Observatoire Géostratégique

numéro 350 / 27 septembre 2021

Editorient

L’AUSTRALIEN SCOTT MORRISON EST UN VOYOU… 

La « trahison du siècle » – l’annulation d’un contrat de douze sous-marins français pour l’Australie – révèle un complot anglo-saxon contre la France, complot mijoté depuis plusieurs années… Le maître d’œuvre de cette entreprise de démolition n’est autre que le premier ministre australien Scott Morrison, francophobe de toujours. Ancien ministre de l’Immigration, ce triste sire s’est fait l’incarnation de la ligne dure de l’Australie en la matière, notamment concernant les réfugiés tentant de rallier l’Australie par la mer, détenus indéfiniment dans des centres « offshore », où le traitement qui leur est réservé est dénoncé par de nombreuses organisations internationales. Du reste, dans son bureau ce crétin arbore fièrement un trophée en forme de bateau portant l’inscription – I stopped these – (je les ai arrêté).

Durant près de dix-huit mois, jusqu’à ce que la décision de rompre le contrat avec la France soit rendue publique, l’Australie – épaulée par les Etats-Unis et la Grande Bretagne, a tout fait pour dissimuler sa décision aux responsables français. Jamais un « allié » ne s’était encore comporté de cette façon.

A plusieurs reprises, Paris a proposé la possibilité de fournir à l’Australie des sous-marins nucléaires, mais elle n’a jamais répondu. « Ils sont menti par omission. Nous avions évoqué la question du nucléaire, car elle se posait. Ils ont affirmé qu’ils préféraient toujouts la propulsion classique », explique un diplomate français, « bref, ils nous ont baladé pendant plus d’une année ».

Il s’agirait maintenant de créer une commission parlementaire d’enquête pour déterminer précisément les responsabilités et les… Continuer la lecture

WASHINGTON A SABOTE LA VENTE DES SOUS-MARINS FRANÇAIS A L’AUSTRALIE !

Nos « amis », nos « grands amis » américains ont sciemment saboté le dernier contrat de vente des sous-marins français à l’Australie. Cela est confirmé par plusieurs services européens de renseignement…

Lecture immédiate des « docteurs tant mieux » : le gouvernement australien a, ainsi décidé que la meilleure option pour le pays était d’accélérer la production d’une plate-forme de sous-marins à propulsion nucléaire plus performante avec les États-Unis et le Royaume-Uni. L’Australie serait ainsi plus étroitement intégrée dans l’orbite américaine.

Une fois de plus, il se confirme que dès qu’un dollar est en jeu, Washington ne compte plus d’amis, mais privilégie uniquement ses intérêts à court terme… A l’Elysée, comme au Quai d’Orsay, au ministère des Armées et dans les services de renseignement, il n’a échappé à personne que l’Europe n’est pas la priorité de Joe Biden et de sa nouvelle équipe de sécurité nationale. En avril dernier, le premier chef d’Etat étranger à avoir été reçu à la Maison-Blanche, fut le Premier ministre japonais, Yoshihide Suga. Un mois plus tôt, Joe Biden organisait son premier sommet du Quad – un forum indopacifique réunissant les Etats-Unis, le Japon, l’Australie et l’Inde !

Parmi les dirigeants étrangers à avoir été reçus à Washington depuis le 20 janvier dernier, un seul était européen : Angela Merkel en juillet, pour une visite d’adieu. S’y ajoute Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, pour une visite attendue de longue date – le 30 août – alors que Joe Biden fait de la posture de fermeté face à la Russie un pan essentiel de sa politique… Continuer la lecture

L’avenir maritime de la France ou comment plonger dans le monde d’après ?






EDITOMER

 

 

D’aucuns
prétendent que la France n’est plus la puissance mondiale qu’elle a pu
être : la crise du coronavirus a été à la fois un révélateur autant qu’un
accélérateur de cette perte de vitesse.

Dans
son discours de dimanche 14 juin, Emmanuel Macron, en esquissant le chemin
qu’il compte proposer aux Français dès le lendemain des municipales, a eu ces
mots : ce chemin « passera aussi par l’accélération de notre
stratégie maritime, nous qui sommes la deuxième puissance océanique
mondiale. »

En
effet, si la France a un atout qu’elle n’a pas encore vraiment joué et qui,
tout en lui assurant déjà un rayonnement mondial, renforcerait ses positions,
c’est sa puissance maritime. « La mer est l’avenir de la
France », pour reprendre le titre d’un des livres, visionnaire, de
Jean-Marie Biette. D’autant que cet atout n’est pas
qu’économique. Il est sociétal, il est culturel. C’est pourquoi il est possible
de « réinventer la société par la mer », cette belle idée que porte
notamment le 
Commissaire Général Vincent Campredon, Directeur du Musée national de la marine,
navire muséal en complète rénovation actuellement.

La
mer est surtout une chance pour la France d’entrer de plain-pied… Continuer la lecture

MAROC/ALGERIE : UNE NOUVELLE GUERRE DES SABLES…

Le 24 août dernier, le ministre algérien des affaires étrangère – Ramtane Lamamra – a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc. Pourquoi cette nouvelle poussée de fièvre entre les deux pays maghrébins ?

C’est d’abord une volonté des deux protagonistes de montrer leur retour sur la scène internationale. Mais bien-sûr, c’est toujours la question de la souveraineté sur le Sahara occidental et le leadership régional qui régissent une relation bilatérale tendue depuis la Guerre des sables (octobre 1963). Ce conflit militaire a opposé le Maroc et l’Algérie (soutenue par l’Egypte et Cuba). Depuis Rabat, le ministre israélien des Affaires étrangères critique vertement l’Algérie !

Après plusieurs mois d’incidents frontaliers, la guerre ouverte éclate dans la région algérienne de Tindouf et Hassi Beïda, puis s’étend à Figuig au Maroc. Les combats cessent le 5 novembre, et l’Organisation de l’unité africaine obtient un cessez-le-feu définitif le 20 février 1964, laissant la frontière inchangée.

Ramtane Lamamra est un diplomate expérimenté qui sait comment communiquer avec l’étranger. Jusqu’ici, c’est le Maroc qui maîtrisait la communication extérieure. Aujourd’hui, la donne est en train de changer…

POLITIQUE INTERIEURE

Il y a aussi un enjeu en interne pour le gouvernement algérien : la politique extérieure a toujours été un facteur de ralliement des Algériens autour de leurs dirigeants. Le rôle de médiation joué par l’Algérie au Mali et en Libye, ainsi que le soutien aux Palestiniens, sont une source de grande fierté. La politique étrangère est un levier sur lequel agir pour fonder une légitimité que ne confèrent plus les élections, faute de participation.

Sur fond… Continuer la lecture

QUE RESTE-T-IL DU 11 SEPTEMBRE ?

Que dire vingt ans après les attentats du 11 septembre 2001, perpétrés à New York au World Trade center, visant les tours jumelles, et qui ébranlèrent les Etats-Unis comme le monde entier ?

En moins de deux ans de préparation – avec un budget d’environ 500 000 dollars – l’organisation Al-Qaïda a pu mener ses attaques qui allaient changer la face du monde. Cet événement allait non seulement changer l’histoire de la violence politique, mais aussi identifier clairement les financiers de la terreur : l’Arabie saoudite et le Qatar, et dans une moindre mesure le Pakistan engagés dans une « guerre sainte » contre l’Occident, ses pouvoirs et ses valeurs.

Il y a vingt ans, entre 8 h 46 et 10 h 28 (heure locale), quatre attentats-suicides coordonnés ont fait près de 3 000 morts à New York, Washington et en Pennsylvanie.

Vingt ans plus tard, l’image des tours jumelles de New York, frappées de plein fouet par deux avions détournés par des hommes d’Al-Qaida, reste dans tous les esprits. C’est aussi l’occasion pour la presse américaine de tirer le bilan de ces vingt années de « guerre contre le terrorisme » lancée par l’Amérique au nom de la sécurité générale.

TERRORISME RHIZOMATIQUE

»Le premier objectif, à savoir la sécurité des Américains, semble avoir été atteint. Nous vivons, de loin, plus protégés qu’avant le 11 septembre 2001, écrit The Washington Post. En revanche, la lutte pour vaincre le réseau mondial de groupes djihadistes et violemment antioccidentaux, a enregistré moins de succès. Le problème semble même avoir grossi”, poursuit le quotidien américain.

Certes Al-Qaida, dont le… Continuer la lecture