Observatoire Géostratégique

numéro 350 / 27 septembre 2021

LA CHINE OUVRE LES NOUVELLES ROUTES DE LA PUISSANCE…

« Les prévisions sont difficiles, surtout quand elles concernent l’avenir ». Manifestement, cette maxime de Pierre Dac n’a pas pris la moindre ride alors que le monde occidental oublie que gouverner, c’est prévoir. Mais l’exception confirme parfois la règle. Cela fait presque cinq décennies qu’un homme politique français de retour de Chine, où il avait conduit la première délégation parlementaire, prévoyait avec une prescience certaine la montée en puissance de la Chine1. Manifestement, les dirigeants occidentaux successifs, depuis le début des années 1970, ne semblent pas avoir pris au sérieux cet avertissement. Ils sont aujourd’hui rattrapés par le réel. À la faveur de la pandémie (voire du dénouement de la crise afghane), qui fait office de révélateur, ils découvrent – une énième surprise stratégique qui n’en était pas une à condition d’être ni sourd, ni aveugle – que Pékin entend prendre toute sa place dans le concert des nations, voire dépasser l’hyperpuissance américaine2.

Il est vrai que la vengeance est un plat qui se mange froid pour un peuple qui a le sentiment d’avoir été humilié au cours des siècles passés. Le moins que l’on puisse dire est que la Chine est en passe de gagner son pari, de relever le défi. Ce succès n’est pas le fruit du hasard. Il est fruit de la conjugaison harmonieuse de deux facteurs que sont la pensée et l’action3. Il est également le résultat de la mise en œuvre des cinq composantes d’une authentique politique étrangère que sont stratégie, tactique, volonté politique, moyens humains et financiers. Revenons successivement sur ces deux volets de l’action extérieure de la Chine, largo sensu, que sont la pensée et l’action !

LA PENSÉE : L’AFFIRMATION D’UNE STRATÉGIE TEMPORELLE ET SPATIALE

Un constat d’évidence s’impose aujourd’hui à tous. La politique étrangère chinoise est étrangère aux contraintes politiques intérieures4. Elle a toute l’éternité devant elle contrairement à ce qui se passe en Occident. Ce qui lui permet d’être le fruit d’une réflexion conduite sur le long terme et dans une continuité rigoureuse.

Une réflexion conduite sur le long terme

« Les dirigeants chinois inscrivent leur pensée dans le temps long là où les dirigeants occidentaux cèdent trop souvent à la dictature du court-termisme »5. Comment mieux résumer en une phrase la différence d’approche du monde entre le monde occidental et le monde oriental ? Le premier parle beaucoup et agit peu alors que le second parle peu et agit beaucoup. Depuis bien longtemps, les Chinois n’ont jamais fait mystère de leur souhait de ne plus être considérés comme quantité négligeable et de devenir le leader du monde du XXIe siècle. Et cela leur a été plus facile que leurs homologues occidentaux semblent incapables d’agir face aux périls, sont paralysés face aux menaces qui assombrissent le ciel et alors que trop de sujets et d’intérêts les divisent. Pire encore, ces derniers se mentent à eux-mêmes. Peu à peu, leur fortune devient leur infortune. Ils présentent une politique étrangère désordonnée alors que la véritable politique étrangère s’accommode mal de la voie de l’indécision, des nuances et des clairs-obscurs. Elle en est à l’opposé, pourrait-on dire à la lumière de l’expérience de l’Histoire des relations internationales. Et cette constance sur le long terme est d’autant plus importante que « depuis 1945, nous vivons une époque damocléenne. Menace nucléaire, écologique, sanitaire… »6. Inattendu et imprévu constituent les marqueurs du XXIe siècle auxquels Pékin semble mieux préparé que l’Occident à les affronter7. La suite en apportera la confirmation. Face à cette situation, la diabolisation de la Chine (de la part des États-Unis et, dans une moindre mesure, de l’Union européenne) constitue la marque de ceux qui se montrent incapables de peser sur les mutations de la société internationale. S’agissant de l’Empire du milieu, il convient de faire l’éloge de sa constance. Xi Jinping apparaît comme le penseur pour période de doute sans en avoir (mettons de côté sa mise au pas idéologique de ses concitoyens égarés8).

En dernière analyse, Pékin réfléchit aussi bien sur le long terme que dans la continuité.

Une réflexion conduite dans la continuité

C’est peu dire que toute politique étrangère non soumise aux aléas des élections et des changements de majorité (en Russie et, plus encore, en Chine) que connaissent les démocraties, possède un avantage décisif. Elle constitue un cap pérenne dont elle ne se déroute que très rarement. Force est de constater que « Xi Jinping n’aime pas le désordre. L’harmonie est même le leitmotiv de la philosophie et de l’action politique du leader chinois. Place à l’ordre de l’Empereur XI »9. Or, depuis plusieurs décennies, la Chine construit, avec patience et détermination, son chemin sans en dévier d’un iota. La stratégie chinoise dite des « Trois guerres » (san zhan, 三战) semble demeurer curieusement inconnue ou sous-étudiée alors que l’on ne finit pas de s’intéresser aux actions de la République populaire de Chine (RPC) et de chercher des cadres d’analyse pour comprendre celles-ci. Adoptée officiellement en 2003, cette stratégie est composée de trois volets : « guerre de l’opinion publique » (yulun zhan, 舆论战), « guerre psychologique » (xinli zhan, 心理战), « guerre du droit » (falü zhan, 法律战). La RPC est à ce jour, semble-t-il, l’un des seuls si ce n’est le seul pays à avoir adopté, du moins publiquement, une stratégie de ce genre-là, c’est-à-dire une stratégie dite de « guerre » (战) – bien que l’usage de ce terme soit discutable – envisageant des actions n’impliquant pas la violence physique et demeurant en dessous du seuil du conflit armé, actions parfois qualifiées de « non-cinétiques ». Une telle stratégie est essentielle mieux comprendre l’un des cadres d’actions de la RPC, que pour étudier ce qu’on peut appeler la conflictualité non-cinétique10. La Chine se prépare à la confrontation11 comme à la coopération en fonction de la défense de ses intérêts bien compris, sans se soucier de ce qu’en pense son opinion publique12 ou ses médias qui sont à son service. Elle n’hésite pas à mettre au pas les déviants tant au niveau des géants du numérique13 et la mise au pas de l’internet14 qu’à Hong Kong15. Elle regarde avec envie du côté de Taïwan (19 avions chinois entrent dans l’espace de défense taïwanais) en pratiquant la désinformation la plus grossière16. Dans son discours du 1er juillet 2021, prononcé à l’occasion du centième anniversaire du Parti communiste chinois (PCC), le président Xi Jinping dresse le portrait d’un parti prométhéen, sans lequel la Chine ne serait pas ce qu’elle est devenue : la deuxième puissance économique du monde, un pays de 1,4 milliard d’habitant qui a éradiqué la grande pauvreté et l’analphabétisme [le président voudrait réduire les inégalités et rééquilibrer la répartition des revenus17]. Elle a également démontré, contrairement à la doxa libérale, que le développement d’une économie de consommation avancée ne débouche pas nécessairement sur une libéralisation du système politique.18 La Chine avance ses pions à l’endroit et au moment qu’elle le décide sans être contrainte par l’intérieur et l’extérieur. Elle fait ce que bon lui semble en application du cap qu’elle s’est fixée, il y a bien longtemps déjà. La route est d’autant plus facile à suivre que Pékin ne change pas de direction en fonction d’impératifs médiatico-politiques de très court terme comme c’est le cas aujourd’hui en Occident qui vénère le Dieu communication19.

Une fois la pensée précisée sur le long terme, il ne restait plus qu’à la Chine de passer de la théorie à la pratique, de décliner ses grandes orientations stratégiques en tactique concrète et efficace aux quatre coins de la planète.

L’ACTION : LA DÉCLINAISON D’UNE TACTIQUE CONCRÈTE ET EFFICACE

« La Chine se rêve en nation puissante et respectée avec l’objectif affiché de devenir le ‘leader mondial de l’innovation’ et ‘d’achever la modernisation de ses forces armées’ à l’horizon 2035, et de hisser ‘au premier rang en termes de puissance mondiale et de rayonnement international’ en 2049 pour les 100 ans de la fondation de la République populaire »20. Parallèlement à l’affirmation de sa puissance économique et technologique, Pékin ne cesse de faire montre de sa puissance diplomatique et militaire. C’était inévitable. L’un n’allant pas sans l’autre dans l’esprit des Chinois.

Une affirmation de la puissance économique et technologique

Il n’y avait que des esprits peu au fait de l’Histoire et des relations internationales, dotés d’une certaine arrogance puérile, pour ne pas voir que la Chine développait, depuis des décennies, une puissance économique21 et technologique sans pareil à la manière d’un buldozer22. Le « made in China » envahissait les boutiques des pays occidentaux pendant que la désindustrialisation de ces derniers les laissait dépourvus quand la pandémie fut venue. Incapables de fabriquer des masques, des médicaments, des ordinateurs, des téléphones portables, ils devaient implorer la grâce et la mansuétude du dernier empereur. Le roi était nu sans s’en être aperçu après avoir sacrifier au dogme de la mondialisation heureuse, de la « chaîne des valeurs » sans réfléchir à son indépendance, sa souveraineté, oubliant d’exiger le principe de réciprocité dans les échanges commerciaux. On croit rêver en entendant l’Union européenne ou la France parlait de « souveraineté numérique ». Nous assistons à l’étrange dérive d’un continent européen, d’une Union divisée y compris sur la question du contrôle de la pandémie. Ce faisant les Occidentaux n’ont fait, en sorte, que renforcer le modèle économique chinois tout en tombant dans le piège qu’ils ont eux-mêmes armés. Pékin veille au grain. En sanctionnant Didi, le Uber chinois, le gouvernement signale qu’une introduction à Wall Street ne suffit pas à échapper à sa poigne sur fond de conflit entre régulateurs chinois et américain au sujet des groupes chinois cotés aux États-Unis23.

Quel grand bond en avant en l’espace de quelques décennies qui a fait passer la Chine du statut de pays en développement à celui de puissance capable de rivaliser avec l’hyperpuissance américaine sur toute une gamme de domaines qui étaient la chasse gardée de l’Occident ! [Joe Biden s’est entretenu avec Xi Jinping, le 9 septembre 2021, une première depuis sept mois]. La Chine s’est réveillée lentement mais sûrement au grand dam de ses concurrents qui n’avaient pas vu venir cette progression fulgurante sauf en Asie où les États sont sensibles aux questions de sécurité24.

De spectateur du monde, Pékin est devenu un acteur de poids sur lequel nul ne peut faire l’impasse. Les États-Unis ont été les premiers à en faire le constat et à tenter de contrecarrer cette chevauchée fantastique. L’Union européenne est longtemps restée sans voix et sans réaction sérieuse, se contentant de sa diplomatie futile de l’incantation.

Forte de ses atouts aussi nécessaires que suffisants, la Chine tente de transformer l’essai en montrant ses muscles tant dans les enceintes multilatérales que dans les mers à proximité de son territoire sans le moindre complexe.

Une affirmation de la puissance diplomatique et militaire

Pékin décline harmonieusement aussi bien les outils de sa diplomatie bilatérale (étant débiteurs sur le plan économique et financier, nombre d’États sont conduits à ne pas résister au bulldozer chinois) que de sa diplomatie multilatérale (sa stratégie d’entrisme au sein des institutions internationales porte aujourd’hui ses fruits). À l’occasion du récent rapprochement avec les talibans, la Chine veut sécuriser ses intérêts dans la région. Le déroulement de ses nouvelles routes de la soie a conduit Pékin à affirmer son emprise sur les pays d’accueil, y compris en faisant main basse sur certaines infrastructures comme des ports (Cf. le port du Pirée en Grèce) ou en installant des bases sur des points stratégiques (Djibouti), des voies ferrées (Addis-Abeba/Djibouti). Il va sans dire, mais cela va mieux en le disant, que ceci se monnaie par une bienveillance accrue des destinataires de l’aide chinoise. Les Africains commencent à s’apercevoir de leur dépendance croissante vis-à-vis de la Chine et de ses inconvénients multiples. Au sein de l’ONU, une majorité d’États africains sont contraints de s’aligner sur les positions chinoises : blocage de l’élargissement du Conseil de sécurité, des résolutions critiques de la Chine à la session annuelle sur les droits de l’homme lors de l’Assemblée générale… Tel est le côté sombre de la Chinafrique.

Rappelons que quatre diplomates chinois dirigent des agences onusiennes : ONUDI à Vienne, OMC, UIT, FAO sans parler de l’entrisme de cet État grâce à ses mannes financières distribuées sous forme de contributions extrabudgétaires. Au début de la pandémie, l’on a pu découvrir le poids dont elle disposait au sein de l’OMS, refusant toute enquête internationale indépendante et libre à l’Institut de virologie de Wuhan25 et de son laboratoire P4 construit par la France26. Les Chinois parviennent même à retourner la situation en leur faveur27. Pékin a eu tôt fait de combler le vide laissé par les administrations américaines successives au sein de l’ONU. Rares sont ceux qui s’opposent à Pékin (Afrique du Sud, Nigéria) au sein de cette galaxie. Conclure un partenariat stratégique avec la Chine vous place dans une situation de dépendance, de soumission incontournable. N’oublions pas la « soft » diplomatie chinoise au travers de son important réseau des instituts Confucius qui constituent des relais d’influence et de propagande efficaces28.

Ce n’est que dans un passé récent que les yeux commencèrent à se dessiller en Occident sur les extraordinaires machines de guerre que constituent ces centres culturels29. D’une façon plus générale, chercher des noises à la Chine vous expose à des mesures de rétorsion lourdes et immédiates comme en fait l’expérience l’Australie30, voire le Canada avec la diplomatie chinoise des otages31. Utiliser l’arme de la justice chinoise contre les fauteurs de trouble32.

Les dirigeants chinois ont depuis belle lurette fait leur la maxime de Bismarck selon laquelle « la diplomatie sans les armes, c’est la musique sans les instruments »33. Manifestement, ils font tout ce qui est leur pouvoir pour muscler leur orchestre symphonique dans la guerre d’influence qu’ils mènent à l’échelle planétaire34, en particulier en Asie35. Elle monte en puissance, affirme son ambition hégémonique comme son « premier terrain d’expérimentation » (Sophie Boisseau du Rocher). Au fil des années, ils développent toutes leurs armes, s’intéressent à l’espace36, au cyberspace, aux mers et océans dont ils entendent être les maîtres en n’hésitant pas à tordre le droit international à leur seul et unique profit. Ils n’hésitent pas à être les gardiens de la mer de Chine37 et de l’Indopacifique quitte à bousculer les marines occidentales qui viennent faire des démonstrations de force. Et nous ne sommes qu’au début de cette progression de l’outil militaire chinois. Pékin pratique aussi bien l’intimidation que la démonstration de force sans parler de la manipulation de l’information et des opinions38.

Le Japon renforce sa coopération militaire avec les États-Unis39. Une fois de plus, répétons-le, les Occidentaux n’ont pas vu ou voulu voir la menace grandir, trop occupés à dénoncer l’impérialisme russe. Aujourd’hui, le réveil est aussi tardif que douloureux pour les chancelleries occidentales, l’Alliance atlantique ou l’Union européenne qui ne savent pas par quel bout prendre le problème tant ils n’ont rien compris à la dynamique chinoise sur le grand échiquier international40. Encore une fois, elles ont oublié que gouverner c’est prévoir ; et rien prévoir, c’est courir à sa perte comme le souligne Henri de Girardin.

« ATTENDS-TOI À L’INATTENDU » (Edgar Morin)

« De tous les dangers, le plus grand est de sous-estimer son ennemi » (Pearl Buck, Impératrice de Chine). C’est ce qu’on fait les Occidentaux au cours des dernières décennies, imbus d’un sentiment de supériorité, dépourvus de tous sens de l’humilité avec le succès que l’on sait, s’agissant de leur approche de la Chine. Et cela avec une constance qui mérite louange. Telle la Belle au bois dormant, ils (que ce soit au sein de l’OTAN ou de l’Union européenne) s’alarment soudainement de l’affirmation de ce « rival systémique », de cet « ennemi » dans la mêlée mondiale, de ce « défi » pesant sur la sécurité de la zone atlantique. À la manière du corbeau de la fable de Jean de la Fontaine, ils jurent, honteux et confus, mais un peu tard, qu’on ne les y prendrait plus. Trop polarisés sur la prétendue menace russe, ils en étaient parvenus à oublier l’existence de la Chine alors qu’elle était de plus en plus présente sur le grand échiquier international et qu’elle s’affirmait au grand jour. « À force d’oublier l’essentiel pour l’urgence, on oublie l’urgence de l’essentiel » nous rappelle fort à propos Edgar Morin.

Rendons hommage à Donald Trump le maudit d’avoir tiré la sonnette d’alarme sur la dimension prédatrice de certains volets de l’action chinoise41 dès le début de son mandat alors que les Européens se rendaient à Canossa/Pékin pour décrocher quelques contrats juteux au prix de leur soumission ! À la veille du début de la pandémie, Emmanuel Macron effectuait une visite en Chine au cours de laquelle il louait les vertus du modèle local, son efficacité, sa transparence.

Bravo pour la clairvoyance au Dieu Jupiter ! Il va falloir s’y faire. La Chine est de retour. Au-delà des symboliques routes de la soie, Pékin déroule ses routes de la puissance avec volontarisme et constance dans le monde d’après42.

Guillaume Berlat
13 septembre 2021

1 Alain Peyrefitte, Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera, Fayard, 1973.
2 Philippe Le Corre, Joe Biden et le problème chinois, Ouest-France, 6 août 2021, p. 1.
3 Paul Langevin, La pensée et l’action. Textes recueillis et présentés par Paul Laberrenne. Préfaces de Frédéric Joliot-Curie et de Georges Cogniot, Les éditeurs français réunis, 1950.
4 Ma Jian, Tous les Chinois ont été mentalement incarcérés par le PCC, Le Monde, 25-26 juillet 2021, p. 30.
5 Jérémie Gallon, Henry Kissinger. L’Européen, Gallimard, 2021, p. 221.
6 François-Guillaume Lorrain, Le siècle d’Edgar Morin, Le Point, 8 juillet 2021, p. 95.
7 Frédéric Lemaître, La Chine contre le reste du monde, Le Monde, 11 septembre 2021, p. 33.
8 Sébastien Faletti, Xi Jinping s’impose dans les programmes scolaires pour consolider son pouvoir et Pékin met au pas les « idoles efféminées », Le Figaro, 7 septembre 2021, p. 11.
9 Philippe Escande, Un empire chinois vacille sur ses bases, Le Monde, 8 juillet 2021, p. 15.
10 Carine Monteiro da Silva, (Re) découvrir la stratégie chinoise des « Trois guerres » : guerre de l’opinion publique, guerre psychologique, guerre du droit, ThucyBlog n° 143, 1er juillet 2021, www.afri-ct.org
11 Isabelle Hautefeuille, Pékin envoie un « loup » aux États-Unis, Ouest-France, 30 juillet 2021, p. 2.
12 Philippe Escande, Quand Pékin éteint les consoles, Le Monde, 7 septembre 2021, p. 19.
13 Martine Orange, Le gouvernement chinois reprend en main les géants du numérique, www.mediapart.fr , 30 juillet 2021.
14 Frédéric Lemaître, Pékin renforce sa mise au pas d’Internet, Le Monde, 3 septembre 2021, p. 17.
15 Jean-Philippe Béja, Hongkong perd ses libertés face à un monde sans émotion, Le Monde, 22-23 août 2021, p. 30.
16 Nathalie Guibert/Brice Pedroletti, Taïwan, laboratoire et cible n° 1 de la désinformation chinoise, Le Monde, 4 septembre 2021, p. 3.
17 Frédéric Lemaître, « Prospérité commune », le virage de la Chine, Le Monde, 1er septembre 2021, p. 15.
18 Alain Frachon, Hongkong et les 100 ans du PCC, Le Monde, 8 juillet 2021.
19 Philippe Escande, Wall Street se déchire sur la Chine, Le Monde, 10 septembre 2021, p. 19.
20 Brice Pedroletti, Le multilatéralisme selon Pékin, Le Monde, 4-5 juillet 2021, p. 22.
21 F.N.-L., Xi Jinping lance une nouvelle bourse à Pékin, Le Figaro économie, 3 septembre 2021, p. 19.
22 Frédéric Lemaître, Derrière le virage à gauche de la Chine, la peur de l’occidentalisation, Le Monde, 8 septembre 2021, p.39.
23 Simon Leplâtre, Contrôle des données : Pékin met la pression sur la « tech », Le Monde, 9 juillet 2021, p. 17.
24 Philippe Mesmer/Philippe Pons, À Séoul et à Tokyo, la sécurité en question après la chute de Kaboul, Le Monde, 7 septembre 2021, p. 31.
25 La Chine doit « mieux coopérer » à l’enquête sur les origines de la pandémie (patron de l’OMS), 15 juillet 2021.
26 Chloé Hecketsweiler (propos recueillis par), Filippa Lentzos : « Il est indispensable de contrôler ce qui se passe dans les laboratoires de haute sécurité », Le Monde, 14-15 juillet 2021, p. 24.
27 Nathalie Guibert/Brice Pedroletti, Infektion 2.0, l’opération destinée à faire oublier l’origine du Covid, Le Monde, 4 septembre 2021, p. 2.
28 Nathalie Guibert, Confucius en France : de si discrets relais chinois, Le Monde, 9 juillet 2021, pp. 4-5.
29 Thomas Wieder, Berlin regrette d’avoir » laissé trop d’espace » au réseau Confucius, Le Monde, 9 juillet 2021, p. 5.
30 Isabelle Dellerra, Australie. La Chine priée de rester au large, Le Monde, 4-5 juillet 2021, pp. 20-21.
31 Diplomatie des otages en Chine, Le Canard enchaîné, 1er septembre 2021, p. 8.
32 Ludovic Hirzmann, En Chine, l’arme de la justice contre le Canada, Le Figaro, 12 août 2021, p. 4.
33 Jean-Pierre Cabestan, Demain la Chine : guerre ou paix ?, Gallimard, 2021.
34 Nathalie Guibert/Brice Pedroletti, La Chine durcit sa guerre d’influence à l’échelle planétaire, Le Monde, 4 septembre 2021, pp. 2-3.
35 Brice Pedroletti, En Asie, comment coexister avec la Chine, Le Monde, 4 septembre 2021, p. 32.
36 Taylor A. Lee/Peter W. Singer, China’s Space Program is more Military than you might think. Proposal for US-Chinese Cooperation must proceed carefully, www.defense.one , 21 juillet 2021.
37 Enquête vidéo : comment Pékin impose sa présence militaire en mer de Chine méridionale, www.lefigaro.fr , 18 juillet 2021.
38 Élise Vincent (propos recueillis par), Général François Lecointre : « Il y a une dégradation de l’ordre du monde », Le Monde, 14-15 juillet 2021, p. 4.
39 Philippe Mesmer, Face à son voisin chinois, le Japon renforce sa coopération militaire, Le Monde, 8 septembre 2021, p. 6.
40 Jean-Yves Heurtebise, Se préparer à la troisième guerre mondiale, pour l’éviter, Le Monde, 17 juillet 2021, p. 30.
41 Pierre-Antoine Donnet, Chine, le grand prédateur, éditions de l’aube, 2021.
42 Dominique Moïsi, Le monde, vingt ans après, Ouest-France, 4 septembre 2021, p. 1.

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