Observatoire Géostratégique

numéro 350 / 27 septembre 2021

Humeurs

ORIGINE DE LA PANDÉMIE DE COVID-19 : OPACITÉ CHINOISE

Ce n’est une surprise pour personne, la Chine n’est pas un parangon de vertu en matière de transparence. Pékin excelle dans l’art de l’opacité. Rien n’y fait tant ce travers est inscrit dans les gènes du Parti communiste chinois (PCC). Comme nous l’avons signalé, à plusieurs reprises dans notre magazine, l’origine du Covid-19 ne fait pas exception à la règle1. Et cela d’autant plus que des indices graves et concordants existent en faveur d’une cause au sein du laboratoire P4 (livré par la France) au sein de l’Institut de virologie de Wuhan.

Un constat est de plus en plus évident pour celui qui prend le temps de s’informer. Désormais, les yeux se dessillent face à la force des évidences objectives et scientifiques. En effet, il ne se passe plus un jour sans que quotidiens et hebdomadaires se livrent à quelques enquêtes envisageant toutes les hypothèses possibles et impossibles. Force est de constater que les bobards chinois distillés, à grand renfort de buzz médiatique, sont remis en cause par d’éminents spécialistes des pandémies. Petit à petit la grande muraille de Chine se transforme en château de cartes destiné à s’effondrer à la prochaine révélation.

Les mensonges éhontés d’une Chine arrogante éclatent au grand jour dans une indifférence assourdissante du grand public peu curieux de séparer le bon grain de l’ivraie. Mais, la démarche scientifique est implacable. Éliminant une à une les hypothèses les plus extravagantes qui ne résistent pas à l’examen sérieux et méticuleux de l’expert, l’on se… Continuer la lecture

APRÈS LE RAPPORT DU GIEC : ENTRE DÉSOLATION ET INCANTATION

Il faut que tout change pour que rien ne change. Cela fait des décennies que les experts mettent en garde les dirigeants politiques sur les dangers environnementaux et climatiques que court le monde, s’ils ne prennent pas les mesures courageuses qui s’imposent pour enrayer le phénomène. En 1990, le premier rapport d’évaluation du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) tirait déjà la sonnette d’alarme. En 2002, Jacques Chirac lançait sa célèbre formule : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ».

Le 9 août 2021, le GIEC publie son sixième rapport – rédigé par 234 scientifiques et dont les termes ont été négociés mot à mot par 195 États – qui dresse un état des lieux plus qu’alarmant1. Le précédent remonte à 2013. Que contient ce rapport du groupe de travail 1 qui devrait être suivi par d’autres ? Quelles suites concrètes, autres déclaratoires, peut-on attendre de cet état des lieux inquiétant ?

LA QUINTESSENCE DU RAPPORT : LA MAISON CONTINUE DE BRÛLER

Le moins que l’on puisse dire est que la situation est aujourd’hui catastrophique de l’avis unanime des experts. Le constat n’est pas nouveau mais jamais il n’a été aussi implacable : le réchauffement du climat, qui fait élever le niveau de la mer, fondre les glaciers et se multiplier les évènements extrêmes, s’aggrave à un rythme et avec une ampleur sans égale depuis des millénaires et touche toutes les régions2. La crise climatique atteint un seuil critique3. S’il ne fallait que quelques… Continuer la lecture

RECHERCHE : ENTRE VÉRITÉ ET COMPROMISSION

« La recherche fondamentale ne peut pratiquée que dans un climat de liberté intellectuelle » (Pierre Joliot). Ce qui vaut pour la recherche fondamentale vaut également pour toutes les disciplines de recherche. Qu’il semble bien lointain le temps où la France investissait dans la recherche1 et où les chercheurs mettaient un point d’honneur à conserver leur indépendance intellectuelle, à ne pas l’aliéner à quelques puissances occultes (politiques, diplomatiques, financières, corporatistes…). Plus le temps passe, plus une grande partie du monde de la recherche vit dans la soumission, adepte de l’adage, le client est roi. Avec la pandémie, la Chine a dévoilé toute sa palette de « soft power » pour faire taire toute velléité de faire émerger la vérité scientifique dans ce qu’elle a de plus objectif.

RECHERCHE ET SOUMISSION : LE CLIENT ROI

Dès 2017, nous nous interrogions sur les impasses dans lesquelles s’engageaient la recherche française au XXIe siècle2. Un an plus tard, nous questionnions la problématique de la vérité au prisme de la censure3. Un an après, nous portions notre attention au secteur de l’information plus contrôlé que libre4. Depuis cette date, les choses n’ont pas été en s’améliorant tant nous évoluons dans un monde la pensée cadenassée, de la parole bâillonnée. La vérité est devenue révolutionnaire. Il faut savoir tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant d’affirmer une évidence. Ce qui relevait de l’évidence hier, devient problématique aujourd’hui. Nous connaissons la doctrine chère à moultes chercheurs : le… Continuer la lecture

CÔTE D’IVOIRE : RÉCONCILIATION ENTRE LAURENT ET ALLASANE ?

Manifestement, il existe quelques sujets sur lesquels les média « mainstream » pratiquent régulièrement l’auto-censure comme cela se fait dans les bons régimes autoritaires. Et cela sans que cela ne suscite la moindre réaction de nos bonnes âmes attachées à la liberté d’expression. Le sujet Laurent Gbagbo sent manifestement le souffre dans les bonnes rédactions et au Quai d’Orsay. Il est vrai que Nicolas Sarkozy, particulièrement bien inspiré et bien épaulé par sa cellule diplomatique et par les prétendus experts de l’Afrique du ministère des étranges Affaires, a enregistré un tout faux, un fiasco que l’on devrait enseigner dans les écoles diplomatiques.

Le camouflet, que lui a infligé la Cour pénale internationale (CPI) en remettant en liberté l’ancien président ivoirien, est venu telle une cerise sur le gâteau de l’incompétence de la patrie des droits de l’homme. Laurent Gbagbo a pu rejoindre la Côte d’ivoire et être reçu par son successeur Alassane Ouattara comme si rien ne s’était passé en 2010-20111.

Il y a déjà une décennie alors que Nicolas Sarkozy pourrait, à son tour, goûter des joyeusetés d’un emprisonnement amplement mérité comme ce fut le cas avec son âme damnée, Patrick Balkany. Aujourd’hui, l’heure est à l’apaisement et à la réconciliation même s’il faut être réaliste, l’avenir demeure incertain et problématique.

L’HEURE EST À L’APAISEMENT ET À LA RÉCONCILIATION

Une accolade et des sourires : le président ivoirien, Alassane Ouattara, a reçu son prédécesseur Laurent Gbagbo, mardi 27 juillet 2021, dans une atmosphère apaisée, pour leur première rencontre… Continuer la lecture

LES ETATS-UNIS METTENT HORS SERVICE UNE SOCIETE ISRAELIENNE DE LOGICIELS D’ESPIONNAGE !

Un certain nombre de journaux, dans le monde entier, parlent aujourd’hui de la société de piratage israélienne NSO qui vend des logiciels d’espionnage [nommés Pegasus, NdT] à divers régimes. Ce logiciel est ensuite utilisé pour espionner les téléphones des ennemis du régime, des adversaires politiques ou des journalistes qui déplaisent. Tout cela était déjà bien connu, mais l’histoire a pris un nouvel essor puisque plusieurs centaines de personnes qui sont espionnées peuvent maintenant être nommées.

La façon dont cela s’est produit est intéressante

Les téléphones sont apparus sur une liste de plus de 50 000 numéros concentrés dans des pays connus pour surveiller leurs citoyens et également connus pour avoir été clients de la société israélienne NSO Group, un leader mondial dans le secteur, en pleine expansion et largement non réglementé, des logiciels d’espionnage privés, selon l’enquête.

La liste ne permet pas de savoir qui y a inscrit les numéros, ni pourquoi, et on ignore combien de téléphones ont été ciblés ou surveillés. Mais l’analyse technique de 37 smartphones montre que beaucoup d’entre eux présentent une corrélation étroite entre les horodatages associés à un numéro de la liste et le déclenchement de la surveillance, dans certains cas aussi brève que quelques secondes.

Forbidden Stories, une organisation de journalisme à but non lucratif basée à Paris, et Amnesty International, une organisation de défense des droits de l’homme, ont eu accès à cette liste et l’ont partagée avec certains journaux, qui ont effectué des recherches et des analyses supplémentaires. Le Security… Continuer la lecture