Observatoire Géostratégique

numéro 144 / 18 septembre 2017

JACQUES-MARIE BOURGET – AFRIQUE-ASIE, septembre 2017 – Emmanuel Macron et les Palestiniens !!!

Attention, la lecture des lignes qui vont suivre peut gravement nuire à la santé, elles exigent pour le moins d’être lues en apnée, tant l’air dégagé est fétide. Nous parlons de la réception par Emmanuel Macron, président de la France, de Donald Trump, le catcheur héros d’une émission de téléréalité, qui est aussi chef de cuisine à Washington. À cet Ubu qui a jeté au nez de la France sa Cop 21, l’accord mondial sur le climat, Macron a réservé un traitement de vrai chef d’État. Il est clair que Trump et sa secte se foutent complètement et de la France et de Macron… Mais ça faisait joli pour un Américain de venir rendre à la France un La Fayette coiffé cette fois d’une perruque qui n’était plus blanche et enrubannée, mais blonde et laquée. Pour les télés Nescafé, celles qui moulinent l’actualité mondiale façon show-biz, ce voyage tombait vraiment bien. Je n’ai pas raison de blaguer sur l’importance cruciale de la rencontre puisque la chronique retiendra une confidence faite par Trump au New York Times : « Macron adore me tenir la main. » Voilà une confirmation d’une réalité qui dure : la France est bien dans la main de l’Amérique. Mieux, Trump, dans l’entretien, reprend trois fois cette pratique du président français qui l’a sidéré : « Les gens ne réalisent pas à quel point il aime me tenir la main »… Et voilà le scoop : Macron puise sa doctrine de politique étrangère dans une chanson de Françoise Hardy, Et la main dans la main. Et rien à voir avec « la mano en la mano » du Général lancé d’un balcon de Mexico ! Pathétique, l’épisode Trump fut rigolo, ridicule comme un opéra bouffe d’Offenbach. Manquait la musique. Pour l’accueil de celui qui devrait être jugé pour crimes de guerre, Benyamin Netanyahou, c’est une autre chanson. Un requiem. Dire que pour célébrer l’anniversaire de la rafle du Vél’ d’Hiv » Macron a invité le premier ministre israélien… Il est vrai expert en matière de rafles. Ce choix du président français – et là on ne rit plus – est indigne, insultant pour l’Histoire, celle de tous les morts de ce drame des temps modernes. Voilà un reître qui dirige un gouvernement, plutôt une bande criminelle, auquel on demande de pleurer sur le sort d’innocents emblématiques ! Attendez un peu, un jour Macron nommera Landru ministre de la Condition féminine. Mais outrage, non content de glorifier l’immonde Netanyahou, Macron profite de la présence de ce sicaire pour assassiner l’Histoire. Démontrant par-là que les examinateurs du concours d’entrée à Normal Sup’ ont eu raison de le bouler. Enregistrons avec honte qu’un président de la France a profité de la commémoration d’un épisode de l’Holocauste, tragédie franco-française, pour prononcer cette phrase insultante puisque fausse : « Nous ne céderons rien à l’antisionisme, car il est la forme réinventée de l’antisémitisme. » La salive du petit président devenait alors un acide. Effaçant des tablettes les mots d’Hanna Arendt, d’Albert Einstein, de Maxime Rodinson, d’Edgar Morin et d’une foule d’intellectuels qui, justement, ont qualifié avec la diversité de leurs textes la vraie nature du sionisme : un colonialisme. Professeur d’histoire à l’université de Tel-Aviv, Shlomo Sand a, sur le sujet, adressé une lettre ouverte à Emmanuel Macron : « Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benyamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. » À propos de la phrase qui tue, celle sur le sionisme, Sand se demande si ces propos avaient pour but de « complaire » au chef du gouvernement israélien, ou si ceux-ci relèvent « purement et simplement d’une marque d’inculture politique ». « L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur, a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive, se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? »… Voilà un TD de rattrapage bienvenu, qui nous démontre que Macron a plus fréquenté la cafétéria que les cours de celui qu’il cite comme sauf-conduit, comme son maître. Être homme de Ricœur ne vous assure pas d’être homme de cœur. Et pourtant si ! Quelques jours après le triomphe parisien de « Bibi », Macron va faire l’éloge public d’un citoyen qui, dans sa vie d’homme d’affaires, n’avait pas vu de malice à commercer avec un certain René Bousquet… le bourreau du Vél’ d’Hiv. Pour tenter de faire comprendre la gravité des propos du jeune Macron parlant en notre nom, piochons à nouveau dans les mots de Shlomo Sand qui sont un antidote : « En 1948, tous les grands noms du judaïsme américain avec en tête Albert Einstein et Hannah Arendt signent une adresse au président Truman lui enjoignant d’arrêter ou d’expulser le terroriste Menahem Begin qui vient de massacrer 200 villageois à Deir Yassine. Aux yeux du monde, le judaïsme à l’époque, c’est Rosa Luxembourg, Freud, Kafka, Einstein, Arendt. Toutes, tous, étaient non croyants et non sionistes, comme la majorité des 6 millions de morts du génocide nazi. Comment est-on arrivé à cette inversion qui fait que les valeurs de fascistes (je ne trouve pas d’autre mot) comme Begin, Shamir, Liberman, Sharon se sont imposées et sont devenues celles des criminels Olmert, Perès, Barak, Livni… ou celles d’un grand nombre de dirigeants communautaires en France. » Vite, faisons donc une souscription afin de financer un bibliobus-histoire (Macron aime les bus) qui ferait un stop à l’Élysée et viendrait s’ajouter à la formation permanente du président qui bénéficie déjà des séances de cinéclub organisées au Palais par BHL. Une bonne idée, non ?

 

LA ROYAL NAVY  RAME – Bruxelles2, 15 septembre.

La marine britannique : Une vaste plaisanterie ? » titre aujourd’hui le quotidien The Telegraph qui attaque billes en tête.

13 des 19 principaux navires à quai

Trois quarts des navires de la Royal Navy sont actuellement hors d’état de nuire, selon des sources militaires supérieures qui se sont confiées à Con Coughlin le rédacteur en chef défense du quotidien. « 13 des 19 principaux navires de la marine – frégates de type 19 et destroyers de type 45 – ne peuvent prendre la mer en raison soit d’un manque de personnel, soit de carburant et d’équipement ». En cause, selon lui, les réductions des dépenses de défense qui ont sérieusement entamé la capacité de réaction de la Grande-Bretagne.

Une panne moteur retarde d’une semaine l’envoi de secours aux Caraïbes

Quant à l’envoi aux Caraïbes pour faire face à l’ouragan Irma du HMS Ocean, le navire d’assaut amphibie qui est actuellement le navire amiral, son départ a été retardé d’une semaine « par des problèmes de moteur ».

 

DANS LA PRESSE IRAKIENNE :

Lutte contre Dae’ch

  • La Mobilisation populaire a repoussé une attaque de Daech contre un mausolée chiite à Balad, au sud de Tikrit. (Sabah, p. 3)

Situation sécuritaire

  • Trois ans de prison pour Sabah al-Bazzouni, président du conseil de Bassora, à la suite de son implication dans des affaires de corruption. (Sabah, p. 1)

  • Mise en examen de Qaysser al-Hachémi, inspecteur général du ministère des Transports, pour des actes de corruption. (Zaman, p. 1)

Politique intérieure

  • Depuis le gouvernorat de Dhi-Qâr, le PM al-Abadi a réitéré son attachement à l’unité irakienne. (Sabah, p. 1)
  • Une délégation kurde devrait prochainement arriver à Bagdad pour y évoquer la question du référendum. (Sabah, p. 1)
  • Le conseil de Salah-Eddine rejette l’organisation du référendum kurde dans certaines zones du gouvernorat. (Adala, p. 1)
  • Le président Maassoum a reçu le commandant des opérations de Bagdad. (Adala, p. 1)
  • Le président du Parlement a reçu les membres de la nouvelle commission nationale des droits de l’Homme. (Sabah, p. 2)
  • « Les Kurdes ne doivent pas être la victime des illusions expansionnistes de Barzani », estime un journaliste dans Sabah (p. 13). Par ailleurs, « Barzani ne doit pas croire qu’il parviendra à mettre la main sur les régions disputées où beaucoup de sang a coulé pour repousser Daech. La zone de Hawija, dans le gouvernorat de Kirkouk, en sera la preuve », insiste-t-il. Politique extérieure
  • Brett McGurk, envoyé spécial du président Trump, est arrivé à Soulaïmaniyah. Washington appelle le Parlement du Kurdistan à rejeter le référendum sur l’indépendance kurde. (Zaman, p. 1)
  • Un responsable de l’UPK a affirmé que si une base militaire américaine avait été ouverte à Makhmour, au sud d’Erbil, c’était pour assurer la coordination avec les forces irakiennes et les Peshmergas. (Mowaten, p. 1)

  • Soutien du PM israélien Netanyahou à la création d’un état kurde. (Zaman, p. 1).

 

LIBERTE POUR SALAH HAMOURI – Eric Thouzeau, 13 septembre.

Membre d’une délégation du Conseil régional des Pays de la Loire, j’ai rencontré Salah Hamouri à Jérusalem en janvier 2012. Puis nous l’avons reçu en septembre de la même année au Conseil régional. Signez massivement la pétition pour la libération de Salah. Exigeons du gouvernement français qu’il défende un de ses ressortissants ! Eric Thouzeau (conseiller régional des Pays de la Loire). Salah Hamouri a été arrêté dans la nuit du 23 août 2017, à son domicile de Jérusalem-Est, par une cohorte de l’armée d’occupation venue le surprendre dans son sommeil. Il est soupçonné d’appartenir à une « organisation politique ennemie ». Le 29 août, la Cour statue tout d’abord sur une libération conditionnelle, mais avant même que Salah puisse en bénéficier, il se voit remettre un ordre de détention administrative d’une durée initiale de 6 mois signé par Avigdor Lieberman, figure de l’extrême-droite israélienne et ministre de la défense. Depuis des décennies, des milliers de Palestiniens ont été emprisonnés sous « détention administrative » sans être informés de la raison de leur emprisonnement, sans inculpation ni procès. Cette détention administrative peut être renouvelée selon le bon vouloir des autorités israéliennes, tous les six mois. Ce système carcéral a été utilisé de manière systématique par de nombreux régimes oppressifs comme en Afrique du Sud, sous le régime d’Apartheid. Salah Hamouri a 32 ans, il est Franco-Palestinien, et il est avocat. Palestinien par son père (titulaire d’une carte de résident de Jérusalem) et Français par sa mère. Son parcours, sa vie, sont symboliques du destin de celui de millions de Palestiniens, subissant l’occupation israélienne. Il a 15 ans lorsque débute la seconde intifada. Comme de nombreux jeunes Palestiniens, il participe aux actions et aux manifestations contre l’occupation. Au cours de l’une d’entre elle, il est blessé par balle. A 16 ans, il est arrêté et mis en prison pour 6 mois. A 19 ans, il est arrêté une seconde fois et passe 5 mois en détention administrative. En mars 2005, il est de nouveau arrêté. Alors étudiant, il est inculpé pour des motifs qu’il a toujours nié,  sous une double accusation : avoir eu l’intention de tuer Yossef Ovadia, rabbin et leader du parti politique Shas et soupçonné d’appartenir au Front populaire de libération de la Palestine. Contraint à plaider coupable par l’Etat israélien, il sera condamné à 7 ans de prison et sortira seulement des geôles israéliennes le 18 décembre 2011. A l’époque, une campagne de solidarité est lancée en France afin d’exiger des autorités françaises de faire respecter les droits de Salah Hamouri et de réclamer sa libération. Les timides efforts diplomatiques ont permis à Salah Hamouri de faire partie des 1027 prisonniers politiques palestiniens libérés en échange de la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit. A sa libération, Salah Hamouri décide de se lancer dans des études de droit pour devenir avocat. En 2014, il se marie avec Elsa Lefort, citoyenne française. Ils vivent ensemble à Jérusalem-Est. Quelques mois après leur mariage, Salah Hamouri reçoit un ordre militaire lui interdisant de se rendre dans les territoires palestiniens de Cisjordanie durant 6 mois, à nouveau dans un arbitraire le plus total, cet ordre militaire sera ensuite renouvelé plusieurs fois, empêchant Salah Hamouri de se rendre dans son université avec une volonté, empêcher Salah Hamouri de devenir avocat, et de mettre ses compétences au service des milliers de prisonniers politiques palestiniens. Aujourd’hui, comme Salah Hamouri, 6 300 palestiniens sont détenus dans les prisons militaires israé- liennes, dont 450 dans le cadre d’une détention dite « administrative ». C’est auprès de ces prisonniers politiques que Salah Hamouri travaillait en tant qu’avocat. Pendant la même période, les autorités israéliennes ralentissent les démarches permettant à Elsa Lefort d’obtenir un visa d’épouse, comme toutes les femmes mariées à des Palestiniens de Jérusalem. Après plusieurs refus des autorités, l’employeur d’Elsa Lefort, le Consulat général de France à Jérusalem, obtient pour elle un visa de service (comme pour tous les employés du Consulat). Après un an et demi sans pouvoir quitter le territoire israélien, elle peut enfin se rendre en vacances en France. A son retour, le 5 janvier 2016, et alors qu’elle est enceinte de 6 mois, elle se voit mettre en détention 3 jours et est expulsée vers la France, alors qu’elle possédait un visa de service. Depuis, Salah Hamouri est séparé de sa famille, contrainte de vivre en France. Cet acharnement de l’Etat israélien contre Salah Hamouri, est profondément ancré dans le régime colonial mis en place par Israël. En s’attaquant à un avocat, qui exerçait légitimement sa profession, Israël fait preuve d’une détermination à entraver les défenseurs du droit, qui luttent contre l’occupation. La France est déjà coupable de laisser Israël violer sans cesse les droits de l’homme et le droit international. Elle ne peut pas tolérer qu’un de ses citoyens soit arbitrairement emprisonné par Israël. La France doit agir pour la libération de Salah Hamouri, pour faire respecter ses droits. C’est pourquoi nous appelons à une mobilisation large, pour soutenir et libérer Salah Hamouri.

 

QATAR – GOLFE : 100ème JOUR DE CRISE SANS SOLUTION EN VUE – AFP, 12 septembre.

Doha – Le boycott du Qatar par plusieurs pays emmenés par l’Arabie saoudite entre mercredi dans son 100e jour, des analystes estimant que cette crise d’une gravité sans précédent pour le Golfe pourrait se prolonger en 2018, voire au-delà. Le 5 juin, deux semaines après le passage à Ryad du président américain Donald Trump, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ont rompu tous leurs liens avec le Qatar en l’accusant de financer des groupes islamistes radicaux et de se rapprocher de l’Iran. Les mesures drastiques imposées au Qatar –notamment la fermeture de sa seule frontière terrestre avec l’Arabie et l’arrêt de toutes les liaisons aériennes et maritimes– ont fait croire que la crise serait brève et que le Qatar, isolé, céderait à la pression. Il n’en a rien été. Doha a rejeté en bloc les accusations, affirmant que ses adversaires cherchaient à interférer dans sa politique étrangère. "Si on reste sur la même trajectoire, je m’attends à ce que cette crise se prolonge au moins l’année prochaine", déclare à l’AFP Christopher Davidson, expert du Moyen-Orient à l’Université de Durham (Grande-Bretagne). Au 98e jour de l’impasse, le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohamed Abderrahmane Al-Thani, s’est exprimé devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève pour dénoncer le "siège illégal" imposé à son pays et une volonté de mise "sous tutelle" par certains États arabes. Les mêmes mots avaient été utilisés le 7 juin. Au début de la crise, des rumeurs d’intervention militaire avaient circulé dans le Golfe, mais cette tension a vite cédé la place à un enlisement. Il s’agit maintenant d’une crise par procuration qui se joue aussi à travers des médias et des entreprises de relations publiques. Le pourrissement est marqué par l’émergence d’un mystérieux "émir alternatif" du Qatar, mis en avant par l’Arabie, l’organisation de conférences d’"opposants" qataris en Occident et des plaintes du Qatar qui s’estime victime de "violations des droits de l’Homme". "Je ne vois pas cette impasse s’achever de sitôt, alors que le sentiment d’amertume et de trahison est fort de toutes parts. Personne ne veut être vu comme celui qui a cligné des yeux en premier", juge également Kristian Ulrichsen, analyste du Golfe à l’Institut Baker de l’Université Rice aux États-Unis. "La crise diplomatique de 2014 (quand Bahreïn, les Émirats et l’Arabie avaient rappelé leurs ambassadeurs à Doha) avait duré huit mois. La crise actuelle est de loin beaucoup plus intense, ce qui veut dire qu’elle devrait durer beaucoup plus longtemps", poursuit cet expert en rappelant que le conflit nuit à l’image de tous les pays du Golfe. "Les dirigeants du Golfe ne semblent pas comprendre à quel point le conflit mine leur réputation de partenaires de sécurité fiables en Occident", ajoute-t-il. La crise a également révélé l’impuissance des pays occidentaux, alliés à toutes les parties et qui ont des intérêts vitaux dans la région, y compris la plus grande base aérienne américaine au Moyen-Orient située au Qatar. Jeudi dernier, Donald Trump, devant l’absence de progrès d’une médiation koweïtienne, avait proposé ses services en affirmant : "Je pense que c’est quelque chose qui va être résolu de manière assez simple". Il était intervenu auprès de l’émir du Qatar et du prince héritier d’Arabie qui s’étaient parlé le lendemain, pour la première fois depuis le début de la crise. Mais cet espoir a été de courte durée et Ryad a "suspendu tout dialogue" en doutant de la bonne volonté qatarie. Certains pays semblent bénéficier de la crise, dont la Turquie et l’Iran, qui ont su exploiter les fissures diplomatiques dans le Golfe. Oman a vu ses échanges commerciaux avec le Qatar augmenter de 2.000% depuis juin, selon des chiffres officiels publiés à Mascate. L’image du Qatar -qui doit organiser le Mondial-2022 de football- a souffert, mais ce petit et richissime émirat gazier s’est avéré "beaucoup plus résistant" que prévu, selon M. Ulrichsen. Mais cela pourrait ne pas durer éternellement et Doha pourrait in fine cligner des yeux en premier, estime M. Davidson. Le Quartet anti-Qatar a présenté le 22 juin une liste de 13 demandes, parmi lesquelles la fermeture de la chaîne de télévision Al-Jazeera, jugée "agressive", l’arrêt du soutien qatari à certains groupes islamistes et l’expulsion de figures de la confrérie des Frères musulmans, qualifiée de "terroriste". D’après M. Davidson, "la seule véritable issue est que le Qatar accepte les demandes initiales" du Quartet, car c’est "le seul scénario pratique qui permettra à Ryad et à Abou Dhabi de sauver suffisamment la face et qui empêchera une nouvelle crise". 

Print Friendly, PDF & Email