Observatoire Géostratégique

numéro 205 / 19 novembre 2018

CHRETIENS MARONITES : LA FIN D’UNE GUERRE DE 40 ANS…

Bkerké (Liban), siège du Patriarcat maronite, 14 novembre.

A 25 kilomètres au nord de Beyrouth, le siège du patriarcat maronite a pris des allures de forteresse. Pas un mètre carré qui ne soit contrôlé par les Forces spéciales des services de renseignement de l’armée. L’habituel ballet des limousines noires qui ponctue régulièrement les soubresauts de la vie politique du Pays du Cèdre… Les équipes de télévision et leurs harnachements moyenâgeux collent au décor. Des armoires à glace en costume avec un scoubidou dans l’oreille courent dans tous les sens. Certains jouent les importants, d’autres surveillent le crépuscule qui vient… songeant peut-être à cette nuit du 12 au 13 juin 1978 qui enveloppa la tuerie d’Ehden et sa trentaine de victimes civiles.

Samir Geagea, le chef des Forces libanaises/FL (extrême-droite), est arrivé le premier, accompagné de son épouse – la députée de Bcharré – Sethrida Geagea, suivi une dizaine de minutes plus tard de Sleiman Frangié – le chef des Marada (Chrétiens du nord) – accompagné de son fils le député Tony Frangié. Très ému, Sleiman Frangié a d’abord salué le patriarche Mgr Béchara Raï avant de serrer la main de Samir Geagea, paraissant très tendu. Puis les deux délégations se sont congratulées. Celle des FL qui accompagnait Samir Geagea était composée des députés Antoine Habchi, Chawki Daccache et Joseph Ishak, des ex-députés Fady Karam et Antoine Zahra, ainsi que du directeur du bure au des FL du Liban-Nord Tony Chidiac. Pour sa part Sleiman Frangié était entouré des députés Farid Haykal el-Khazem et Fayez Ghosn, du ministre sortant Youssef Fenianos et des anciens ministres Youssef Saadé et Rony Araïji.

PERSPECTIVE « SACREE »

Dès ses premiers mots, le patriarche Mgr Raï a tenu à placer cette réconciliation dans une perspective spirituelle, « sacrée » a-t-il dit en citant le psaume 133 : « qu’il est bon et qu’il est agréable pour des frères de se trouver ensemble », en poursuivant : « nous sommes fils d’un même père et donc nous sommes frères (…) Dieu veut que nous nous rencontrions et que nous tournions la page pour vivre heureux et dans la paix, pour que l’amitié nous unisse ».

Le patriarche s’est fait encore plus solennel pour conclure : « à Bkerké, nous sommes avec les institutions étatiques, contre les binômes et les trinômes. Si nous devons parler du bipartisme au Liban, il n’y en a qu’un seul : deux ailes égales et complémentaires, les Musulmans et les Chrétiens. C’est cela le secret du Liban dans sa diversité, son rôle et son message pour l’ensemble des Proche et Moyen-Orient ».

Une réunion à huis clos d’une heure environ a ensuite été tenue entre Mgr Raï et Messieurs Frangié et Geagea, à l’issue de laquelle les deux parties ont publié un communiqué détaillant les contours de la réconciliation. Le point essentiel de ce texte insiste sur la nécessité pour chacune des parties de respecter l’autre, sans chercher à l’éliminer, malgré les différences d’orientations politiques.

Le document d’entente de Bkerké entre les Marada et les FL a été lu intégralement par Mgr Joseph Naffah. L’article trois est essentiel : « la rencontre se base sur le principe de l’attachement de chacune des parties à ses convictions et ses constantes politiques. Elle ne lie pas la liberté de ses choix et de ses orientations politiques et ne comporte pas d’obligations déterminées. Il s’agit d’une décision de transcender une étape douloureuse et de poser les fondations d’un dialogue constant en vue d’horizons ouverts. La divergence d’opinion politique au sein d’un pays souverain n’empêche pas la rencontre autour de questions nationales, humanitaires et sociales avec le souci permanent de réduire autant que possible les divergences politiques ».

RECONCILIATION ET VERITE

Comme au Chili, en Argentine, en Afrique du Sud, au Maroc et en Algérie, les processus de paix et de réconciliation ont été précédés ou ont été accompagnés par des commissions d’enquête et des investigations historiques. Celles-ci ont été chargées d’établir la vérité des faits, ou tout au moins de s’en rapprocher le plus possible, l’histoire et ses ruses n’étant jamais épuisables, ni véritablement épuisées. Dans cette perspective, les Libanais seraient en droit, aujourd’hui, de demander des explications, sinon des comptes sur les quelques 17 000 disparus durant la guerre civile entre 1975 et 1990.

Pour une approche historique concernant les affrontements interchrétiens durant la guerre du Liban (1975 – 1990), on peut toujours lire ou relire le grand classique « Guerres maronites » de la politologue Régina Sneifer, paru aux éditions de l’Harmattan en mars 1994. Concernant les événements de la fameuse nuit du 12 au 13 juin 1978, durant laquelle un commando des Kataëb (du parti Phalangiste) assassina Tony Frangié, sa femme Véra et leur petite fille Jihane âgée de trois ans, ainsi que vingt-huit villageois, l’auteur de ces lignes a enquêté durant trois ans pour la rédaction d’un livre paru en mai 20091.

Il est donc particulièrement pénible de lire dans le quotidien L’Orient-le-Jour du jeudi 15 novembre 2018, sous la plume de Yara Abi Akl, un récit tronqué, sinon parfaitement idéologique cherchant à minimiser la participation de Samir Geagea aux événements de cette terrible nuit.

Richard Labévière

1 Richard Labévière : La Tuerie d’Ehden ou la malédiction des Arabes chrétiens. Editions Fayard, mai 2009.

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BARNUM MÉMORIEL : DOUBLE CONFUSION, DOUBLE PEINE…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir » avait coutume de dire le maréchal Foch. C’est vraisemblablement de cette maxime dont Jupiter s’est largement inspiré pour entreprendre son exercice « d’itinérance mémorielle » au début du mois de novembre 2018 dans l’Est et le Nord de la France1. Exercice conclu en apothéose à Paris par les célébrations du centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, la grande « boucherie » du début du siècle dernier (10 millions de morts)2. Le président de la République a délaissé un temps l’atmosphère agitée et délétère du microcosme parisien pour retrouver la sérénité et le recueillement des cimetières et des monuments aux morts de la province (les « Territoires », terme impropre mais consacré dans le langage du monde nouveau)3. Mais, chassez le naturel, il revient au galop.

En dépit de son souhait de s’en tenir à la stricte commémoration des batailles d’hier, Emmanuel Macron est invariablement rattrapé par ses bourdes à répétition du moment. Avec bonheur, il tombe à pieds joints dans les pièges qu’il a lui-même armés. Emmanuel Macron n’est-il pas le meilleur ennemi d’Emmanuel Macron ? Un siècle après, ne s’est-il pas lourdement trompé de combat ? Si l’on veut résumer en quelques mots cette semaine riche en évènements conjuguant passé très glorieux et présent moins glorieux, l’on pourrait dire qu’Emmanuel Macron – volontairement ou involontairement – a excellé dans la double confusion (entre histoire et actualité, entre paix et sécurité) qui se traduit par la double peine (de ses actes et de ses omissions). Une fois encore, la politique verticale du en même temps jupitérien rencontre rapidement ses limites intrinsèques, celles du tout et de son contraire. Cela s’appelle tout bonnement un énorme enfumage.

LA CONFUSION DES MORTS ET DES VIVANTS

Vouloir jouer en même temps les rôles de conseiller mémoriel (fleurir quelques tombes dans les cimetières peuplés des morts de la Première Guerre mondiale) et de conseiller pôle emploi (conseiller aux sans-emplois de traverser la rue pour trouver un travail) est toujours un exercice périlleux qui peut conduire droit dans le mur. Emmanuel Macron vient d’en faire l’amère expérience. On ne joue pas avec les morts pour plaire aux vivants.

Célébrer le courage des morts : un exercice particulièrement salutaire

Il aurait été difficile, voire impensable que le président de la République, grand maître des horloges et « garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités »4 ne célèbre pas dignement le sacrifice de ces millions de citoyens français et d’Outre-mer venus se battre pour défendre l’intégrité du territoire. Le moins que l’on puisse dire est qu’il aura mis les petits plats dans les grands pour faire État de la grandeur de la France, pour commémorer ce moment où toutes les cloches de France ont retenti le 11 novembre 19185 (étrange coïncidence à Berlin, on célébrait dans une ambiance pesante le 80ème anniversaire du pogrom organisé par les nazis en novembre 1938, plus connu sous l’appellation de « Nuit de cristal »6). En dehors de son « itinérance mémorielle » au fil des « Territoires » (il tient conseil des ministres à Charleville-Mézières) débutée à Strasbourg et conclue à Rethondes avec Angela Merkel7, Emmanuel Macron convoque dans la capitale 70 chefs d’État et de gouvernement – des plus aux moins fréquentables8 – pour célébrer cet anniversaire avec faste et apparat : dîner chic au Musée d’Orsay réquisitionné pour la circonstance, déjeuner à l’Élysée pour les messieurs et au château de Versailles pour les dames, concert à la philharmonie, beau discours lyrique du chef de l’État à l’Arc de Triomphe stigmatisant le nationalisme et le refus du multilatéralisme9, véritable plaidoyer pour la paix10, Forum de la paix à La Villette snobé par Donald Trump…

Rien n’a été omis. Emmanuel est grand prince surtout avec l’argent du contribuable. L’ancien membre de l’Inspection des Finances, ancien « trader » de la banque Rothschild et ex-ministre de l’Économie en connaît un rayon sur l’art de dépouiller les honnêtes gens le plus légalement et le plus immoralement du monde. Cela ne s’apprend pas. C’est inné chez Manu. Vivre à grandes guides, il connait cela par cœur. Mais que ne ferait-on pas pour célébrer nos morts qui n’en peuvent mais après avoir connu l’enfer des tranchées, de la boue, des bombardements permanents, de l’utilisation pour la première fois des armes chimiques… ? La pratique des commémorations fait partie intégrante de la panoplie du mécano de la ‘General’11, Emmanuel Macron. Elle se retourne contre lui comme par une sorte d’effet boomerang surtout lorsqu’il traite les Allemands mieux que les Britanniques.

Mais la situation se complique quelque peu lorsque l’on s’emmêle volontairement les pinceaux, pour employer une expression triviale, entre la grande politique que représente l’Histoire et la politicaillerie que représente l’actualité qui charrie toutes les âneries des réseaux sociaux et autres plaisanteries numériques, entre le national et l’international12.

Célébrer la bassesse des vivants : un exercice particulièrement hasardeux

Avant toute chose, revenons sur le mot de la semaine, celui d’itinérance, concept tel qu’il nous est présenté par le très sérieux quotidien Le monde : « Hollande avait inventé les déambulations présidentielles. Macron choisit l’itinérance mémorielle. Drôles de mots. Car si l’itinérance est, dans son acception littéraire, le ‘caractère de qui se déplace’ (Larousse), c’est aussi la traduction des frais de ‘roaming’, facturés lorsqu’on utilise son smartphone à l’étranger. Or, en anglais, ‘to roam » signifie… déambuler. La continuité de l’État, sans doute »13. On devine toute l’ambiguïté de cette expression qui surgit dans la cervelle des communicants d’Emmanuel Macron afin de redresser sa courbe de popularité en chute libre depuis le début de l’été 2018 après la « tempête dans un verre d’eau » (dixit Manu) de l’affaire Benalla.

Revenons à nos moutons et à notre premier de cordée bien aimé adepte du grand écart permanent ! Emmanuel Macron saisit l’occasion de son tour de France des cimetières pour se livrer à une rencontre avec la France d’en bas. En bon français, il n’a pas été déçu du voyage tant la colère gronde dans les chaumières de notre Douce France. Hausse de la CSG pour les privilégiés de retraités, annonce d’une hausse des carburants (justifiée par la formule : « c’est pas bibi ») pour jouer les écolos, hausse que compenseraient des cours de code dispensés dans les écoles pour réduire le prix du permis de conduire (!), plans sociaux…

Toutes choses qui ne passent pas bien et qui ont valu au chef de l’État quelques sifflets, injures et quolibets. Colère que n’est pas parvenue à calmer une « tournée » offerte dans un bar PMU à l’intention des présents. Emmanuel Macron est rattrapé par son impopularité qui trouve sa source, en grande partie, dans son arrogance et sa morgue énarchique. Sa promenade de santé se transforme rapidement en parcours du combattant14. Décidément, la vie jupitérienne n’est pas un long fleuve tranquille. La stratégie présidentielle commence à montrer des signes d’essoufflement…

La journaliste, Natacha Polony, avec le sens de la formule acérée qui la caractérise, résume parfaitement les tenants et aboutissants de ce barnum jupitérien :

« Reconquérir les ‘territoires’. Dans le récit cousu d’un joli fil blanc par les communicants de l’’Élysée, ‘l’itinérance macronienne » – comprenons bien que dans la start-up nation des Séguéla de bazar, un président ne visite plus une ville et ne rencontre plus de citoyens. Il pratique ‘l’itinérance’ et la ‘déambulation’ – l’itinérance, donc, permettre à Emmanuel Macron, tout en surjouant avec le lien avec l’histoire, de reconquérir les ‘territoires’ »15.

Et c’est là que le bât blesse, jouer sur le registre du temps médiatique (polémique sur le prix des carburants, sur les migrants lancée par la représentante personnelle du président de la République pour la Francophonie16) et du temps historique (polémique sur le maréchal Pétain17) en même temps est problématique et hasardeuse. La collision entre ces deux temps est toujours dangereuse (« Cette itinérance doit être l’occasion de lier les douleurs d’hier et d’aujourd’hui » décrète Emmanuel Macron). Ce qui a bien entendu été le cas comme cela était largement prévisible pour tous les citoyens doués d’un minimum de bon sens. Toute chose que l’on n’enseigne pas encore à l’école nationale d’administration (ENA) qui cultiverait plutôt la science de l’arrogance et du mépris de Caste18. Comme s’agace un député : « on ne retient que lorsque le président croise des Français, il se fait engueuler » (« Casse-toi » lui lance un manifestant lors de son déplacement à Arras).

Telle est malheureusement la dure réalité et les « vents mauvais » que le président de la République doit affronter ! Il ne se passe pas une seule journée de cette « itinérance mémorielle » sans que ne surgisse une nouvelle polémique autour des propos du président de la République sur des sujets divers et variés !19 Jupiter excelle dans la gaffe médiatique avec un talent que nul ne lui conteste tant il possède un art consommé de la bourde à répétitions.

Guillaume Berlat
19 novembre 2018

1 Virginie Malingre, Le bonheur mémoriel de Macron, Le Monde, 10 novembre 2018, p. 10.
2 Michel Gurfinkiel, La conférence de la paix se réunit à Paris, Valeurs actuelles, 8 novembre 2018, pp. 72-73-74-75.
3 Gérard Courtois, Les travers d’une « itinérance », Le Monde, 14 novembre 2018, p 27.
4 Article 5 de la Constitution du 4 octobre 1958 compris dans le Titre II intitulé « Le président de la République », www.conseilconstitutionnel.fr
5 Natacha Polony, 11 novembre 2018. Ne pas les tuer une seconde fois, Marianne, 9-15 novembre 2018, pp. 48-49-50
6 Thomas Wieder, Ambiance pesante à Berlin pour commémorer la Nuit de cristal, Le Monde, 11-12 novembre 2018, p. 3.
7 Marc Semo, Le front Macron-Merkel face à Trump, Le Monde, 13 novembre 2018, p. 2.
8 Caroline Fourest, Erdogan en goguette à Paris, Marianne, 9-15 novembre 2018, p. 46.
9 « Additionner nos espoirs, au lieu d’opposer nos peurs », Le Monde, 13 novembre 2018, p. 15.
10 François-Xavier Bourmaud, Macron se pose en chef de file du camp de la paix, Le Figaro, 12 novembre 2018, pp. 1-2-3.
11 Guillaume Berlat, Jupiter diplomate, le mécano de la General, www.prochetmoyen-orient.ch , 2 juillet 2018.
12 Guillaume Tabard, L’impact national de l’image internationale, LE Figaro, 10-11 novembre 2018, p. 4.
13 Le mot de la semaine. Itinérance. Le Monde, l’Époque, 11-12 novembre 2018, p. 4.
14 Cédric Pietralunga/Virginie Malingre, Le parcours du combattant d’Emmanuel Macron. La semaine « d’itinérance mémorielle » a été ponctuée de rencontres houleuses avec les Français, Le Monde, 11-12 novembre 2018, p. 6.
15 Natacha Polony, Quand le missionnaire de l’Élysée visite des territoires, Marianne, 9-15 novembre 2018, p. 3.
16 Agence Reuters, Leïla Slimani condamne des propos de Macron sur les migrants, www.mediapart.fr , 10 novembre 2018.
17 Ellen Salvi, Après ses propos sur Pétain, les historiens jugent sévèrement Macron, www.mediapart.fr , 10 novembre 2018.
18 Laurent Mauduit, La Caste, La Découverte, 2018.
19 Marcelo Wesfreid, Emmanuel Macron tente de faire des polémiques, Le Figaro, 9 novembre 2018, p. 6.

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EN SYRIE, L’OCCIDENT ENCOURAGE TOUJOURS LES PROVOCATIONS – Michel Annequin, 17 novembre. En Syrie, l’Occident encourage toujours les provocations Encore un bel exemple du parti des pris des médias à propos de ce qui se passe en Syrie. Plusieurs témoignages recueillis sur place attestent des efforts déployés par certains groupes terroristes pour faire entrer dans le pays des armes chimiques et des produits toxiques. Au mépris de la vie des populations civiles qu’ils prennent en otage depuis le début du conflit, les islamistes cherchent toujours à mener des actions de provocation. Ces ultimes efforts de déstabilisation sont menés avec la complicité des Casques blancs et le soutien des capitales occidentales qui n’ignorent rien de leur double-jeu et de l’affiliation de leurs principaux chefs à des unités combattantes d’al Qaida. Cette alliance contre nature mine les efforts de réconciliation qu’encouragent le gouvernement syrien et la Russie dont on a amplifié le rôle militaire pour en minimiser l’engagement en faveur de solutions diplomatiques et humanitaires. Les avertissements lancés devant le Conseil de sécurité et étayés par des documents et des témoignages sont restés lettre morte.  Evidemment, si de nouvelles attaques chimiques ont lieu, les responsables politiques occidentaux et les nervis de ces manoeuvres mortifères que sont les médias, les pseudos experts indépendants et les faux défenseurs de droits de l’homme dénonceront à l’unisson les crimes commis par le pouvoir syrien avec l’appui de la Russie et de l’Iran. Quant à ceux qui essaient de casser cette manipulation en montrant l’ignominie du mensonge, ils seront accusés de colporter des fakes news. Mais tôt où tard, les historiens feront leur travail et la vérité éclatera sur cet épisode tragique de notre histoire contemporaine. Pour l’heure, il est évident que le but principal de ces provocations chimiques ne vise qu’à donner une nouvelle occasion aux Etats-Unis, à la France et la Grande-Bretagne pour mener des frappes contre un pouvoir qui n’est pas à leur botte.  Qui viole le droit international ? Qui viole la charte des Nations Unies ?  Tout cela ne vise qu’à saper la mise en place du processus politique parce que l’issue qui se dessine n’est pas celle qu’ils imaginaient.
 
 
NOUVELLE ANNULATION D’UN COLLOQUE – Agences, 15 novembre. Un nouveau colloque de l’IHEDN co-organisé par l’AR4 (Bourgogne) de l’Institut et le CNC-IHEDN sur le thème de l’endoctrinement salafiste et de la radicalisation vient d’être annulé pour cause d’oukase du plus haut niveau. L’IHEDN serait-il devenu un préoccupant centre de subversion ? Doit-on considérer qu’un Général de Division de Gendarmerie et le Maire de Dijon qui devaient intervenir dans ce colloque sont de dangereux révolutionnaires ? Les problèmes de terrorisme et de radicalisation sont-ils du seul ressort et de la seule compétence des autorités préfectorales ? Il semblerait que oui puisque : « Le Directeur de Cabinet (du Préfet de région) ainsi que la chargée de mission radicalisation de la Préfecture n’ont pas souhaité que la société civile et associative puisse intervenir sur un thème qu’ils estiment ne relever que de leurs uniques prérogatives ».
 
 
DEUXIEME PORTE-AVIONS – Agences, 15 novembre. Le président de la République était hier à bord du Charles de Gaulle, en phase de remontée en puissance à l’issue de sa refonte à mi-vie. Interrogé sur l’opportunité de construire un ou deux nouveaux porte-avions, Emmanuel Macron a annoncé que la décision serait prise sous deux ans. « Il est aujourd’hui trop tôt pour le dire. J’ai lancé les études, dans 18 mois, c’est l’année 2020 qui sera opportune pour prendre une telle décision ».
 
 
BREXIT : DU MÉPRIS À LA HAINE DES PEUPLES – Guillaume Berlat. « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » déclarait le 16ème président des États-Unis, Abraham Lincoln, il y a deux siècles déjà ! À s’en tenir à cette définition, il semble que les pays de l’Union européenne soient de moins en moins des démocraties. Et cela en contradiction flagrante avec la Charte des droits fondamentaux adoptée en 20001. En effet, une grande partie de l’intelligentsia européenne éprouve désormais une peur panique des peuples de l’Europe accusés de tous les maux lorsqu’ils refusent de se soumettre à ses Diktats. Nous en avons un exemple frappant avec l’accord conclu à Bruxelles le 13 novembre 2018 entre la Commission européenne et le Royaume-Uni sur les conditions du « Brexit » (divorce à l’amiable ou pas ?)2. Que n’a-t-on entendu et continue-t-on d’entendre comme inepties que ne relèvent pas nos folliculaires incultes et pleutres ! Comme toujours, nos perroquets à carte de presse s’en tiennent à l’écume des jours médiatique, refusant de se livrer à un authentique travail d’investigation sur le cœur des dossiers. Cela les aiderait à mieux appréhender ce qu’ils qualifient de « montée des populismes ».

Force est, d’abord, de constater que nous ne connaissons rien du contenu de l’accord conclu. Le seul point que l’on daigne nous dévoiler porte sur la frontière entre les deux Irlande qui ne serait pas rétablie. Mais, à part cela, c’est mystère et pomme d’arrosoir. Notre brillant négociateur européen, le crétin des Alpes, Michel Barnier nous assure que c’est le meilleur accord que l’Union européenne ait pu obtenir et que la Perfide Albion est allée a quia sous ses coups de boutoir répétés. Il est tellement excellent qu’il s’agit un accord secret. Vous n’y pensez, pas, pouilleux de citoyens européens que vous êtes, en prendre connaissance, c’est tout bonnement impensable. Vous n’y comprendriez rien, étant rédigé dans un sabir technocratique européen, la novlangue des clercs, ceux qui nous ont trahi depuis bien longtemps. « Trahison des clercs »3 qu’évoque explicitement le président de la République, Emmanuel Macron lors de son discours du 11 novembre 2018 sous l’Arc de Triomphe à Paris : « Ensemble, nous pouvons rompre avec la nouvelle « trahison des clercs » qui est à l’œuvre, celle qui alimente les contre-vérités, accepte les injustices qui minent nos peuples, nourrit les extrêmes et l’obscurantisme »4. Que tout cela est bien tourné ! Le seul inconvénient est que cette prose grandiloquente n’a qu’un lointain rapport avec la réalité. Du moins, avec celle que ressentent les peuples en colère.

Force est, ensuite, de constater, que personne ne nous parle d’une consultation des parlements nationaux, du parlement nationaux, et, encore moins, des peuples, qui sont les premiers concernés. C’est ce que l’on appelle la politique du fait accompli. On pense et on négocie pour vous, pour votre plus grand plaisir. Et, vous n’aurez qu’à signer au bas de la page en ajoutant la mention « lu et approuvé » assorti des remerciements les plus vifs adressés à nos élites pleines de magnificence et de munificence. Si tel n’était pas le cas, vous feriez partie de cette ignoble France « sans ambition, repliée et frileuse », la « petite France [de]petits Français » … Cette France, un peu rance, qui fait tout de même peur avec ces « gilets jaunes »5. Une peur comme en éprouvaient les bourgeois épouvantés de 1848 ou de 1871, la peur de la Révolution et de la dépossession de cette « Noblesse d’État »6. Car c’est bien de cela que tremble tout un petit monde confortablement installé depuis plus d’un demi-siècle dans ses certitudes, ses anathèmes et ses privilèges. Mais, que cette France lépreuse se console parce que nous dit le président du Conseil européen, Donald Tusk, les Vingt-Sept ont fait preuve d’une remarquable unité durant toute la négociation. Unité sur quels principes, sur quelles modalités concrètes, vous n’en saurez pas davantage tant toute cette négociation s’est déroulée à l’insu de votre plein gré. Alléluia !

Force est enfin de constater que quelques bons apôtres, des deux côtés de la Manche, tentent d’instiller l’idée saugrenue que l’on pourrait effacer tout cela en demandant au peuple britannique de se prononcer à nouveau7. C’est que les citoyens qui avaient voté pour le divorce avec l’Union européenne n’auraient à l’époque pas bien compris la signification réelle de la question qui leur était posée. Pire encore, ils auraient été influencés par des « fake news » venus de Moscou, le pays de la propagande et de la manipulation de l’information, les mêmes informations bidon qui expliquent l’élection de Donald Trump, les succès des Orban, Salvini et autres gueux comme ceux de l’AFD en Allemagne et du OVP-FPO en Autriche. Les mêmes informations bidon qui pourraient expliquer les mauvais résultats des partis traditionnels aux prochaines élections au Parlement européen (26 mai 2018). Les anti-Brexit auraient été muselés et ainsi rendus inaudible pendant la campagne référendaire8. À quoi assiste-t-on de nos jours ? À une fronde du peuple britannique s’ajoute celle de ses représentants (démission de cinq ministres) qui estiment que le compte n’y est pas pour le Royaume-Uni9. Manifestement, tous ces gens ne sont pas persuadés par l’idée d’un « meilleur accord perdant-perdant »10. Ils penseraient même le contraire si on le leur demandait à travers un nouveau référendum. Chiche !

« Ceux qui rendent une révolution pacifique impossible, rendront une révolution violente inévitable », proclamait avec pertinence au siècle dernier John Fitzgerald Kennedy. Il règne aujourd’hui en France un climat de haine sociale particulièrement préoccupant. Nous ne parlons pas ici bien sûr de la bonne vieille détestation du beauf qui, après avoir été un argument de campagne, est quasiment autorisée quand elle n’est pas encouragée. Non, nous voulons parler de cette haine du peuple que des élites « progressistes » propagent de façon alarmante11. Aujourd’hui, l’Union européenne est victime de la tyrannie d’un pouvoir technocratique et d’une grave crise démocratique, une sorte « d’anorexie démocratique ». La « souveraineté européenne est une antinomie »12, une chimère au même titre que le couple franco-allemand. Elle constitue un mauvais alibi pour justifier une gouvernance conduite par des experts non élus et des technocrates sans légitimité démocratique13. Quand c’est flou, y a un loup comme disait l’autre avec l’accord conclu par Michel Barnier. Avec le « Brexit », nous sommes passés, en France et en Europe, de proche en proche, du mépris à la haine des peuples.

1 « Les peuples de l’Europe, en établissant entre eux une union sans cesse plus étroite, ont décidé de partager un avenir pacifique fondé sur des valeurs communes. Consciente de son patrimoine spirituel et moral, l’Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d’égalité et de solidarité ; elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l’État de droit », préambule de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (2000), www.europarl.europa.eu
2 Florentin Collomp, Brexit : un accord sur la table de Theresa May, Le Figaro, 14 novembre 2018, p. 7.
3 Julien Benda, La trahison des clercs, Grasset, 1927.
4 Emmanuel Macron « Additionner nos espoirs au lieu d’opposer nos peurs », Le Monde, 13 novembre 2018, p. 15.
5 Aline Leclerc, « Gilets jaunes » : radiographie d’une colère, Le Monde, Économie & Entreprise, 17 novembre 2018, pp. 1-2-3.
6 Pierre Bourdieu, La Noblesse d’État. Grandes écoles et esprit de corps, Les éditions de Minuit, 1989.
7 Philippe Bernard, Les pro-européens se mobilisent pour un nouveau vote, Le Monde, 17 novembre 2018, p. 3.
8 Philippe Bernard, Des anti-brexit « not sorry », Le Monde, idées, 17 novembre 2018, p. 8.
9 Philippe Bernard, La fronde monte, Theresa May s’accroche, Le Monde, 17 novembre 2018, p. 2.
10 Éditorial, Brexit : le meilleur accord perdant-perdant, Le Monde, 16 novembre 2018, p. 22.
11 Camille Pascal, Du mépris à la haine du peuple, www.valeursactuelles.com , 15 mai 2014.
12 Coralie Delaume (propos recueillis par Lucas Bretonnier, « La ‘souveraineté européenne’ est une antinomie », Marianne, 16-22 novembre 2018, p. 33.
13 Henri Pena-Ruiz, L’alibi de la souveraineté européenne, Marianne, 16-22 novembre 2018, p. 46.

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« L’EXCELLENT SECRETAIRE A LA DEFENSE MATTIS », selon Bruno Tertrais à L’Orient-le-Jour, 15 novembre.

L’augmentation des moyens militaires américains pour défendre l’Europe est due à « l’excellent secrétaire à la Défense Mattis », explique le « très – très » pro-israélien Bruno Tertrais qui se demande « si la Russie estimerait à un moment donné que la famille occidentale est désunie au point de lui ouvrir des opportunités militaires ». Décidément toujours pro-OTAN, de plus en plus pro-israélien et anti-iranien, l’accidentel directeur-adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), multirécidiviste en matière de confusion « recherches/obsessions idéologiques » continue à infliger ses assertions dogmatiques dans une région qui a déjà tellement souffert des prédications néo-conservatrices. Il n’est pas étonnant que L’OLJ de Beyrouth – devenu le journal officiel de la droite et de l’extrême-droite libanaise, désormais appelé L’Orient-la-Nuit, relaye ce genre de carabistouille.

 

WASHINGTON BLOQUE LA FORMATION DU GOUVERNEMENT LIBANAIS – Richard Labévière, 15 novembre.

La plupart des difficultés concernant la répartition des portefeuilles ministériels ont été résolues, même l’attribution d’un marocain aux Sunnites du 8 mars. Plusieurs puissances régionales dont l’Iran et même l’Arabie saoudite ont levé leurs réserves quant à la finalisation de la formation du nouveau gouvernement libanais. Un dernier obstacle subsiste : encouragé par Tel-Aviv, Washington refuse de voir des ministres du Hezbollah participer au prochain gouvernement du Pays du Cèdres, ce qui ne serait pas vraiment une première. Mais avec son nouveau train de sanctions contre l’Iran, Washington veut rester à l’unisson avec Tel-Aviv et Riyad pour maintenir la pression sur Téhéran. Comme l’a rappelé dernièrement et à plusieurs reprise le conseil à la sécurité nationale John Bolton, « nous devons tout mettre en œuvre pour provoquer un changement de régime en Iran ». Décidément, les Américains n’ont rien appris de leurs derniers échecs en Afghanistan, en Irak et en Syrie. Et ils vont continuer jouer la carte du chaos pour le plus grand bonheur de leur complexe militaro-industriel…

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Dans son discours solennel, le président Macron invoqua cet immense cortège des combattants… avec des étrangers venus du monde entier, parce que la France représentait, pour eux, tout ce qu’il y avait de beau dans le monde. Ah bon ! Croit-il aussi que les étrangers venus du monde entier combattre en Syrie sont venus pour la beauté de la cause rebelle ? Puis, évoquant ceux qui ont tenté de bâtir la paix nos prédécesseurs (…) ont démantelé les empires… Ah bon, la si belle France et l’Empire britannique auraient alors libéré leurs colonies et départements lointains ?  A Londres, le Cabinet May a perdu 4 ministres, étrangement comme à la veille de la Guerre Européenne, 4 démissions entre dimanche soir 2 août et lundi matin 3 août 1914, avant que le Premier Ministre Asquith ne mobilise son Parlement par l’émotion, pour recréer un faux-semblant d’unanimité.

Bernard Cornut

 

  1. L’inanité d’une ‘guerre globale contre le terrorisme’ vient de faire une nouvelle victime : la kamikaze de Tunis était titulaire d’une licence en anglais des affaires, au chômage comme un tiers des jeunes diplômés en Tunisie.
  2. Macron reçoit ‘en même temps’ Trump et 71 Chefs d’Etat et de Gouvernements le 11 novembre. Un député ‘La REM’ explique à la télévision que « le gouvernement a pu augmenter la taxe sur les carburants parce qu’il avait baissé ‘en même temps’ la taxe d’habitation ». Autre façon de relire ‘en même temps ‘Le Sapeur Camembert’.
  3. Le monde politique français s’émeut de la recrudescence (inquiétante) d’agressions antisémites et demande que davantage de sanctions soient prises. On pourrait aussi, ‘en même temps’, se demander pourquoi une telle recrudescence.
  4. Mohamed Bin Salman reçoit une délégation d’évangélistes américains dirigée par un certain Rosenberg, citoyen israélo-américain. Parmi les sujets abordés, le conflit israélo-palestinien – « mais MBS nous a demandé de ne pas rendre public ses propos sur le sujet » confie Rosenberg. « Vous avez dit ‘bizarre’, mon cher cousin… ? »
  5. Le Président du Crif, en union apparente avec ceux qui semblent n’avoir lu qu’un livre sur deux, s’insurge que Macron ait rappelé le rôle de Pétain pendant la guerre 14-18. Tout le monde n’a pas le talent de Ménahem Beghin pour réécrire l’histoire.

Dinall’uill

 

LE BRETON EST À L’OUEST !

« Errare humanum est, perseverare diabolicum » (l’erreur est humaine, l’entêtement [dans son erreur] est diabolique). Formule qui va comme un gant à l’inénarrable Jean-Yves le Drian ! Manifestement, la conjugaison du poids des ans et des décalages horaires produit chez notre patron du Quai d’Orsay un « jetlag diplomatique »1 qui se traduit par la multiplication des bourdes. À ce stade, cela commence à devenir problématique pour ne pas dire inquiétant ! Dans la diplomatie, plus que dans tout autre discipline, on apprend aux jeunes recrues issues des concours, que si la parole est d’argent, le silence est d’or. Qui plus est, lorsque l’on n’est pas certain de son fait, on s’abstient de tout commentaire intempestif. Petites causes, grands effets ! Patatras, Jean-Yves Le Drian et sa porte-parole (celle qui avale sans coup férir couleuvres et boas) s’enferrent dans des allégations mensongères et des démentis peu convaincants dans la triste affaire Jamal Khasshogi. Les fausses notes de notre barde breton sont révélatrices de l’incompétence de notre lorientais désorienté.

LES FAUSSES NOTES DU BARDE BRETON

Après les couacs de notre plaisantin Jean-Yves Le Drain vient le temps de la leçon de diplomatie ottomane qui lui rappelle que l’on ne peut pas dire n’importe quoi lorsque l’on est en charge de la représentation extérieure de son pays.

Le couac du plaisantin : une erreur impardonnable

Rappelons la bourde bretonne commise par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, bourde qui vaut son pesant d’artichaut ! Ne voilà-t-il pas que Jean-Yves Le Drian crée une inutile polémique avec la Turquie sur l’affaire Jamal Khasshogi, celle sur laquelle il pratique, depuis le départ, la « diplomatie du froc baissé ». On sait les prudences de gazelle de notre Talleyrand dès qu’il s’agit de l’Arabie saoudite, le pays qui achète des armes françaises, en particulier pour commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité au Yémen. On connait les révélations des autorités turques sur les conditions sordides de l’élimination de l’opposant saoudien (dissolution du corps dans de l’acide) et leurs déclarations sur la transmission de ces informations à leurs alliés (Allemagne, États-Unis, France, Royaume-Uni)2. Que dit le brillantissime ministre en charge de la diplomatie française lors d’un entretien à France 2 ? « Si le président turc a des informations à nous donner, il faut qu’il nous les donne », a souligné Jean-Yves Le Drian, contredisant le président turc qui avait affirmé que son pays avait partagé des enregistrements avec la France, mais aussi l’Arabie saoudite, les États-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Questionné sur l’éventualité d’un mensonge du président Erdogan, le ministre des affaires étrangères a observé que ce dernier menait « un jeu politique particulier dans cette circonstance ». « La vérité n’est pas au rendez-vous, le compte n’y est pas, a-t-il encore expliqué. Notre position, c’est la vérité – les circonstances, les coupables – et ensuite nous prendrons les sanctions nécessaires »3.

Jean Daspry

1 Le syndrome du décalage horaire, ou jet lag en anglais (parfois nommé « arythmie circadienne »), est une condition physiologique qui résulte d’un voyage rapide à travers plusieurs fuseaux horaires, généralement en avion. Un tel voyage décale effectivement les différentes horloges internes (rythme circadien ou cycles du sommeil) et l’activité extérieure (alternance jour/nuit, activité autour d’un individu), www.wikipedia.fr .
2 Benjamin Barthe, Affaire Kashoggi, : « MBS” reste intouchable à Riyad, Le Monde, 17 novembre 2018, p. 7.
3 Marie Jégo, Affaire Kashoggi : couac entre Paris et Ankara, Le Monde, 14 novembre 2018, p. 3.

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