Observatoire Géostratégique

numéro 350 / 27 septembre 2021

ORIENT-ATIONS 347

AFGHANISTAN : LES Y’A QU’À, FAUT QU’ON, PÉRORENT ! Guillaume Berlat. En France, nous n’avons pas de pétrole mais nous avons des idées. En France, nous avons pléthore de gens intelligents mais nous avons un déficit structurel de gens dotés d’un minimum de bon sens. La crise afghane nous permet de mesurer, in concreto, cette situation paradoxale. Les génies qui commencent à peine à comprendre la conclusion chaotique de cette guerre de vingt ans en Afghanistan nous font, aujourd’hui, la leçon avec morgue. Nous en avons un exemple avec ces deux brillants sujets qui se projettent sur l’avenir dans une longue tribune publiée par Le Monde : Adam Baczko (chercheur au CNRS, CERI Sciences Po) et Gilles Dorronsoro (professeur de sciences politiques à Paris I Panthéon Sorbonne)1. Analysons de près ce qu’ils nous disent avec autorité ! Après le principe – l’importance accordée au principe d’une négociation avec les talibans -, ils énumèrent les domaines envisageables pour des coopérations ponctuelles.

PLACE AU PRIMAT DE LA NÉGOCIATION

La première phrase de leur tribune donne le ton de l’irréalisme qui caractérise leur démarche : « Le mouvement taliban a gagné la guerre et, en absence d’opposition crédible, il faudra composer avec ce régime en fixant nos lignes rouges et nos objectifs de négociation sans garantie de succès, mais avec une chance d’influencer sa pratique du pouvoir ». Tout est dit en quelques mots. Pourquoi les Occidentaux seraient-ils en mesure aujourd’hui de faire ce qu’ils n’ont pas été en mesure durant les deux décennies écoulées ? Nos deux chercheurs posent la question des évacuations qui a été réglée, depuis la publication de leur opus magnum, aux conditions des talibans. Revenant au cœur de leur sujet, ils privilégient une diplomatie de la négociation à une diplomatie de la mise au ban. Ce qui ne manque pas de réalisme in abstracto et auquel nous ne trouvons rien à redire. Mais, le raisonnement dérape lorsque ces deux messieurs estiment que les Occidentaux « ont les moyens d’influer sur le développement du nouveau régime, en particulier dans le domaine des droits de l’homme et de la sécurité ». Grosse erreur dans la mesure où les Occidentaux – après leur déroute – ne disposent d’aucun levier d’action sur les questions évoquées comme les derniers évènements à Kaboul l’ont amplement démontré. Les talibans feront ce que bon leur semble.

Nos deux chercheurs pensent que l’état catastrophique des finances afghanes, conjugué à la sécheresse et à la famine, conduira les talibans à des faire des concessions aux bailleurs de fonds potentiels. Cela expliquerait leur ton conciliant vis-à-vis de l’ancienne classe politique et leur volonté de ne pas être enfermés dans un tête-à-tête avec le Pakistan. Nos deux têtes pensantes estiment que « l’orientation des politiques publiques dans différents secteurs peut être influencée de façon significative par des financements même limités ». Seul l’avenir nous le dira. L’exemple de la Corée du Nord ne va pas dans ce sens. L’Asie centrale ne raisonne pas comme l’Europe ou l’Amérique. Elle a une autre approche du monde. La dimension religieuse de leur démarche nous est souvent incompréhensible, pour ne pas dire inaccessible en raison de notre méconnaissance de la langue, de la civilisation… Ce qui explique que l’Afghanistan soit qualifié de « cimetière des empires ».

Allant plus avant dans leur démonstration, nos deux stratèges à la petite semaine déclinent les domaines privilégiés d’une sorte de coopération avec les talibans.

CHOIX DES DOMAINES DE LA NÉGOCIATION

Poursuivant sur leur lancée conceptuelle, Adam Baczko et Gilles Dorronsoro soutiennent que les États-Unis et l’Union européenne auraient des intérêts multiples à entrer dans une logique de négociation avec le régime taliban : migrations, terrorisme, drogue et même droits humains. Dans cette situation « fluide », plusieurs objectifs seraient atteignables. Reprenons les trois thèmes privilégiés de leur présentation.

Ils évoquent d’abord la question de l’évacuation des ressortissants étrangers en soulignant leur intérêt à conserver ouvertes les représentations diplomatiques pour garder ouvert un canal de discussion et d’information. Ce qui ne paraît pas contestable. L’exemple syrien pourrait venir à l’appui de leur démarche tant nous agissons aujourd’hui en aveugle après la fermeture de nos ambassades, il y a dix ans déjà. Nous ne savons pas où nous allons tels des somnambules

Ils passent ensuite à des questions plus délicates que sont l’amnistie, les garanties pour les médias, l’éducation, le statut de la femme en considérant que l’Union européenne est bien placée pour faire prévaloir son point de vue à travers un soutien financier conditionné par le respect de certaines conditions. Un dialogue sur l’éradication de la drogue devrait être lancé. Manifestement, ces messieurs n’ont rien compris au fait que les talibans entendent appliquer la charia sans pour autant solliciter une quelconque autorisation des Occidentaux à propos desquels ils éprouvent un mépris souverain. Nous allons assister au retour de l’obscurantisme que cela plaise ou pas dans nos pays.

Enfin, nos deux brillants esprits font très fort. Ils traitent la question de la lutte contre le terrorisme dans la mesure où se pose la question de la présence d’Al-Qaida (Cf. attentat de Kaboul). Ils proposent « d’engager un dialogue sur le partage du renseignement et les opérations à mener directement sur le territoire afghan par les puissances occidentales, par exemple en cas de reconstitution de camps d’entraînement ». Ils estiment que la lutte acharnée des talibans conte Al-Qaida rend possible l’ouverture d’un dialogue sur le sujet. Isoler le nouveau régime conduirait à une radicalisation du régime contraire à nos intérêts. Surtout dans la mesure où les nouvelles autorités peuvent compter sur l’appui des Chinois, Russes, Pakistanais et autres iraniens. De plus, nous devrions éviter de nous ingérer dans la crise du Panchir. Tout au plus, la France devrait appuyer une médiation pour éviter un bain de sang dans la région en s’appuyant sur l’idée d’une autonomie locale.

Pour résumer leur proposition, Adam Baczko et Gilles Dorronsoro proposent que les négociations avec les talibans reposent sur des « engagements contractuels vérifiables » (nous serions heureux de connaître le contenu du droit contractuel des talibans !) dans le domaine de l’éducation, de la santé, des droits des femmes et des minorités. En dépit de leur décrédibilisation, les Occidentaux devraient éviter la voie de la punition de la population (par des sanctions économiques) mais privilégier la voie d’une « politique cohérente » (laquelle ?) pour garantir leur intérêts (comment ?) et « influer sur la formation du régime » (avec le succès des deux dernières décennies). Ils concluent avec brio : « Après vingt ans d’échecs politiques et de fautes morales, il serait dommageable de ne pas saisir cette ultime chance d’avoir – enfin – une politique cohérente en Afghanistan ». Malheureusement, l’idéal n’est pas encore de ce monde. Ce qu’ont tendance à oublier nos deux doux rêveurs de salons et de bibliothèques.

Manifestement, ces deux intellectuels galopent dans les nuages, ignorant tout des relations internationales, des rapports de puissance, des fondamentaux de la pratique diplomatique. À l’issue d’une guerre, c’est le vainqueur qui dicte ses conditions au vaincu. Rarement le contraire. Le titre de leur tribune « Négocier pour faire pression sur le régime taliban » est une hérésie en soi. Les talibans n’ont que faire des pressions occidentales. Ils savent qui sont leurs alliés, leurs soutiens auxquels ils doivent un minimum de respect. Le reste n’est que littérature. Nous ne pouvons pas dire que ces deux messieurs doivent retourner à leurs chères études. Nous pouvons dire qu’ils devraient consulter quelques livres d’histoire pour en tirer la substantifique moëlle avant d’écrire des âneries. Faute de quoi, ces y’a qu’à faut qu’on, pourront continuer à pérorer dans le vide sur la problématique afghane d’aujourd’hui et de demain.
 
 
D’OÙ EST PARTIE LA PANDÉMIE DE COVID 19 : ENTRE DOUTES ET INTERROGATIONS – Guillaume Berlat. La lancinante question de l’origine de la pandémie de Covid-19 fait couler pas mal d’encre tant hypothèses les plus scientifiques et les plus baroques circulent dans les revues sérieuses et sur la toile. Il ne se passe pas une semaine sans que le sujet ne revienne sur la table. On le sait, Joe Biden a sollicité la communauté américaine du renseignement – largo sensu – pour qu’elle lui fournisse un rapport circonstancié sur l’état de sa connaissance sur le sujet2. On sait que Washington est d’autant plus convaincu que l’origine se trouve dans un laboratoire de haute protection (P4) de l’Institut de virologie de Wuhan que Pékin s’oppose, avec la dernière énergie, à ce qu’une mission indépendante de l’OMS se rendre sur place en ayant accès à toutes les pièces encore disponibles du dossier. L’heure de la remise de la copie de la communauté du renseignement est arrivée. Son résultat et relativement décevant pour le président américain malmené par la crise afghane mais Joe Biden s’accroche à sa vision des choses qui, dans l’état actuel des connaissances, est loin d’être invraisemblable.

Joe Biden accuse, le 27 août 2021, la Chine de dissimuler des « informations cruciales sur les origines de la pandémie » de Covid-19, après la publication du résumé d’un rapport d’enquête du renseignement américain ne tranchant pas sur la question3. « Des informations cruciales sur les origines de la pandémie existent en Chine, et pourtant depuis le début, des responsables gouvernementaux en Chine œuvrent pour empêcher les enquêteurs internationaux et les acteurs mondiaux de la santé publique d’y accéder », écrit le président américain dans un communiqué. Ce rapport classé top secret a été récemment cette semaine à Joe Biden, qui avait donné 90 jours aux services de renseignement américains pour « redoubler d’efforts » afin d’expliquer l’origine du Covid-194. Le virus du Covid-19 n’a pas été développé « comme arme biologique », et n’a « probablement » pas été conçu génétiquement », concluent ces derniers selon le résumé rendu public. Mais les renseignements américains sont toujours divisés entre l’hypothèse d’un premier cas causé par une exposition naturelle à un animal infecté, ou bien ayant résulté d’un accident de laboratoire5. Dans le détail, quatre agences de renseignement et le Conseil national du renseignement estiment avec « un bas degré de confiance » que la thèse animale est la plus « probable ». Ils s’appuient notamment, pour justifier leur verdict, sur « les nombreux vecteurs pour une exposition animale » existants, ainsi que sur l’ignorance par la Chine de l’existence du virus avant son apparition. « La communauté du renseignement des Etats-Unis juge que les responsables chinois n’avaient pas connaissance en amont du virus avant le début de l’épidémie », est-il en effet écrit dans ce résumé. Toutefois, une autre agence de renseignement estime au contraire avec « un niveau de confiance modéré » que la thèse d’une fuite de laboratoire est à privilégier, « probablement » via « des expérimentations, la manipulation d’animaux, ou des prélèvements par l’Institut de virologie de Wuhan ». Enfin, « des analystes de trois agences » ne se prononcent pas entre l’une ou l’autre des hypothèses. Les services de renseignement s’estiment « incapables de prodiguer une explication plus définitive » pour l’origine du Covid-19 sans « de nouvelles informations » fournies par la Chine, écrivent-ils. « A ce jour, la Chine continue de rejeter les appels à la transparence et de cacher des informations, alors même que le bilan de cette pandémie continue de grimper », ajoute Joe Biden dans son communiqué.

AFFAIRE À SUIVRE…

Ce n’est pas la fin de l’histoire tant l’opacité chinoise laisse la porte à toutes les hypothèses qui lui sont défavorables. Les péripéties de la pandémie ont démontré les désaccords importants existant entre les membres de la communauté internationale scientifique, prouvant que la médecine était loin d’être une science exacte. De plus, la sagacité de la communauté américaine du renseignement vient d’être mise à rude épreuve dans la crise afghane et, plus particulièrement, dans la chute de Kaboul et des graves incidents à proximité de son aéroport (Cf. attentat du 26 août 2021 ayant fait plus d’une centaine de morts, dont une quinzaine de militaires américains, après qu’un kamikaze de l’État islamique se soit fait sauter avec sa ceinture bourrée d’explosifs). Sur le plan diplomatique, Joe Biden a tout intérêt à se saisir de ce dossier dans son bras-de-fer stratégique avec la Chine pour faire monter la pression, quitte à s’affranchir du réel en cas de besoin. Attendons la suite avec intérêt pour connaître définitivement les origines de la pandémie de Covid-19. En attendant, armons-nous de patience en évoluant entre doutes et interrogations !
 
 
TOUT VA TRÈS BIEN POUR CLÉMENT BEAUNE – Jean Daspry.

« A force d’oublier l’essentiel pour l’urgence, on oublie l’urgence de l’essentiel » (Edgar Morin).

***

On le sait d’expérience, la « Grande Nation » (la France pour ceux qui ne sauraient pas encore le surnom dont elle est gratifiée par nos amis allemands) baigne dans la plus grande contradiction au moment où elle aurait besoin de cohérence. Alors qu’elle doit gérer dans le même temps plusieurs crises : sanitaire (opposants à la vaccination, variant delta), sécuritaire (règlements de comptes entre bandes rivales, cancer de la drogue), stratégique (débâcle américaine en Afghanistan et instabilité dans le Sahel), climatique (multiplication des phénomènes paroxystiques), économique (facture lourde du quoi qu’il en coûte), diplomatique (décrédibilisation d’une présidence bavarde), sociétale (éclatement de la nation, tyrannie des minorités, wokisme, indigénisme…), Kim Jong Macron et Castex Tartarin font fort.

La lecture du Journal Officiel de la République française (JORF) mis en ligne le dimanche 29 août de l’an de grâce 2021 nous apprend une nouvelle incroyable. Il y avait une urgence que le commun des mortels ne mesurait pas, celle de la composition des cabinets ministériels. Il ne s’agit pas des lieux d’aisance des conseillers des princes qui nous gouvernent mais de ces structures qui font la pluie et le beau temps en lieu et place de ceux qu’ils sont censés conseiller. On souvient que le président de la République a souhaité, dès le début de son quinquennat, limiter le nombre des conseillers ministériels qui avait explosé de manière exponentielle au cours du temps. En fonction de son importance : président de la République, premier ministre, ministre de plein exercice, ministre délégué, secrétaire d’État. Ce dernier étant naturellement le plus mal loti. Ce qui était le cas du mignon du chef de l’État qui officie en qualité de secrétaire d’État en charge des Affaires européennes auprès du ministre de l’Europe et des Affaires qui lui sont toujours étrangères, Jean-Yves Le Drian. Or, depuis le 29 août 2021, le ministricule bavard, Clément Beaune peut recruter un membre supplémentaire, un cabinard de plus. Comme le secrétaire d’État n’existe que par sa communication et que l’Union européenne a un électroencéphalogramme plat, cette modification du décret fondateur de 2017 ne changera rien à la question. Mais, au moins Clément Beaune verra le nombre de ses éliacins croître d’une unité. Alléluia ! Vive la France et ses joueurs d’accordéon, de pipeau, pourrai-t-on dire, tant le ridicule ne tue pas. Comment la France a-t-elle pu vivre pendant plus de quatre longues années en tolérant pareille situation inique et injuste pour la femme (deux) et l’homme (un) chargé de la défense des intérêts bien compris de la France à Bruxelles tout en défendant le prétendu intérêt général européen ? Ceci est tout simplement aussi incompréhensible qu’inadmissible. Au moins, une erreur fatale qui vient d’être réparée en cet été 2021 ! À mettre à la case crédit du président de la République qui en a bien besoin tant la case débit est longue et ne cesse de s’allonger au fil du quinquennat.

Pour la bonne tenue du dossier, nous publions ci-après le texte intégral de ce monument d’ineptie administrativo-politique évoqué ci-dessus pour prouver à nos lecteurs et lectrices qu’il ne s’agit pas d’une « fake news ». Il était urgent de régler cet important et épineux problème avant une rentrée qui s’annonce mouvementée sur bien d’autres fronts pour Emmanuel Macron et sa joyeuse troupe de la République en godillots.

Début de citation

Le Président de la République,

Sur le rapport du Premier ministre,

Vu le décret n° 2017-1063 du 18 mai 2017 modifié relatif aux cabinets ministériels, Décrète :

Article 1

Le dernier alinéa de l’article 1er du décret du 18 mai 2017 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes :

« Par dérogation au quatrième alinéa, le cabinet du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé des affaires européennes, peut comprendre, en outre, un membre supplémentaire. »

Article 2

Le Premier ministre est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 28 août 2021.

Emmanuel Macron

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,

Jean Castex6

Fin de citation

Fermez le ban… Surtout lorsque l’on découvre, dans le JORF du 31 août que ça balance pas au sein de son cabinet.

Début de citation

Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé des affaires européennes,

Vu le décret n° 2017-1063 du 18 mai 2017 relatif aux cabinets ministériels ; Vu le décret n° 2017-1098 du 14 juin 2017 relatif aux collaborateurs du Président de la République et des membres du Gouvernement ;

Vu le décret du 3 juillet 2020 portant nomination du Premier ministre ; Vu les décrets du 6 juillet 2020 et du 26 juillet 2020 relatifs à la composition du Gouvernement,

Arrête :

Article 1

A compter du 1er septembre 2021, il est mis fin aux fonctions de : M. Yedidia Levy-Zauberman, conseiller spécial auprès du secrétaire d’État chargé des affaires européennes ;

Mme Léonor Guy, conseillère affaires générales, relations extérieures et Brexit.

Article 2

A compter du 1er septembre 2021, sont nommés au cabinet du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargé des affaires européennes :

Mme Océane Thieriot, conseillère justice et affaires intérieures ;

M. Renaud Delpech, conseiller Etat de droit, jeunesse, société civile et prospective ;

M. Antoine Malandain, conseiller politiques économiques, en charge du suivi de l’exécution des réformes, est nommé conseiller politiques économiques, transitions écologique et numérique, en charge du suivi de l’exécution des réformes ;

M. Hélèna Robyn, conseillère affaires parlementaires et institutionnelles, est nommée conseillère affaires parlementaires et institutionnelles, en charge des relations avec les élus locaux.

Article 3

Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 30 août 2021.

Clément Beaune

Fin de citation

La chorégraphie est parfaite !
 
 
VOUS AVEZ DIT AMBASSADEURS THÉMATIQUES ! Ali Baba. « Ce n’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule »7. Un constat d’évidence s’impose. Nos perroquets à carte de presse possèdent le don de parler avec assurance de sujets qu’ils ne connaissent pas, cédant à la tentation du sensationnel. La diplomatie et les diplomates leur fournissent des sujets de prédilection. Revient régulièrement la figure de l’ambassadeur Ferrero Rocher de la publicité pour une marque de chocolats. Cela fait rêver dans les chaumières de France et de Navarre. Aujourd’hui, la crème du journalisme du prétendu quotidien du soir de l’intelligentsia parisienne – Le Monde, pour ne pas le citer -, du nom de Roxana Azimi s’attaque au sujet des ambassadeurs thématiques8. Un objet diplomatique vaguement identifié. Un objet de tous les désirs du prince qui nous gouverne.

UN OBJET DIPLOMATIQUE VAGUEMENT IDENTIFIÉ

Précisons avant toute chose ce dont il s’agit ! Au départ, il n’existait que des ambassadeurs bilatéraux représentant leur État auprès d’un autre. Les premiers furent ceux du Pape et portaient le titre de légats. Avec la diplomatie des conférences – occasionnelles ou permanentes -, naît la diplomatie multilatérale. Elle constitue un volet important de l’activité diplomatique à l’échelon universel ou régional. Petit à petit, une nouvelle race d’ambassadeurs apparaît sur le marché dans les pays anglo-saxons : l’ambassadeur « at large ». Ce diplomate possède son port d’attache auprès du ministère des Affaires étrangères. Il est chargé de représenter son pays dans toutes sortes de rencontres consacrées à un sujet précis : environnement, climat, criminalité organisée, santé, migrations, mines, sport, numérique, G7/G20, plus récemment patrimoine international… et bien d’autres. Dans les milieux bien informés, on évoque des « problématiques d’envergure planétaire ». Comme toujours, le gadget est parvenu en France. Il a été adopté et transposé dans le système administratif français à la française, de manière pifométrique. Conséquence : notre pays dispose d’une vingtaine de ces ambassadeurs thématiques. La plupart d’entre eux (elles) sont des diplomates chenus en instance d’une nouvelle affectation, à l’administration centrale ou à l’étranger, voire de hauts fonctionnaires venus d’autres ministères. Cette solution possède l’immense mérite d’éviter que des fonctionnaires – en particulier diplomates – ne soient rétribués à ne rien faire tout en restant chez eux à se morfondre dans l’attente du coup de fil salvateur d’une autorité du Quai des Brumes. Certains parlementaires (surtout Sénateurs), qui oublient de balayer devant leur porte, tirent à boulets rouges sur cette pratique alors même qu’elle ne représente aucune charge financière supplémentaire pour le contribuable français (1,8 millions d’euros plus les frais de mission). Mais, cela fait chic de donner l’impression d’exister alors que l’on ne fait rien. Ces parlementaires se montrent souvent plus discrets lorsque par le fait du Prince, l’on désigne quelques courtisans ou autres politiques dans l’embarras à de tels postes. Ce qui est assez souvent la règle lorsqu’il s’agit de recaser des copains, des incasables potentiellement nuisibles.

UN OBJET DE TOUS LES DÉSIRS DU PRINCE

La singularité de ces fonctions remonte à 1998 sous Jacques Chirac. Au pays de la transparence, l’opacité règne en maître. Jusqu’en 2017, la liste des ambassadeurs thématiques était tenue secrète. Et les critiques pleuvent, en dépit des plaidoyers pro domo des leurs occupants qui ne sont pas toujours très convaincants au-delà du pathos technocratique (« c’est un travail constant de préparation », « cela demande beaucoup de polyvalence, d’avoir une bonne connaissance de l’interministériel, il faut fédérer des acteurs qui fonctionnent habituellement en silo » [sans se soucier les uns des autres] …). Les sénateurs évoquaient en 2019 de « vraies niches pour les amis en mal d’exotisme ou les recalés du suffrage universel ». En 2020, l’Observatoire de l’éthique publique – ça existe ! – appelait à une clarification du statut des ambassadeurs thématiques qu’aucun texte législatif ne régit. Il critiquait le fait que ces cadres n’aient « rendre compte publiquement de l’effectivité de leur mission, ce qui nourrit les soupçons quant à la pertinence de leur fonction ». Et c’est bien là que le bât blesse. On se souvient des dérives de l’ambassadrice pour les pôles, une certaine Ségolène Royal qui n’a pas été économe des deniers publics et dont la réalité du travail était problématique à maints égards. Madame jouait les ministres mais surtout les touristes administratifs. Elle avait eu d’illustres prédécesseurs à qui l’on trouvait un placard doré soit au Quai d’Orsay, soit dans les cimetières des éléphants (sur le site de la Convention ou du boulevard des Invalides). Plus récemment, Emmanuel Macron vient de désigner un certain Jean-Luc Martinez au poste d’ambassadeur thématique pour la coopération internationale dans le domaine du patrimoine9. Voici l’extrait du JORF du 1er août 2021 par lequel il était désigné :

« M. Jean-Luc MARTINEZ est nommé ambassadeur pour la coopération internationale dans le domaine du patrimoine, à compter du 1er septembre 2021 ».

Nous notions à l’époque qu’il s’agissait d’une création de poste pilotée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et de la Culture. Chaque année, nos vénérables parlementaires expliquent dans l’un de leurs brillants rapports qui finit dans les poubelles du Palais Bourbon qu’il faut supprimer des postes d’ambassadeurs thématiques. Un mois avant que notre journaliste du Monde en fasse la découverte. Pourquoi cette nomination ? Pour une raison bien simple : il s’agit d’un lot de consolation pour ce conservateur en chef du patrimoine à qui Jupiter ne souhaitait pas donner un troisième mandat à la tête du Musée du Louvre. Qu’à cela ne tienne. On le bombarde ambassadeur pour la coopération internationale dans le domaine du patrimoine. Sa feuille de route explicite ainsi sa mission de la plus haute importance pour l’avenir de la planète au XXIe siècle : préparer pour l’hiver une conférence à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (Aliph), fondation dont il assure déjà la présidence du conseil d’administration, afin d’élargir le tour de table à de nouveaux bailleurs de fonds. Il doit aussi réfléchir au meilleur dispositif pour proposer à l’étranger l’expertise française en matière de patrimoine et de création de musée. Mais, pour l’instant, aucune action immédiate n’est prévue en Afghanistan. Certains de ses opposants évoquent son « médiocre talent de négociateur ». Et vogue le navire du patrimoine !

En dernière analyse, ce n’est pas tant l’utilité, la pertinence des ambassadeurs thématiques qui pose question. Le problème se situe ailleurs sur le terrain de la déontologie, de l’éthique, de la morale. Ces postes ne sont pas inscrits à la transparence, liste des postes susceptibles de devenir vacants et auxquels les fonctionnaires peuvent légitimement se porter candidat. C’est donc la porte ouverte à toutes les dérives potentielles, dignes d’une République bananière. La France possède une réelle expertise en ce domaine et elle ne s’en prive pas. Les exemples passés sont là pour le démontrer. Mais qu’on fait les gouvernements successifs pour remédier à cette situation ? Rien si ce n’est de bonnes paroles rarement suivies d’actes forts. Que conclure sur le registre de l’ironie : vous avez dit ambassadeurs thématiques !
 
 
DAVID MARTINON : AMBASSADEUR HÉROS DES TEMPS MODERNES – Jean Daspry. La vie d’un ex-Sarkoboy n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Près du Petit Nicolas, on fut courtisé jusqu’au temps où la disgrâce fut venue. Il est vrai que l’ex-président délinquant a une conception particulière de l’amitié, celle de l’amitié kleenex. On use et on jette sans le moindre ménagement. David fut un temps béni. Ensuite, le même David fut honni et mis au ban. Enfin, David est redevenu en odeur de sainteté des médias après ses exploits afghans. Vous l’aurez compris, il s’agit de David Martinon. Sa carrière de brillant énarque fut en dent de scie. Précisons tout de même qu’il y a pire dans la diplomatie française. Revenons un instant sur ses aventures passées avant d’en venir à ses exploits diplomatiques présents !10

Qui se souvient encore de la Carrière singulière de cet énarque de 50 ans issu de la promotion Valmy (celle de l’opportuniste Bruno Le Maire) ? Un homme qui a longtemps fréquenté les cabinets ministériels, un itinéraire obligé pour tout brillant énarque qui se respecte. L’important est de faire le bon choix au bon moment pour éviter quelques embardées fatales. Ancien adjoint du porte-parole du Quai d’Orsay, David Martinon fut d’abord un proche de François Léotard. Puis, il se rapprocha de l’étoile montante de la politique à l’ancienne, Nicolas Sarkozy. Dans les années 2000, il fut successivement son conseiller diplomatique au ministère de l’Intérieur (il n’y a pas laissé un souvenir impérissable) et à Bercy. Mais ce fut durant la campagne pour les présidentielles de 2007 qu’i prit son envol, devenant chef de cabinet du futur chef de l’État. Une fois, le petit homme intronisé 55 rue du Faubourg Saint-Honoré, il est nommé au poste particulièrement sensible de porte-parole de l’Élysée. Une fonction très exposée qu’il envisage un temps de cumuler avec celle de maire de Neuilly-sur-Seine (ville dont Nicolas Sarkozy fut maire). Mais l’affaire prend un vilain tour. Il est chahuté par les militants UMP du coin, peu satisfaits de ce parachutage. Il est accueilli aux cris de « Martinon, non, non », slogan qui le poursuivra longtemps. Lâché par des proches du président, il abandonne la bataille avant de la livrer. Entre temps, il est l’objet de la vindicte du président pour n’avoir pas empêché une journaliste de CBS de lui avoir posé quelques questions embarrassantes. La scène d’humiliation sarkozienne tourne en boucle sur les réseaux sociaux. Une belle casserole médiatique qui lui colle aux basques. C’est le temps de l’exil doré : nomination à 36 ans au poste convoité de Consul général de France à Los Angeles (occupé à la fin des années 1950 par Romain Gary), le mariage fastueux, les enfants (trois). Il est ensuite nommé à Paris, ambassadeur thématique en charge du numérique. En 2018, il reçoit sa première ambassade, désigné comme ambassadeur de France à Kaboul. Il devait en partir normalement à l’été 2021.

Mais les vents mauvais arrivent. Retrait désordonné des troupes américaines d’Afghanistan. Évacuation complexe des ressortissants occidentaux, des membres des ONG, des ressortissants afghans ayant servi les troupes de la coalition, considérés par des traitres par les talibans. Aux dires d’une grande majorité de nos compatriotes – exception notable faite de certaines ONG qui n’hésitant pas à l’accuser de « défaitisme et d’abandon humanitaire » – l’ambassadeur Martinon, épaulé par militaires, policiers s’acquitte parfaitement de sa mission délicate dans un pays trouble. Par une coïncidence curieuse, l’on évoque aujourd’hui (il fait l’objet d’un film), le cas du consul des États-Unis à Saïgon qui eut une attitude exemplaire au moment de la débâcle de 197511. De tous côtés, les éloges pleuvent sur celui qui a retrouvé ses habitudes d’homme de communication. Hubert Védrine déclare : « l’angle d’attaque de certains à l’encontre de l’ambassadeur a été dépassé par les évènements. C’est une polémique injuste, il est évident qu’il valait mieux s’y prendre à l’avance ». L’inoxydable Gérard Araud souligne : « le comportement exemplaire de l’ambassadeur et de son équipe qui font leur devoir sur place jusqu’au dernier moment ». BHL loue son action in situ « tel un capitaine qui sera le dernier à quitter le navire avant le naufrage ». David Martinon était une cible désignée, vivant sous la protection permanente de forces de sécurité françaises. Jusqu’à son exfiltration, il dormait peu, par tranches et enfermé dans une sorte de conteneur blindé.

GRANDEURS ET SERVITUDES DU MÉTIER DE DIPLOMATE

Ainsi va la vie des ambassadeurs faite de bons et mauvais moments, de bons et mauvais procès. Depuis son retour en France, où il a retrouvé femme et enfants (6,8 et 10 ans), il fait l’objet d’un suivi psychologique comme toute personne ayant vécu en zone de guerre. Comme l’a déclaré le président de la République, David Martinon continuera à occuper ses fonctions depuis Paris. A l’heure où nous écrivons, David Martinon est considéré comme un ambassadeur héros des temps modernes.
 
 
MARC GUILLAUME, MICKEY DU PALAIS-ROYAL ! Ali Baba. La lecture quotidienne du Journal Officiel de la République (JORF) constitue une source inépuisable d’information de première main mal ou peu exploitée par nos perroquets à carte de presse. Nous en avons un nouvel exemple éclairant avec la livraison du 2 septembre 2021, à la rubrique « Mesures nominatives ». Nous retrouvons un « client » bien connu de prochetmoye-orient.ch. Un brillant énarque issu du prestigieux du Conseil d’État comme son père, Gilbert. Il s’agit de Marc Guillaume, ex-SGG, renvoyé tel un laquais pour faits de harcèlement sexuel et moral à l’encontre de collaboratrices12. Faits pour lesquels il n’a jamais été sanctionné à hauteur des faits qui lui sont reprochés. Il a été aussitôt recasé comme préfet de la région d’Ile-de-France, préfet de Paris en attendant des jours meilleurs. Aujourd’hui, il voit élargir son portefeuille, étant désigné, en plus de ses fonctions actuelles, délégué interministériel au projet Euro Disneyland en France,

Début de citation

Décret du 1er septembre 2021 portant nomination du délégué interministériel au projet Euro Disneyland en France – M. GUILLAUME (Marc)

Le Président de la République,

Sur le rapport du Premier ministre, de la ministre de la transition écologique et de la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales,

Vu la Constitution, notamment son article 13 ;

Vu la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l’Etat, notamment son article 25 ;

Vu le décret n° 85-779 du 24 juillet 1985 portant application de l’article 25 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 fixant les emplois supérieurs pour lesquels la nomination est laissée à la décision du Gouvernement ;

Vu le décret n° 87-286 du 23 avril 1987 portant institution d’un délégué interministériel au projet Euro Disneyland en France ;

Vu le décret du 22 juillet 2020 portant nomination du préfet de la région d’Ile- de-France, préfet de Paris (hors classe) – M. GUILLAUME (Marc) ;

Vu l’avis du président du conseil départemental de Seine-et-Marne en date du 26 août 2020 ;

Vu l’avis de la présidente du conseil régional d’Ile-de-France en date du 15 septembre 2020 ;

Le conseil des ministres entendu,

Décrète :

Article 1

M. Marc GUILLAUME, préfet de la région d’Ile-de-France, préfet de Paris (hors classe), est nommé en outre délégué interministériel au projet Euro Disneyland en France, en remplacement de M. Michel CADOT.

Article 2

Le Premier ministre, la ministre de la transition écologique, le ministre de l’économie, des finances et de la relance, la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, la ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, chargée du logement, le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, chargé des transports, et le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la relance, chargé des comptes publics, sont responsables, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 1er septembre 2021.

Emmanuel Macron

Par le Président de la République :

Le Premier ministre, Jean Castex

La ministre de la transition écologique, Barbara Pompili

Le ministre de l’économie, des finances et de la relance, Bruno Le Maire

La ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault

La ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, chargée du logement,Emmanuelle Wargon

Le ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, chargé des transports, Jean-Baptiste Djebbari

Le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la relance, chargé des comptes publics,Olivier Dussopt13

Fin de citation

Que penser de cette farce politico-administrative ? Le plus grand mal tant ce monsieur devrait avoir été mis à l’écart pour ses hauts faits d’armes. Mais, il fait partie de la Caste qui dirige notre monarchie républicaine. De facto, il bénéficie d’une impunité qui rompt l’égalité entre tous les fonctionnaires. Pire encore, il se refait discrètement une virginité et pourrait être désigné vice-président du Conseil d’État lors du départ à la retraite de l’actuel titulaire du poste, Bruno Lasserre. Sa mise en examen pour complicité de harcèlement moral dans ses précédentes fonctions ne l’a pas conduit à démissionner ou à être mis à la retraite d’office à titre de sanction. Marc Guillaume est désormais le Mickey du Palais-Royal. Ce qui ne manque pas de sel pour ce personnage imbu de sa science qui manque du sens élémentaire de l’humour…


1 Adam Baczho/Gilles Dorronsoro, Négocier pour faire pression sur le régime taliban, Le Monde, 26 août 2021, p. 25.
2 Guillaume Berlat, Origine de la pandémie de Covid-19 : opacité chinoise, www.prochetmoyen-orient.ch , 23 août 2021.
3 Origines du Covid-19 : ce qu’il faut retenir du rapport des renseignements américains, www.lexpress.fr , 28 août 2021.
4 Origine du Covid-19 : ce que dit (et ne dit pas) le nouveau rapport des services américains, www.liberation.fr , 28 août 2021.
5 Le renseignement américain peine à tirer des conclusions sur l’origine de la pandémie, www.courrierinternational.com , 28 août 2021.
6 Décret n° 2021-1125 du 28 août 2021 modifiant le décret n° 2017-1063 du 18 mai 2017 relatif aux cabinets ministériels, JORF n° 0201 du 29 août 2021, texte n° 1.
7 Titre d’un film de Jacques Besnard sorti en 1975 avec Bernard Blier, Jean Lefebvre, Michel Serrault, Tsilla Chelton.
8 Roxana Azimi, Les missions trop secrètes des ambassadeurs thématiques, M. le Magazine du Monde, 28 août 2021, p. 18.
9 Ali Baba, Le carrousel de la grande cavalerie diplomatique de la Grande Nation, www.prochetmoye-orient.ch , 9 août 2021.
10 Anne Fulda, David Martinon. L’honneur d’un ambassadeur perdu, Le Figaro, 30 août 2021, p. 36.
11 Maurin Picard, McNamara, le consul américain qui ne laissa personne au Vietnam, Le Figaro, 30 août 2021, p. 16.
12 Ali Baba, Marc Guillaume, la chute d’une icône de la République, www.prochetmoyen-orient.ch , 20 juillet 2020.
13 JORF n° 0204 du 2 septembre 2021, Mesures nominatives, Ministère de la transition écologique, texte n° 52.

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