Observatoire Géostratégique

numéro 350 / 27 septembre 2021

DOUZE SOUS-MARINS EN PANNE…

Depuis le 15 septembre 2021, le chœur des pleureuses françaises est de retour pour fustiger l’attitude peu élégante, peu diplomatique de l’Australie, poussée par l’excellent Joe Biden1. Elle vient de rompre unilatéralement un contrat d’achat de seize sous-marins français d’un montant de plus de 50 milliards d’euros2. Canberra choisit, en lieu et place, douze sous-marins à propulsion nucléaire américains. Dans le même temps, nous apprenons la création d’une alliance entre Américains, Australiens et Britanniques (AUKUS)3 pour sauvegarder la zone Indo-Pacifique du prédateur chinois. Au passage, il s’agit d’un mauvais coup pour Naval Group4. Un classique américain lorsque Washington veut éliminer un concurrent européen trop encombrant. Reprenons in extenso la narration qu’en fait le site mediapart avant de formuler quelques remarques préliminaires qui n’épuise pas le vaste sujet que pose cette farce diplomatique !

LA NARRATION DES FAITS PAR LE SITE MEDIAPART

Début de citation

La colère française envers les États-Unis, l’Australie et la Grande-Bretagne est à la mesure de l’humiliation subie par Paris. Mercredi 15 septembre, les dirigeants des trois pays – le président américain Joe Biden et les premiers ministres australien et britannique, Scott Morrison et Boris Johnson – ont porté sur les fonts baptismaux une nouvelle alliance face à la Chine5. Même si Pékin n’a jamais été évoqué dans leurs propos, personne n’est dupe. Cette entente entre ces trois « démocraties maritimes » est destinée, ont-ils expliqué, à renforcer la sécurité et la stabilité dans l’Indo-Pacifique, un vaste espace maritime, allant de la côte est de l’Afrique à la façade Pacifique des États-Unis. Son nom : « AUKUS », pour Australie, Royaume-Uni et États-Unis. Mais la surprise a été totale pour Paris, qui a découvert – sans avoir été prévenu, selon la France, ce qui a été démenti par les Américains – à la fois ce rapprochement mais aussi qu’il se faisait au détriment du « contrat du siècle » de plus de 50 milliards d’euros (dont 8 milliards pour la partie française) conclu en 2016 entre Français et Australiens pour produire 12 sous-marins à propulsion conventionnelle6. Cette rupture va aussi être coûteuse pour le contribuable australien, a dénoncé l’opposition travailliste. « Mon gouvernement a commandé un doublement de la flotte de sous-marins en 2009. Depuis 2013, nous avons eu six ministres, trois premiers ministres, maintenant le 3sous-plan de ce lot. Jusqu’à 4 milliards de dollars gaspillés et pas un seul bateau. Gaspillage financier et incompétence en matière de sécurité », a dénoncé dans un tweet l’ancien premier ministre Kevin Rudd (2007-2010 et un bref passage en 2013). Un « véritable coup de Trafalgar », a tonné jeudi depuis la capitale française Françoise Dumas, présidente LREM de la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale, en référence au traumatisme provoqué par la bataille navale perdue par les Français et les Espagnols face aux Anglais en 1805.

Ces dernières années, face à l’affirmation par la Chine de sa présence en Asie-Pacifique, le concept d’Indo-Pacifique a fait florès dans les milieux diplomatiques, politiques, universitaires et médiatiques des pays inquiets de la puissance retrouvée chinoise, que ce soit les États-Unis, l’Inde, le Japon ou l’Australie (voir la vidéo ci-dessous). Tout le monde s’est mis à revendiquer une politique indo-pacifique7 et, pour certains, à nommer des ambassadeurs chargés de la porter. Jeudi, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a présenté la stratégie de l’UE pour la région. Et la France, présente dans la zone – avec 1,6 million de citoyens et plus de 8 000 soldats –, n’est pas en reste. Elle en a fait une priorité diplomatique, exposée dans un document publié en juillet dernier. Raison de plus pour s’indigner des mauvaises manières de l’« Anglosphère ». Grâce à AUKUS, les Australiens vont acquérir des sous-marins à propulsion nucléaire, une technologie que les États-Unis et le Royaume-Uni partagent dans le cadre d’un accord datant de 1958, souligne la chercheuse australienne Patricia A. O’Brien sur le site The Conversation. « Il est clair qu’il y a eu un changement radical ces derniers mois dans la volonté américaine et britannique de partager avec l’Australie des systèmes de propulsion nucléaire hautement sensibles. L’ambition du nouvel alignement AUKUS est que les trois partenaires partagent un très large éventail de technologies critiques – cybernétique, quantique, intelligence artificielle, propulsion nucléaire », dit à Mediapart Rory Medcalf, responsable du Collège de la sécurité nationale à l’université nationale australienne. Le président Joe Biden, désireux de nouer des alliances avec les pays démocratiques pour contrer la Chine, a écarté toute prolifération nucléaire permettant aux Australiens de se doter de l’arme atomique8« Je veux être extrêmement clair à ce sujet : nous ne parlons pas de sous-marins à propulsion nucléaire. Il s’agit de sous-marins à armement conventionnel qui sont alimentés par des réacteurs nucléaires. Cette technologie est éprouvée. Elle est sûre. Et les États-Unis et le Royaume-Uni exploitent des sous-marins à propulsion nucléaire depuis des décennies. »

Depuis la Maison Blanche, Joe Biden a aussi tenu malgré tout à souligner que la France « a déjà une présence indo-pacifique substantielle et est un partenaire et un allié clé pour renforcer la sécurité et la prospérité de la région »« Les États-Unis se réjouissent de travailler en étroite collaboration avec la France et d’autres pays clés alors que nous allons de l’avant », a-t-il ajouté. Mais ces paroles apaisantes n’ont pas réussi à éteindre la tempête prévisible en provenance de Paris, déjà échaudé par le retrait américain d’Afghanistan décidé sans aucune concertation avec ses alliés et qui voit aujourd’hui lui échapper un contrat lucratif, un dossier sur lequel le président Emmanuel Macron s’était personnellement impliqué. Dans la nuit, le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et son homologue des armées, Florence Parly, ont publié un communiqué commun. « Le choix américain qui conduit à écarter un allié et un partenaire européen comme la France d’un partenariat structurant avec l’Australie, au moment où nous faisons face à des défis sans précédent dans la région indo-pacifique, que ce soit sur nos valeurs ou sur le respect d’un multilatéralisme fondé sur la règle de droit, marque une absence de cohérence que la France ne peut que constater et regretter », ont-ils écrit. « C’est une très mauvaise nouvelle parce que c’est une remise en cause de la parole donnée […], il s’agissait d’un contrat qui avait été passé il y a cinq ans et il impliquait aussi l’Australie en tant qu’État, puisqu’il y avait un accord d’État à État qui avait été passé entre l’Australie et la France », a déclaré quelques heures plus tard à la presse la ministre des armées, Florence Parly. Peu avant sur France Info, son homologue des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s’était dit « en colère »« Ça ne se fait pas entre alliés », a-t-il expliqué, qualifiant la décision de « coup dans le dos ». Le chef de la diplomatie a aussi dénoncé une « décision unilatérale, brutale, Imprévisible, [qui] ressemble beaucoup à ce que faisait M. Trump ».

Pour le complexe militaro-industriel français, le choc, en effet, est rude. Le constructeur français Naval Group, qui devait fournir les sous-marins, a fait part de sa « grande déception » dans un communiqué et expliqué que « l’analyse des conséquences de cette décision souveraine australienne sera menée avec le Commonwealth d’Australie dans les jours à venir ». Selon le secrétaire général du syndicat CGT de Naval Group, Vincent Hurel, interrogé par l’AFP, 500 emplois sont actuellement occupés dans des activités liées à ce contrat, ainsi qu’une « grosse centaine d’Australiens ». Début juin, en raison des dépassements de budget et de retards invoqués par la partie australienne, le ministre de la défense Greg Moriarty avait évoqué un plan B, ouvrant la voie à une remise en cause du contrat.

La naissance d’AUKUS et les conditions dans lesquelles elle se produit vont pousser la France à inciter ses partenaires européens à mettre en œuvre une autonomie stratégique. « Il n’y a pas d’autre voie crédible pour défendre nos intérêts et nos valeurs dans le monde, y compris dans l’Indo-Pacifique », ont souligné Florence Parly et Jean-Yves Le Drian. Mais, pour Rory Medcalf, auteur en 2020 d’Indo-Pacific Empire. China, America and the Contest for the World’s Pivotal Region (« Empire Indo-Pacifique. La Chine, l’Amérique et la compétition pour la région pivot du monde », Manchester University Press, non traduit), « il serait tragique qu’en renforçant leur propre coopération pour faire contrepoids à la pression chinoise, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie découragent la France et d’autres partenaires européens de faire preuve de la solidarité émergente dont le monde démocratique tout entier a besoin en ce moment ». L’analyste australien attend « un geste majeur de Washington, Canberra et Londres pour construire d’autres formes de coopération pratique avec la France, y compris avec des dimensions sécuritaires et commerciales ».

La même mésaventure avait touché en 2016 le Japon, rival malheureux de la France à l’époque. « Il a fallu du temps pour que la coopération entre le Japon et l’Australie se relève », souligne-t-il. Selon Manisha Reuter, responsable du programme Asie à l’ECFR (Conseil européen sur les relations étrangères), il s’agit avant tout d’une décision politique. « Il est évident que cela nuit à l’industrie française, donc en un sens c’est une décision industrielle, mais c’est avant tout une décision stratégique pour rapprocher l’Australie des États-Unis. C’est une réponse des États-Unis à la menace croissante de la Chine dans la région et à la détérioration des relations sino-australiennes ces dernières années », explique-t-elle à Mediapart.

Pour l’autrice d’un récent rapport sur « La vision européenne de l’Indo-Pacifique », l’annonce de mercredi doit permettre une « prise de conscience » des Européens, partagés entre engagement, indifférence ou hostilité sur la question, sur la nécessité de n’être pas marginalisés dans l’une des régions les plus importantes au XXIsiècle.  Pékin, lui, a dénoncé la vente « extrêmement irresponsable » de sous-marins américains à propulsion nucléaire à l’Australie. « La coopération entre les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Australie en matière de sous-marins nucléaires sape gravement la paix et la stabilité régionales, intensifie la course aux armements et compromet les efforts internationaux de non-prolifération nucléaire », a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian9.

Fin de citation

DE QUELQUES REMARQUES PRÉLIMINAIRES

L’opposition continuait de s’indigner, le 17 septembre 2021, de la rupture, par l’Australie, du méga-contrat de sous-marins conclu avec la France, la droite dénonçant un « fiasco » tandis qu’à gauche on s’inquiétait pour l’emploi. Si nous tentons de prendre quelque hauteur par rapport à l’évènement, il est effarant que les brillants esprits germanopratins découvrent les aléas de la Realpolitik – et des contrats non acquittés -telle qu’elle est pratiquée par « l’Anglosphère » qui déteste la France depuis toujours.

Qu’il s’agisse d’abord des Australiens qui n’ont jamais toléré la présence française dans le Pacifique (Cf. les campagnes contre nos essais nucléaires, contre la condition des populations autochtones en Nouvelle-Calédonie…) !10 Le Premier ministre australien Scott Morrison a déclaré, le 19 septembre 2021, que le gouvernement français savait que Canberra avait de « profondes et graves réserves » concernant les sous-marins français, avant que l’accord d’achat ne soit rompu la semaine dernière.

M. Morrison a déclaré qu’il comprenait la « déception » du gouvernement français, mais a ajouté qu’il avait soulevé les problèmes liés à l’accord « il y a quelques mois », comme d’autres ministres du gouvernement australien. « Je pense qu’ils auraient eu toutes les raisons de savoir que nous avions de profondes et graves réserves quant au fait que les capacités du sous-marin de classe Attack ne répondaient pas à nos intérêts stratégiques et nous avions clairement indiqué que nous prendrions une décision basée sur notre intérêt stratégique national », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Sydney. M. Morrison a déclaré qu’il aurait été « négligent » d’aller de l’avant avec ce contrat malgré les conseils des services australiens de renseignement et de la défense, qui estimaient que cela irait à l’encontre des intérêts stratégiques de l’Australie. « Je ne regrette pas la décision de faire passer l’intérêt national de l’Australie en premier. Je ne le regretterai jamais », a-t-il déclaré. Qu’on se le dise lorsque nous pensions à la force de l’alliance stratégique franco-australien.

Qu’il s’agisse ensuite de Joe Biden – sous des apparences trompeuses – qui est un Donald Trump en pire !11 Il est un multilatéralise ambivalent. Nos dirigeant seraient bien inspirés de s’en souvenir, eux qui se berçaient d’illusions sur la nouvelle approche américaine des relations internationales. Mais, nous sommes pleinement rassurés par le fait qu’un échange téléphonique devrait avoir lieu, dans les prochains jours, entre les présidents américain et français. Nous touchons aux limites de l’action extérieure de la France face aux Grands de ce monde.

Qu’il s’agisse de Bojo, digne représentant de la « Perfide Albion » qui doit se frotter les mains de ce mauvais coup porté au coq gaulois qui le raille depuis le « Brexit » (superbe coup de pied de l’âne de celui qui pratique la diplomatie du voyou) !12

La nouvelle ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, a défendu l’approche de Londres dans l’accord de défense conclu avec Washington et Canberra. Cet accord montre la préparation du Royaume-Uni à « faire preuve de fermeté dans la défense de nos intérêts » et « notre engagement pour la sécurité et la stabilité de la région indo-pacifique », a écrit la cheffe de la diplomatie britannique dans une tribune publiée dans le Telegraph du 19 septembre 2021.

Ce n’est pas le rappel de nos ambassadeurs à Canberra et à Washington en raison de la « gravité exceptionnelle » des faits qui changera la donne13. Quand nos atlantistes et autres néo-cons voudront bien relire les déclarations du général de Gaulle à propos des Américains et Britanniques qu’il a expérimentés pendant la Seconde Guerre mondiale. Quelques années plus tard, il en tirait les conséquences en quittant la structure militaire intégrée de l’OTAN (rejointe par Nicolas Sarkozy !). Nous méprisons aujourd’hui les leçons de l’Histoire si précieuses pour préparer le présent et anticiper l’avenir. L’émergence de la Chine joue le rôle de miroir des divisions et du déclin de l’Occident14.

Il faudra plusieurs semaines, plusieurs mois, plusieurs années pour mesurer l’onde de choc de cette décision australienne sur la relation franco-américaine15. Ce ne sont pas les longues incantations et inutiles jérémiades du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drain au 20 heures d’Antenne 2 du samedi 18 août devant un Laurent Delahousse dans son rôle sur mesure de chef de l’Episcopat médiatique qui changeront la donne.

Bien au contraire, elles témoignent de l’impuissance d’une France affaiblie, d’un Emmanuel Macron qui avait pris l’élection de Joe Biden comme une sorte de Promesse de l’aube. En fait d’aube, ce serait plutôt la Promesse du crépuscule. Les Américains – Démocrates ou Républicains – sont avant tout des Américains qui défendent leurs intérêts sans se soucier de ceux de leurs prétendus alliés qui ne sont que de serviles idiots utiles.

Nos brillants experts es-diplomatie de la cellule diplomatique de l’Élysée et du Quai des Brumes l’avaient oublié. Tout ceci est pitoyable. Il faut que tout change pour que rien ne change. Joe Biden n’a pas pipé mot, démontrant ainsi le mépris avec lequel il traite Jupiter et sa mauvaise troupe.

L’ÉTRANGE DÉFAITE

Comme toujours, ce camouflet, cette humiliation, qui restera dans les annales de l’amitié franco-américaine, devrait conduire la France éternelle à s’interroger sérieusement sur la fiabilité de Washington après la débâcle de Kaboul et autres mauvaises manières de l’Oncle Sam qui ne pense qu’à ses intérêts bien compris16. Il s’agit d’une vérité objective que les embrassades de Jupiter aux vieux Joe ne changeront pas.

Ne parlons pas du monde anglo-saxon devant lequel nous n’avons de cesse de nous prosterner, de renier ce que nous sommes à longueur de temps (l’utilisation quasi-pathologique de la langue anglaise, le recours aux concepts les plus épouvantables tels que le « politiquement correct », la « cancel culture », le « woke » …). Est-ce envisageable à quelques mois de l’élection présidentielle plus propice à la démagogie débridée17 qu’à la réflexion stratégique exigeante ? Nous en doutons sérieusement. Une diplomatie française en échec18.

Elle n’en avait pas besoin alors qu’elle est si mal en point après quatre années de rodomontades macroniennes. Voilà à quoi ressemble la « mondialisation heureuse » et le monde d’après chers à Jupiter. Les paramètres de la sécurité internationale doivent être entièrement repensés à l’aune de ces dernières péripéties. Telle est la morale de la fable que nous pouvons tirer aujourd’hui : douze sous-marins en quête de vendeurs !

Guillaume Berlat
20 septembre 2021

1 Isabelle Lasserre, Sous-marins australiens : comment les Américains ont torpillé un contrat déjà mal en point, www.lefigaro.fr , 16 septembre 2021.
2 Piotr Smolar/Élise Vincent, Crise diplomatique entre Washington et Paris. L’Australie rompt un contrat avec la France pour une alliance avec les États-Unis et le Royaume-Uni, Le Monde, 17 septembre 2021, pp. 1-2-3.
3 Éditorial, Les leçons de l’alliance Australie-États-Unis-Royaume-Uni, Le Monde, 18 septembre 2021, p. 32.
4 Jean-Michel Bezat, La fin du » contrat du siècle », un rude coup porté à l’image de Naval Group, Le Monde, 17 septembre 2021, p. 2.
5 Frédéric Lemaître, Pour la Chine, Joe Biden est un « chef de gang », Le Monde, 18 septembre 2021, p. 4.
6 Piotr Smolar, Comment Paris a laissé Paris dans l’obscurité, Le Monde, 18 septembre 2021, p. 2.
7 Guillaume Berlat, Indo-Pacifique : un nouvel espace de conflictualité, www.prochetmoyen-orient.ch , 19 juillet 2021.
8 Nathalie Guibert/Élise Vincent, Des risques de prolifération nucléaire en Indo-Pacifique, Le Monde, 18 septembre 2021, p. 3.
9 François Bougon, Indo-Pacifique : Paris fait les frais de l’alliance stratégique entre Washington, Londres et Canberra, www.mediapart.fr , 16 septembre 2021.
10 Marie-Pauline Desset, Les Australiens s’interrogent sur les implications de l’accord Aukus, Le Monde, 18 septembre 2021, p. 4.
11 Axel Gylden, Sous-marins australiens : la gifle de Joe Biden à l’Europe (et surtout à la France), www.lexpress.fr , 16 septembre 2021
12 Cécile Ducourtieux, L’accord Aukus conforte la stratégie de Londres, Le Monde, 18 septembre 2021, p. 5.
13 Cécile Ducourtieux, Pourquoi la France n’a-t-elle pas son ambassadrice à Londres : la curieuse exception britannique, Le Monde, 19-20 septembre 2021, p. 3.
14 Jean-Marie Guéhenno, Le premier XXIe siècle. De La globalisation à l’émiettement du monde, Flammarion, 2021.
15 Claire Gatinois/Philippe Ricard/Piotr Smolar, Sous-marins : Paris durcit le ton face à Washington. Entre Paris, Canberra et Washington, un conflit inédit. La France formalise sa colère contre l’Australie et les États-Unis en rappelant ses ambassadeurs. Ce geste fracassant, mais surtout symbolique, est destiné à exprimer le sentiment d’Emmanuel Macron et le gouvernement, Le Monde, 19-20 septembre 2021, pp. 1-2-3.
16 Édouard Tetreau, Sous-marins australiens : « Après la rupture du ‘contrat du siècle’, ce que nous devons faire », www.lefigaro.fr , 17 septembre 2021.
17 Elsa Conesa, Macron en précampagne sort le carnet de chèque, Le Monde, 18 septembre 2021, pp. 1 et 12.
18 Philippe Ricard/Élise Vincent, La diplomatie française en échec. Le président Emmanuel Macron a été prévenu que le premier ministre australien souhaitait lui parler, quelques heures avant l’annonce par la Maison Blanche de la nouvelle alliance avec Londres et Canberra, Le Monde, 18 septembre 2021, pp. 1-2-3.

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