Observatoire Géostratégique

numéro 350 / 27 septembre 2021

DE L’HUMILIATION AMÉRICAINE EN AFGHANISTAN AU DÉCLIN DE L’UNIVERSALISME OCCIDENTAL…

LE JOUR D’APRÈS LE DÉPART DES AMÉRICAINS1 OU L’INDICIBLE TROUBLE

« Chaque guerre appelle une nouvelle guerre » (Dominique de Villepin). Ce jugement va comme un gant à nos alliés américains qui ne retiennent rien des échecs cuisants qu’ils subissent depuis plusieurs décennies avec une régularité de métronome leurs « exploits ». Et ils recommencent avec une constance qui mérite louange leurs mêmes aventures guerrières pseudo-civilisatrices qui se terminent toutes en Bérézina. Après le Vietnam2, ce fut le tour de l’Irak. Mais, il y a pire encore aujourd’hui, et encore plus demain, avec leur débâcle en Afghanistan3. Ils en sont encore au stade de la sidération avant de pouvoir passer au stade du questionnement.

Il ne nous est pas interdit d’élargir la focale de notre objectif pour passer de la seule scène afghane et régionale au grand échiquier international. Petites causes, grands effets, pourrait-on dire tant la pilule est amère, non seulement pour les Américains mais aussi pour les Occidentaux4, concept envisagé dans son acception la plus large. La déroute américaine dans le « cimetière des empires » tourne à la faillite de l’arrogance occidentale dans le monde, au déclin à la prétention de l’universalisme occidental en dépit des déclarations décalées de Joe Biden accumulées au cours des dernières semaines. Hier, l’Occident était droit dans ses bottes de justicier. Aujourd’hui, elle chancelle sur ses fondements fragiles.

DE LA DÉROUTE AMÉRICAINE5 DANS LE CIMETIÈRE DES EMPIRES…

Pour la cohérence de notre démonstration, il importe de revenir, même brièvement, sur les dernières semaines afghanes appréhendées d’un point de vue américain. Les États-Unis mettent fin à la guerre la plus longue de leur histoire. Nous sommes les témoins d’une étrange défaite américaine, d’un monde malade de l’Amérique et d’une Asie entrant dans l’inconnu.

L’étrange défaite américaine en Afghanistan. 2001, la « guerre contre le terrorisme », lancée par l’administration Bush après les attentats du 11 septembre 2001 capturer Oussama Ben Laden et détruire les bases d’Al Qaïda6, conduit à la fuite des talibans, la chute de Kaboul et la mise en place d’un gouvernement provisoire. Qu’en reste-t-il ?7 Ne parlons pas de Guantanamo8. Le 31 août 2021, les Américains s’effacent devant les talibans qui paradent pour fêter le départ de l’envahisseur à l’échéance qu’ils avaient fixée9. Les barbus font main basse sur l’arsenal laissé par les Américains. Le retrait des troupes de l’hyperpuissance tourne à la déroute.

L’Amérique quitte l’Afghanistan non seulement défaite mais humiliée. En dépit des milliards dépensés et des solutions utopiques imaginées pour faire du pays une démocratie à l’occidentale, le régime afghan s’est effondré tel un château de cartes. Deux semaines après la prise de Kaboul, l’armée afghane, équipée et entraînée à grands frais par Washington, s’est évaporée dans la nature. Rien n’avait été anticipé, rien n’avait été préparé du côté des grands stratèges de Washington. Aucune réflexion digne de ce nom n’avait été entamée depuis la conclusion des accords de Doha en février 2020 pour s’adapter à la nouvelle réalité, y compris sur la région du Panchir10.

Les images de Saïgon en 1975 reviennent à l’esprit même si comparaison n’est pas raison. Nous sommes passés de la fiction à la réalité. Incroyable mais vrai. David a défait un Goliath n’étant plus que l’ombre de lui-même. Les talibans se paient le luxe de faire défiler, le 1er septembre 2021, du matériel militaire donné par les Etats-Unis au précédent gouvernement afghan vaincu après vingt ans de guerre, dont peut-être un hélicoptère, à Kandahar (Sud), berceau spirituel du mouvement islamiste. Une priorité s’impose à eux : comment déloger les membres de l’État islamique ?

Le monde malade de l’Amérique. Tel est le monde vingt ans après le début de l’intervention américaine en Afghanistan !11 Cette situation démontre l’incapacité quasi-viscérale des États-Unis à vouloir connaître et à tenter de comprendre le reste du monde (« row » pour « rest of the world »). Ils se montrent incapables de lutter contre leur capacité incommensurable d’abstraction. Il faudra bien, le moment venu, qu’ils prennent acte du fait que la chute de Kaboul signifie le basculement dans le monde d’après… l’Amérique. Ils se sont montrés incapables de négocier une paix différente avec les talibans12. Cette mésaventure décrédibilise autant l’Amérique que son président sénile qui avait fait croire à ses homologues au retour de l’Amérique (Quitter l’Afghanistan était « la meilleure décision » pour l’Amérique, défend Joe Biden le 31 août 2021 tout en saluant « l’extraordinaire succès » des opérations d’évacuation). Or, c’est le contraire qui se produit devant nos yeux.13

La chute de l’empire américain est aussi pitoyable que celle de l’empire romain. Chaque intervention du président Joe Biden – le nouveau Jimmy Carter de l’Amérique – est aussi pitoyable tant elle démontre son incompétence et celle de sa « dream team »14. Ses justifications tombent à plat15. Même Gérard Araud, qui le vantait encore hier, commence à s’en apercevoir16. La Maison Blanche s’irriterait des critiques des médias alors que les démocrates n’en avaient pas été avares contre Donald Trump17. En prime du chaos local et régional, les États-Unis laissent derrière eux beaucoup de désillusions… et des milliers d’Afghans18. Leur crédit international est au plus bas19. L’OTAN est moribonde20. Sans défense21, désarmée22, l’Union européenne est aux abonnés absents (réunion des ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur sans substance). Ce ne sont pas les incantations du commissaire européen, Thierry Breton qui changeront la donne23. L’Union mise sur les voisins de l’Afghanistan pour éviter une nouvelle crise migratoire24. Tirant les leçons de la crise migratoire de 2015, plusieurs États membres privilégient la sécurité à la solidarité. Le sujet fait débat dans les pays proches d’échéances électorales cruciales comme la France25.

Le président du Parlement européen s’est dit « très déçu » de la frilosité des pays membres de l’Union européenne sur la question migratoire (accueil des migrants à l’avenir26), appelant l’Union européenne à « prendre ses responsabilités » face à l’afflux attendu de réfugiés afghans fuyant les talibans. À Bruxelles, ce sont les GAFAM qui font la pluie et le beau temps27. L’ONU, son secrétaire général se contentent d’absurdes incantations sur le thème d’un accroissement de l’aide aux Afghans tandis que le Conseil de sécurité se divise sur les évacuations28. Combien ? Comment ? Avec quels organismes locaux pour éviter les risques de détournement ? La diplomatie du Royaume-Uni démontre son incohérence actuelle29. Décidément, rien ne va plus sur la planète Occident et sur grande succursale anglo-saxonne.

L’Asie centrale ou le saut dans l’inconnu. En termes purement régionaux (au niveau de l’Asie centrale), les conséquences du tsunami taliban vont se faire sentir en Chine30, au Pakistan, en Iran, en Ouzbékistan, au Tadjikistan, pour ne citer que les principaux États – sans parler de la Russie31 – dans un futur proche et lointain. Tous semblent avoir été pris de court par l’effondrement de l’armée afghane et la rapidité de la pénétration des troupes des talibans. Ils vont devoir rapidement se positionner par rapport aux nouvelles autorités à Kaboul : reconnaissance ou pas ?32. Seul le Qatar, intermédiaire obligé, semble tirer son épingle du jeu33. Les cartes sont redistribuées dans cette zone. Que feront les acteurs locaux ? Nul ne peut encore le dire/prédire à ce stade prématuré de la situation. L’Occident n’en a pas encore fini avec l’Afghanistan. Si elle a intérêt à la stabilisation de ce pays et de son voisinage, doit-elle dialoguer/négocier au risque de sacrifier ses fameuses fausses « valeurs » ? Tout est dans tout dans une région complexe souvent appréhendée de manière simpliste et manichéenne depuis l’Occident à travers des lunettes occidentales qui faussent la vision du réel. Comme le rappelle le psychanalyste Jacques Lacan : « Le réel, c’est quand on se cogne ». Et, c’est bien de cela dont il s’agit !

Mais, c’est du côté occidental que la défaite est amère, porteuse de lourdes conséquences. Après le krach financier de 2008 et la pandémie de Covid-19 pas encore maîtrisée, la déroute afghane constitue un sérieux avertissement pour les démocraties occidentales et moralisatrices. Elles subissent échec après échec dans leur tentative d’organiser les sociétés à leur image, d’imposer leur vision du monde.

… À LA FAILLITE DE L’ARROGANCE OCCIDENTALE DANS LE MONDE

Cette troisième décennie du XXIe siècle est toute chargée de nuages annonciateurs d’orages, à l’image de ce qui se passe aujourd’hui sur le plan climatique pour un Occident sûr et dominateur. Quelles leçons plus globales peut-on tirer du dénouement de la guerre de vingt ans en Afghanistan ? Elles ne manquent pas34.

La remise en question de l’universalisme occidental. Nous avons longtemps vécu dans l’illusion que nos « valeurs » occidentales (droit de l’homme, de la femme, des LGBTQI, de l’humain en général…) avaient valeur d’exemple pour le monde entier sans que ce principe ne souffre d’exceptions. Une sorte de supériorité de la civilisation occidentale sur toutes les autres. Bruxelles/Union européenne était le haut lieu de la célébration de ce dogme intangible. La défaite afghane éclaire d’un jour nouveau notre prétention à l’universalisme et notre credo soulignant le prétendu désir de tous les peuples de nous ressembler. Que dire de notre rêve de l’instauration d’une démocratie afghane ! Les talibans possèdent une autre vision de la société fondée sur l’application de la charia quoi que nous en pensions. « On ne peut rêver plus accablante récusation des droits de l’homme », y compris pour ceux qui sont restés sur place et que nous avons abandonnés35. Un premier et cinglant échec pour l’Occident.

Le refus croissant du droit d’ingérence. Il n’est que la conséquence directe de qui précède. Vouloir imposer aux autres, y compris par la force (Cf. le concept de « regime change »), un mode de gouvernance dont ils ne veulent pas, conduit à des phénomènes violents de rejet. Le dénouement de la crise afghane enfonce le dernier clou sur le cercueil du « droit d’ingérence » ou de son mode dégradé ayant pour nom « responsabilité de protéger » à la sauce Bernard Kouchner ou BHL (« Là est l’honneur des États-Unis »36). Il faut bien appeler un chat un chat. Chaque État veut mener sa barque comme il l’entend sans que d’autres viennent lui fixer leur propre cap. Cela s’appelle le respect de l’altérité., terme employé à tort et à travers sans en mesurer toutes les conséquences pratiques.

Cela s’appelle le respect de la souveraineté, le refus de l’ingérence comme la fin des droits humains dont nous nous drapions avec fierté et arrogance. « La vérité implique à la fois le doute et la certitude, et la certitude nourrit le droit d’ingérence ». Or, tel n’est plus le cas aujourd’hui. C’est bien le glas du droit d’ingérence qui est sonné. L’universalisme d’ingérence est passé de mode. Vladimir Poutine résume parfaitement la situation en déclarant « impossible d’imposer quoi que ce soit depuis l’étranger » pour l’avenir politique de l’Afghanistan dirigé par les talibans. Un deuxième échec pour l’Occident arrogant.

Les contradictions ontologiques françaises. La France patrie autoproclamée des droits de l’homme est, elle aussi, renvoyée à toutes ses innombrables contradictions accumulées au cours des dernières décennies. Elle se bat – au niveau des mots – contre le sort inhumain réservé aux femmes afghanes tout en tolérant sur son sol le port du voile, y compris dans sa forme la plus couvrante. Il y aurait donc deux poids, deux mesures. Ne parlons pas des mouvements féministes si vocaux habituellement et si discrets dans l’affaire afghane37. On sent leur embarras face à leurs propres contradictions. La protection de la femme ne vaudrait que pour la femme occidentale. On se souvient des dirigeants de l’UNEF défendant le port du voile dans l’espace public. L’universalisme à la française prend l’eau tant il frise le ridicule et est assailli par le relativisme qui tient le haut du pavé. Il est un savant cocktail d’hypocrisie et d’incohérence qui revient à la figure de notre nation moralisatrice et inconséquente.

La diversité (Cf. le « wokisme ») nous importe plus que l’universalité que nous voulions exporter à l’extérieur de l’hexagone avec le succès que l’on sait. Les humanistes à la petite semaine sortent à nouveau du bois, démontrant leur incompétence et leur idéalisme38. Ceux qui avaient dressé des portraits flatteurs de Joe Biden, par détestation viscérale de Donald Trump, déchantent aujourd’hui après ses « exploits afghans » tout en y voyant un salut pour l’Europe39.

Les talibans n’envoient « aucun signe » de changement depuis leur retour au pouvoir à Kaboul, a déploré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian. Le contraire eut été curieux. Encore des propos d’un ministre de l’Europe et des Affaires qui lui restent toujours aussi étrangères. Marlène Schiappa joue à la perfection son rôle de perroquet de l’exécutif sans convaincre40. Un quatrième échec pour la patrie autoproclamée des droits de l’homme et des farces et attrapes qui s’enfonce dans la spirale du déclin41.

La fin des certitudes occidentales. Nous, Occidentaux, ne sommes plus certains aujourd’hui d’avoir raison après la mandale talibane. L’Afghanistan est devenu le cimetière du « nation building »42, d’autant plus qu’une nation n’existait pas dans ce pays fait d’une cohabitation d’ethnies. Le droit d’ingérence devient sujet à caution. Nombreuses sont les régions du monde, Asie en particulier, qui considèrent leurs civilisations comme supérieures à la nôtre et sont prêtes à se battre pour défendre leur identité, leur particularisme. Ils ne veulent pas/plus entendre notre dogme, notre catéchisme des droits de l’homme.

Au nom de quoi jetons-nous le discrédit sur les divers intégrismes alors que nous pratiquons l’intégrisme des droits de l’homme ? Nous sommes entrés dans un « monde flottant » ou liquide dont nous n’avons pas encore appréhendé toutes les conséquences. Il devrait naturellement nous conduire à abandonner nos certitudes en raison de leur perversion. Nous avons raison – du moins, espérons-le – de commencer à nous remettre sérieusement en question, le monde changeant dans un sens qui ne nous convient pas. Et cela dans la plus grande pagaille. C’est un casse-tête chinois.

L’Amérique sort de l’Histoire comme du monde43 contrairement aux prédictions de l’idiot du village planétaire, Jean-Yves Le Drian : « L’Afghanistan n’est pas synonyme de déclin américain » (Cf. entretien au Figaro du 3 septembre 202144 ; Le Chouchen a encore abusé des boissons fortes). Autre échec occidental de taille qui devrait être médité par nos penseurs de pacotille et autres philosophes médiatiques pour imaginer le monde de demain… sans parler des têtes pensantes de l’Union européenne. Faute de quoi, nous emprunterons la pente descendante du déclin annoncé de l’Occident. Et d’ici là, nous aurons droit à quelques attentats terroristes dans nos pays.

PESSIMISME DU CONSTAT : SUITE SANS FIN…

Sans faire de mauvais jeux de mots, deux constats s’imposent. D’une part, la messe est dite. De l’autre, il faut boire le vin quand il est tiré. Fini le temps de l’hypocrisie, des faux semblants dans les chancelleries occidentales, dans les médias moutonniers de ces États. L’addition de la débâcle américaine45 (sans parler de la déroute de l’Occident) risque d’être lourde à acquitter dans un avenir proche et lointain. Elle ne s’effacera pas d’un trait de folliculaire nourri, gavé aux éléments de langage (EDL). Joe Biden – qui veut en finir avec les « guerres non essentielles » – porte une lourde responsabilité dans l’impréparation du retrait d’Afghanistan46. La défaite devra être digérée, disséquée avec un maximum d’objectivité et d’humilité pour en comprendre les raisons et en tirer les conclusions qui s’imposent à court, moyen et long terme47. On nous le promet outre-Atlantique48.

Faute de quoi, l’addition risque de s’aggraver pour un Occident imprévoyant. Nous sommes au cœur des variants de l’incompétence des personnages qui nous gouvernent et confondent comédie et tragédie, oubliant le caractère tragique de l’Histoire49.

Aujourd’hui, il importe de tourner rapidement la page de l’humiliation américaine en Afghanistan pour aborder celle, plus cruelle encore sur un plan stratégique (la crédibilité de sa parole50 en dépit des assurances du président américain à son homologue ukrainien « face à l’agression russe »51), diplomatique (certains évoqueraient la perte d’influence ou « soft power » de Washington) et, plus largement encore, du déclin de la prétention à l’universalisme occidental sur la planète.

Guillaume Berlat
6 septembre 2021

1 Jacques Follorou, En Afghanistan, le jour d’après le départ des Américains, Le Monde, 3 août 2021, p. 3.
2 Maurin Picard, McNamara, le consul américain qui ne laissa personne au Vietnam, Le Figaro, 30 août 2021, p. 16.
3 Guillaume Berlat, Afghanistan : étrange défaite et grande illusion !, www.prochetmoyen-orient.ch , 23 août 2021.
4 Cécile Ducourtieux, Afghanistan : le Foreign sous le feu des critiques, Le Monde, 31 août 2021, p. 4.
5 Afghanistan. La déroute américaine, L’Express, 19-25 août 2021, pp. 14 à 24.
6 Christophe Ayad/Soren Seelow, 2000-2002. L’obsession américaine d’Al-Qaïda, Le Monde, 1er septembre 2021, pp. 26-27.
7 Richard Labévière, Que reste-t-il du 11 septembre ?, www.prochetmoyen.ch , 30 août 2021.
8 Arnaud Leparmentier, La justice très encadrée de Guantanamo, Le Monde, 2 septembre 2021, p. 2.
9 Jacques Follorou, Afghanistan : les talibans seuls aux commandes, Le Monde, 31 août 2021, pp. 1-2.
10 Jean-Pierre Perrin, Pandjchir : le mythe Massoud dans la vallée, www.mediapart.fr , 30 août 2021.
11 Dominique Moïsi, Le monde, vingt après, Ouest-France, 3 septembre 2021, p. 1.
12 Jacques Follorou (propos recueillis par), Lakhdar Brahimi, « La paix était possible avec les talibans mais encore eût-il fallu qu’on leur parle », Le Monde, 2 septembre 2021, p. 29.
13 Nicolas Baverez, Afghanistan : leçons d’une déroute, Le Figaro, 30 août 2021, p. 19.
14 Guillaume Berlat, Joe Biden à la peine…, www.prochetmoyen-orient.ch , 30 août 2021.
15 Piotr Smolar, Biden tente de justifier le chaos de l’évacuation, Le Monde, 2 septembre 2021, p. 3.
16 Gérard Araud, Avis de tempête du Joe Biden, www.lepoint.fr , 5 septembre 2021.
17 Piotr Smolar, La Maison Blanche s’irrite des critiques des médias, Le Monde, 1er septembre 2021, p. 4.
18 Axel Gylden, Les États-Unis laissent derrière eux beaucoup de désillusions… et des milliers d’Afghans, www.lexpress.fr , 31 août 2021.
19 Jean-Pierre Robin, Le fiasco américain en Afghanistan, un coup fatal pour l’hégémonie du dollar ?, Le Figaro, 30 août 2021, p. 26.
20 Jean-Pierre Stroobants, Après la débâcle en Afghanistan, l’OTAN à l’heure des doutes, Le Monde, 5-6 septembre 2021, p. 2.
21 Claude Angeli, L’Europe de la défense en panne sèche, Le Canard enchaîné, 1er septembre 2021, p. 3.
22 Philippe Ricard/Jean-Pierre Stroobants, Les Européens désarmés après le fiasco afghan, Le Monde, 5-6 septembre 2021, p. 4.
23 Virginie Malingre/Jean-Pierre Stroobants (propos recueillis par), Thierry Breton : « L’Europe de la défense est une longue histoire qui avance », Le Monde, 5-6 septembre 2021, p. 4.
24 Jean-Pierre Stroobants, Plusieurs pays européens privilégient la sécurité avec la solidarité, Le Monde, 1er septembre 2021, p. 6.
25 Ivane Trippenbach, Avec la crise afghane, Marine Le Pen agite la peur migratoire, Le Monde, 1er septembre 2021, p. 11.
26 Ariane Ferrand, Migrant, Le Monde, 2 septembre 2021, p. 31.
27 Jean-Pierre Stroobants, Les Gafam, rois du lobbying à Bruxelles, Le Monde, 1er septembre 2021, p. 17.
28 Philippe Ricard, Le Conseil de sécurité de l’ONU se divise sur les évacuations, Le Monde, 1er septembre 2021, p. 6.
29 Christopher Hill, L’incohérence de la diplomatie britannique en Afghanistan affaiblit le Royaume-Uni, Le Monde, 31 août 2021, p. 26.
30 Sébastien Faletti, La nouvelle donne afghane crée un facteur d’instabilité aux portes de la Chine, www.lefigaro.fr , 31 août 2021.
31 D. F., La Russie priée d’être unie, Le Canard enchaîné, 1er septembre 2021, p. 8.
32 Tanguy Berthemet, Que redoutent les voisins de l’Afghanistan taliban ?, Le Figaro, 30 août 2021, p. 17.
33 René Backmann, Afghanistan : le jeu risqué du Qatar, www.mediapart.fr , 1er septembre 2021.
34 Chantal Delsol, L’humiliation des Américains à Kaboul ou l’universalisme occidental à l’épreuve, Le Figaro, 30 août 2021, p. 18.
35 Ghazal Golshiri, À Kaboul, le désespoir de ceux qui restent, Le Monde, 1er septembre 2021, p. 4.
36 Bernard-Henri Lévy, Là est l’honneur des États-Unis, www.lepoint.fr , 2 septembre 2021.
37 Annie Suger/Linda Weil-Curiel, Il est urgent d’étendre le statut de réfugié aux femmes victimes de violences de la part des États, Le Monde, 3 septembre 2021, p. 29.
38 Éditorial, Immigration et asile : refuser la rhétorique de la peur, Le Monde, 1er septembre 2021, p. 36.
39 Sylvie Kauffmann, Kaboul moment de vérité pour l’Europe, Le Monde, 2 septembre 2021, p. 32.
40 Marlène Schiappa, La France est au rendez-vous de l’accueil des Afghans, Le Monde, 3 septembre 2021, p. 29.
41 Ivan Rioufol, Comment rompre avec le déclin français, Le Figaro, 3 septembre 2021, p. 17.
42 Alain Frachon, Afghanistan : ci-gît le « nation building », Le Monde, 3 septembre 2021, p. 31.
43 Bernard Guetta, L’Amérique se détourne du monde … Européens, réveillons-nous !, Le Monde, 1er septembre 2021, p. 34.
44 Isabelle Lasserre (propos recueillis par), Jean-Yves Le Drian : « L’Afghanistan n’est pas synonyme de déclin américain », Le Figaro, 3 septembre 2021, pp. 8-9.
45 Piotr Smolar, Fin du retrait américain dans la débâcle, Le Monde, 1er septembre 2021, p. 2.
46 Marc-Olivier Behrer (propos recueillis par), Michael Kazin : « Joe Biden devrait s’excuser d’avoir aussi mal préparé le retrait d’Afghanistan », Le Monde, 1er septembre 2021, p. 33.L
47 Claude Angeli, Les services français chargés de prédire l’avenir de l’Afghanistan. Mission impossible : les talibans ont trop de nouveaux amis dans la région et trop de terroristes à demeure, Le Canard enchaîné, 1er septembre 2021, p. 3.
48 Les chefs du Pentagone s’engagent à « tirer les leçons » de la guerre en Afghanistan, AFP, 1er septembre 2021.
49 Philippe Ricard, L’empreinte de Kaboul sur le voyage de Macron en Irak, Le Monde, 31 août 2021, p. 4.
50 Faustine Vincent, Le lâchage de l’Afghanistan par Washington, un avertissement pour l’Ukraine, Le Monde, 31 août 2021, p. 27.
51 Faustine Vincent, Joe Biden essaie de rassurer le président ukrainien « face à l’agression russe », Le Monde, 3 septembre 2021, p. 5.

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