed Bensaada a présenté les arguments et les documents de financement de ces ongistes par des institutions américaines comme la NED connues pour leur hostilité aux pays qui refusent le diktat américain. Cela a laissé sans voix les Zoubida Assoul, Mustapha Bouchachi et Karim Tabbou pourtant connus pour leurs logorrhées publiques.  Ce sont leurs acolytes, médias et comptes de réseaux sociaux, aussi financés par des ONG occidentales, qui se sont chargés de la sale besogne de s’attaquer à Ahmed Bensaada, sans même lire son livre, en faisant valoir leur talent de baragouineurs, excellant dans le pathos et l’éthos, les diarrhées verbales et l’invective, sans jamais offrir un seul argument objectif au lecteur algérien.

Ainsi, on a assisté à l’entrée en scène de Mourad Dhina, du mouvement Rachad, bien établi en terre helvétique. Ce dernier a réussi à rallier à sa cause terroriste certains pseudo-démocrates qui ont craché sur la mémoire de leurs anciens compagnons tombés sur le champ d’honneur de la liberté, assassinés par la horde sauvage que soutenait le terroriste. Dhina, à l’instar de Lahouari Addi, n’avancera rien pour mettre en échec les arguments avancés par Ahmed Bensaada. Il se contentera de dénigrer la personne, via des étiquettes stéréotypées, l’accusant de faire partie du système, sachant que le contenu du livre « Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien » insiste sur la nécessité de maintenir le mouvement populaire dans son algérianité exclusive, tout en avançant des arguments de tentatives de récupération du Hirak béni par des forces liées à des agendas étrangers.

Faute d’arguments, la nébuleuse représentée par Mourad Dhina, Larbi Zitout et Abbas Aroua se sont attachés les services de l’ancien président tunisien, l’islamiste Moncef Al Marzouki, notoirement financé par le Qatar, tout comme Rachad.

Le Mercato politique d’Al Marzouki

Le « Koutayeb » qui devient un cauchemar pour les desseins de Rachad

Selon Rachad, inféodé au FIS dissous et à l’internationale islamiste, il a été fait appel à des universitaires algériens (sans les nommer) ainsi qu’à l’ancien président tunisien Moncef Al Marzouki pour répondre à Ahmed Bensaada et à son livre, qualifié d’opuscule et de « koutayeb » (petit livre) par Larbi Zitout. Mais, il faut reconnaitre que le « koutayeb » aura réussi à dévoiler les accointances de certains « ténors » avec les organismes américains d’« exportation » de la démocratie dans certains pays arabes ciblés et à mettre en échec le plan concocté pour introniser l’obscurantisme au nom de la promotion de cette même démocratie. Et ces gens-là peuvent-ils nous expliquer pourquoi il y a autant de monde pour répondre au livre de Ahmed Bensaada si ce n’est qu’un « koutayeb »?

Al Marzouki rattrappé par son passé lié au terrorisme en Syrie

Intronisé au pouvoir en Tunisie, à l’occasion de la chute du régime de Zineddine Ben Ali, Moncef Al Marzouki devient le soldat de la politique destructrice des états-nations menée par le petit émirat du Qatar, valet de la confrérie internationale des Frères Musulmans.

Al Marzouki ouvrit la Tunisie aux propagandistes de l’OTAN et de l’internationale islamiste qui n’ont pas lésiné sur les moyens pour mettre certains pays arabes à feu et à sang, comme c’était le cas pour la Syrie et la Libye.

Sur ce registre, il accueillit en décembre 2011, sur le sol tunisien, la première réunion des « Amis de la Syrie », qualifiée par le ministre syrien de l’Information, Adnane Mahmoud, de réunion des « Amis de Washington et des ennemis de la Syrie ». Il reconnaîtra le Conseil national syrien (CNS) comme « représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique ». Sur ce plan, il fut accusé par les dirigeants syriens et les médias tunisiens d’être complice de l’envoi de terroristes tunisiens vers la Syrie.

Manquant de vision politique et sans mesurer ni ses paroles ni ses actes, Moncef Marzoui, le valet de « Cheikha Mouza » (surnommée Lady Banana; mouza étant la banane en arabe), appela en 2012 le président syrien Bachar El Assad à quitter le pouvoir. Dans un entretien accordé au quotidien panarabe Al-Hayat, il souligna que « le régime de Damas est fini ». « Tu partiras d’une manière ou d’une autre. Tu partiras mort ou tu partiras vivant, et c’est mieux pour toi et pour ta famille de partir vivants », dira-t-il, montrant au passage son amateurisme politique. Huit ans plus tard, le président Syrien Bachar El Assad est toujours au pouvoir et a réussi à vaincre le terrorisme international et les plans américano-sionistes, alors que l’ex-président tunisien, chassé du pouvoir en Tunisie faute d’ancrage populaire, demeure salarié chez « les émirs démocrates » de Doha.

Propagandiste du Makhzen, hostile à l’Algérie

Exilé durant quelques années au Maroc, Al Marzouki n’a jamais porté l’Algérie dans son cœur comme l’indique son alignement à la version marocaine concernant la fermeture des frontières terrestres de l’Algérie avec le régime du Makhzen, accusant au passage Alger de bloquer l’édification de l’Union du Maghreb Arabe. L’homme du passé qui tente d’incarner le futur, a été désavoué par les membres de sa formation politique le Congrès pour la République et cherche aujourd’hui une nouvelle virginité pour se repositionner.

Al Marzouki veut saborder les bons rapports algéro-tunisiens

Aux dernières nouvelles, l’ancien occupant du palais de Carthage tente de semer la zizanie entre l’Algérie et la Tunisie et les bons rapports qui lient les deux pays frères.

Mehdi Messaoudi

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