Observatoire Géostratégique

numéro 260 / 9 décembre 2019

VENDEMIAIRE  : LIBERTE DE NAVIGUER, « GUERRES OUVERTES » ET « GUERRES COUVERTES »…

Le 25 avril dernier, la Chine a adressé une protestation officielle au motif que la frégate de surveillance française Vendémiaire aurait « franchi illégalement » le détroit de Taïwan en pénétrant dans « les eaux territoriales chinoises ». Curieusement la veille, une dépêche de l’agence Reuters indiquait que, selon des sources américaines, « une frégate française a franchi le 6 avril le détroit de Taïwan, qui sépare cette île de la Chine populaire (…) Conséquence de la présence de cette frégate, la Chine a fait savoir à la France qu’elle n’était plus invitée à une revue navale chinoise à l’occasion des 70 ans de la création de la marine chinoise ».

Faux, faux et archi-faux a, immédiatement répondu le ministère français de la défense. Le Vendémiaire (numéro de coque F-734, frégate de surveillance de la classe Floréal)1 a bien franchi le détroit de Taïwan, mais en appliquant strictement les règles internationales, garantissant la liberté de navigation y compris dans les zones économiques exclusives (jusqu’à 200 nautiques). Florence Parly : « la Marine nationale transite en moyenne une fois par an dans le détroit de Taïwan, sans incident, ni réaction ». Conformément au droit de la mer, la France réaffirme ainsi son attachement à la liberté de naviguer. En fait, « les eaux territoriales » au sens où l’entend la Chine sont des « eaux internationales ». Bien que revendiquées depuis des années par Pékin au même titre que Taïwan, le transit dans ce détroit (entre 130 et 180 kilomètres) y est libre, absolument libre !

Notre pays, qui dispose officiellement du deuxième espace maritime mondial avec 12 millions de km2 – officieusement le premier en raison des demandes en cours d’extension de sa ZEE selon la cartographie des plateaux continentaux – a tout intérêt à voir strictement appliquées les règles de la CNUDM2 garantissant la liberté de navigation dans toutes les mers du monde.

Alors que la France ne médiatise pas ce qu’elle considère être l’exercice d’une liberté fondamentale inscrite dans le droit international, les Etats-Unis ont une approche différente et mènent quant à eux régulièrement des opérations appelées FONOPS3, appelant généralement une réponse chinoise plus agressive. Le 25 février dernier, deux bâtiments militaires américains ont, eux-aussi, emprunté le détroit de Taïwan et provoqué des réactions chinoises similaires dénonçant des « provocations ».

Ce qui est nouveau cependant, dans le cas du Vendémiaire, c’est la réaction chinoise en deux temps, la deuxième – postérieure au passage de la frégate française – consistant à annuler l’escale prévue du Vendémiaire en réponse à l’invitation de la marine chinoise à célébrer ses 70 ans. Dans une posture équilibrée, notre pays avait répondu présent. Il est intéressant de noter que cette « désinvitation » est intervenue après la diffusion de la dépêche de Reuters. L’opération française aura sans doute été assimilée à la posture américaine. Cela dit ces deux postures, si elles diffèrent dans leur méthode, rejoignent le même objectif : la primauté du droit sur la force et le fait accompli4.

Or depuis des années Pékin multiplie des manœuvres d’encerclement de Taïwan et d’autres archipels en mer de Chine méridionale, cherchant à s’approprier des eaux sous souveraineté vietnamienne, thaïlandaise, philippine ou japonaise. A plusieurs reprises, des chalutiers de ces différents pays ont été proprement éperonnés par des navires d’Etat chinois, Pékin multipliant la construction illégale (dans ces zones disputées) de digues flottantes, de ports artificiels et différentes infrastructures de renseignement militaire.

La Chine utilise indifféremment des navires de guerre (de la marine), ou des navires des garde-côtes (eux-mêmes pratiquement des navires de guerre, parfois d’un tonnage supérieur à nos plus grosses frégates) ou encore des milices (embarquées sur des navires de pêche mais qui ne pratiquent pas la pêche et dépendent de la même chaine de commandement que les précédents).

MENACES HYBRIDES

Ces différents agissements constituent autant de « menaces hybrides ». Celles-ci cherchent à emmagasiner des gains en combinant le contournement de la puissance militaire adverse, l’économie des moyens et la limitation de la prise de risque. La stratégie poursuivie est celle du fait accompli, permettant d’acquérir des positions, généralement dans des zones considérées comme « périphériques », sans jamais permettre à l’adversaire de riposter frontalement, d’élever sa posture défensive, voire d’initier un conflit ouvert.

Les menaces hybrides recouvrent des actions, la plupart du temps illégales sinon subversives, menées avec des moyens non spécifiquement militaires (surréaction diplomatique, désinformation, corruption, déstabilisation politique, cyber-attaques, etc.), pouvant agréger des actions militaires non-conventionnelles (opérations clandestines), voire des forces conventionnelles (manœuvres d’intimidation, soutien à des groupes armés locaux et autres supplétifs), pouvant y associer – au cas échéant – la dissuasion nucléaire.

Comme dans le cas du Vendémiaire – monté en épingle par les autorités chinoises -, les menaces hybrides cherchent à générer l’ambiguïté, à dérouter l’adversaire, à affecter son processus décisionnel et l’emploi de ses moyens en favorisant tous les facteurs de division interne. En l’occurrence, cela n’a pas manqué, les réseaux dits « sociaux » et autres sites d’information/désinformation multipliant les messages contradictoires selon trois modes principaux : la France a d’autres urgences sociales et économiques, la France provoque inutilement la puissance chinoise, la France n’a rien à faire dans le détroit de Taïwan…

Si la réponse générale et générique s’appuie principalement sur une défense objective et la promotion de l’espace maritime français, elle comporte aussi d’autres dimensions culturelles et médiatiques révélatrice des carences, sinon de l’ignorance des journalistes français. On a pu le constater encore dernièrement, dans une très grande largeur, lors de l’incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris, certains commentateurs ayant pu affirmer sans ciller qu’« avec le temps, les Chrétiens s’étaient appropriés l’édifice » (SIC).

Toujours est-il qu’on peut distinguer actuellement deux mises en perspective dominantes de menaces hybrides : avec la Russie qui privilégie traditionnellement le rapport de force, pouvant aussi provoquer l’instabilité pour restaurer un système de zones d’influence que ses seuls moyens économiques ne lui permettent pas en temps de paix ; avec la Chine, à l’exception de démonstration de force limitées, préférant collaborer à la consolidation de stabilités (le plus souvent, en pratiquant massivement des investissements d’infrastructures) qui rendent encore plus évidente sa puissance.

Ainsi, depuis la fin de la Guerre froide, une multitude de foyers de menaces hybrides se sont développés, transformant – en profondeur – la nature de la guerre. A l’ordre cartésien des confrontations Est/Ouest s’est substitué celui d’un Léviathan incertain mais généralisé où règne potentiellement un système de menaces de « tous contre tous ». Le more geometrico du « monde libre » opposé au système communiste s’est transformé en un « dispositif rhizomatique », sans centre ni rationalité, sans armée ni ligne de front et sans foi ni loi où prédomine un sens de la mesure extrême, une expérience maîtrisée des limites permettant de toujours éviter d’aller trop loin : ne jamais franchir le « seuil critique » au-delà duquel pourrait se déclencher une guerre ouverte classique en-deçà duquel on peut mener toutes les guerres possibles sans les faire… Privilégiant les « guerres couvertes » aux « guerres ouvertes », les stratèges chinois ont inventé le concept de « guerre hors limites », expliqué dans un manuel stratégique5 devenu la référence de leurs écoles de guerre depuis 1996.

Qio Liang, colonel de l’Armée de l’air, directeur adjoint du Bureau de la création au Département politique de l’armée de l’Air et membre de l’Union des écrivains de Chine, et Wang Xiangsui, colonel de l’Armée de l’air et commissaire politique adjoint de division expliquent : « pour la guerre hors limites, la distinction entre champ de bataille et non-champ de bataille n’existe pas. Les espaces naturels que sont la terre, la mer, l’air et l’espace sont des champs de bataille ; les espaces sociaux que sont les domaines militaire, politique, économique, culturel et psychologique sont des champs de bataille ; et l’espace technique qui relie ces deux grands espaces est plus encore le champ de bataille où l’affrontement entre les forces antagoniques est le plus acharné. La guerre peut être militaire, paramilitaire ou non militaire ; elle peut recourir à la violence et peut être aussi non-violente ; elle peut être un affrontement entre militaires professionnels ainsi qu’un affrontement entre les forces émergentes principalement constituées de civils ou de spécialistes. Ces caractéristiques marquent la ligne de partage entre la guerre hors limites et la guerre traditionnelle, et elles tracent la ligne de départ des nouvelles formes de guerre ».

Ils concluent : « en outre, il est urgent que nous élargissions notre champ de vision concernant les forces mobilisables, en particulier les forces non militaires. A part diriger l’attention comme par le passé sur les forces conventionnelles, nous devrions porter une attention spéciale à l’emploi des ‘ressources stratégiques’ intangibles comme les facteurs géographiques, le rôle historique, les traditions culturelles, le sentiment d’identité ethnique ainsi que le contrôle et l’utilisation de l’influence des organisations internationales ».

LES 7 POINTS CARDINAUX DE LA GEOGRAPHIE « VUCA »

En 2014, les chercheurs Nathan Bennett et James Lemoine ont popularisé, à travers plusieurs articles publiés par la Harvard Business Review, un concept créé aux Etats-Unis par l’Army War College : le « VUCA », acronyme de Volatility, Uncertainty, Complexity et Ambiguity pour décrire les conséquences résultant de la fin de la Guerre froide : volatilité, incertitude, complexité et ambiguïté. Appliquée au monde actuel de « la guerre de tous contre tous » et notamment aux réalités induites par la « jurisprudence Vendémiaire », cette grille de lecture permet de répertorier différentes zones de guerre « sous le seuil », rejoignant le constat établi par le géographe français Yves Lacoste dès 1976 : la géographie, ça sert d’abord à faire la guerre6.

Dans cette perspective, il est parfaitement logique que cette « géographie VUCA » s’impose – dans et à partir – de zones maritimes dont les ambitions et la maîtrise constituent les articulations majeures de l’économie mondialisée contemporaine. En tête de liste vient l’appropriation de territoires et eaux territoriales. La Russie et la Chine ont, illégalement pris ou construit des terres avant d’en réclamer les eaux territoriales adjacentes, restreignant ainsi la liberté de navigation, sans aucune résistance internationale réelle.

Ici, la Chine tient la corde avec son projet de « routes maritimes de la soie », prévoyant d’établir un réseau de points d’appui jusqu’en Europe avec des installations civiles (terminal 1 du Pirée) et des bases militaires à proximité des détroits de Bab el-Mandeb (Djibouti), potentiellement de l’Inde (Colombo au Sri-Lanka), d’Ormuz (Gwadar au Pakistan), de Suez ou en Méditerranée (Tartous et Cherchell). Le levier est « d’abord civil/financier » avant de se concrétiser militairement (Djibouti, Tanzanie, Mozambique et Madagascar), mais aussi au travers de partenariats stratégiques comme au Pakistan notamment.

Parmi les objectifs russes, on peut citer une volonté d’implantation durable en Méditerranée et au Levant ; celle de dénier l’accès de puissances rivales dans les mers Noire et Baltique ; l’extension de son plateau continental dans l’océan Arctique. Pour se faire, Moscou réactive autant de « liens historiques » en Syrie, Algérie et Egypte, ainsi que dans les Balkans et, désormais en Afrique, tout en déployant une « diplomatie cohérente et pro-active ». Evitant de renverser ou de changer les régimes – comme cherchent à le faire brutalement les Etats-Unis -, la Russie soutient des acteurs militaires locaux tout en s’efforçant de détourner le droit international à son profit comme, par exemple, pour la route maritime du Grand nord.

En second lieu, il s’agit de souligner la vulnérabilité cyber des navires et des ports. Les effets « disruptifs » d’attaques cyber sur les navires et/ou les systèmes de navigation peuvent être considérables : satellites de communication, détecteurs, AIS7, systèmes de navigation et de propulsion, etc.). L’AIS est utilisable par des pirates et des pêcheurs illégaux. Ces derniers peuvent s’en servir pour cibler leurs victimes ou duper les différentes autorités maritimes. Une erreur de navigation GPS peut parfaitement être provoquée, avec des conséquences catastrophiques dans un détroit ou un port.

La troisième dimension de la géographie VUCA touche les câbles sous-marins. Les quelques 300 câbles, qui permettent d’acheminer 99% des communications internationales, sont physiquement vulnérables, d’éventuelles ruptures laissant aussi présager d’incalculables dégâts. Les menaces étatiques et non-étatiques (espionnage, sabotage, piraterie et terrorisme) qui pèsent sur ces câbles sont susceptibles d’affecter des infrastructures vitales, parce qu’au cœur de l’interdépendance des réseaux. A ce jour, il n’existe aucun instrument juridique international traitant de la protection des câbles en haute mer. Djibouti et Marseille constituent deux nœuds très sensibles pour l’Europe du Sud comme Hawaï pour l’Asie. La Norvège est également une cible potentielle.

La quatrième fragilité concerne les ressources en eaux profondes, connaissant un regain d’intérêt certain en raison de la raréfaction croissante des ressources naturelles terrestres. La Russie se positionne sur la zone arctique avec six nouvelles bases militaires. La Chine a renforcé sa « ligne des neuf traits » par la construction des îles et l’installation de bases civiles et militaires en mer de Chine méridionale. Elle s’intéresse activement aussi au Groenland. Le golfe de Guinée, la Guyane, le canal du Mozambique et la Polynésie où la France dispose d’intérêts important sont également concernés.

Cinquième incidence : piraterie et terrorisme en mer. Les espaces maritimes sont de plus en plus menacés par le brigandage, la piraterie, des trafics en tous genres et, désormais le terrorisme, ces différentes menaces pouvant s’imbriquer. Au cœur des activités illicites, les trafics d’armes, de drogues et d’êtres humains ramènent souvent aux capacités opérationnelles de réseaux criminels transnationaux.

Sixièmement : la prolifération. Les ventes d’armes aux pays en développement pour y gagner de l’influence compliquent énormément la donne et les logiques de la géographie VUCA. De surcroît, le développement des missiles balistiques peut donner lieu – notamment dans le cas Nord-coréen – à une prolifération secondaire par l’acquisition de systèmes balistiques ou de leurs composants par des pays tiers.

Enfin, septième perspective : des guérillas soutenues par des Etats. C’est le plus vieux métier du monde ! La Chine utilise contre paiement nombre de pêcheurs et de milices locales pour effectuer ses avancées illégales en mer de Chine méridionale et dans l’océan Indien, notamment dans le canal du Mozambique et entre Maurice et Madagascar. La plupart des détroits stratégiques – dont ceux d’Ormuz et de Bab el-Mandeb – peuvent facilement être minés à l’aide de moyens légers et par l’intermédiaire de sous-traitants disposés à remplir de genre de contrats.

QUE FAIRE ?

Pour faire face aux évolutions de cette géographie VUCA et ses menaces non conventionnelles, il s’agit à la fois de s’inscrire dans une logique d’approche globale et de renforcement des capacités de notre Marine nationale. Non seulement le Vendémiaire et l’ensemble de nos bâtiments de guerre doivent poursuivre leurs missions afin d’assurer et de garantir la liberté de navigation sur l’ensemble des mers et des océans de la planète, mais il s’agit – de manières opérationnelles, politiques et culturelles – de maintenir une « posture de vigilance à 360 degrés ».

Trois perspectives s’imposent : améliorer la coordination des différents acteurs, au sein des Etats, entre les Etats, entre Etats et organisations internationales, et entre organisations internationales. Une telle posture s’efforce de promouvoir le développement des normes internationales ou, selon les cas, politiquement contraignantes dans les domaines de menaces hybrides précédemment évoqués. Il s’agit ensuite de renforcer les capacités de recueil et de partage du renseignement afin de disposer d’analyses communes des situations. Cette étape s’avère indispensable pour améliorer la réactivité des instruments de sécurité, notamment par la mise en œuvre d’exercices conjoints intégrant les scénarios de menaces hybrides jusqu’à la conduite d’opérations militaires de haute intensité.

Enfin, la géographie actuelle du VUCA doit être retournée pour en inverser les dimensions contre l’adversaire, afin de lui imposer l’incertitude en maintenant le « flou » sur nos critères de réaction, à l’instar de la dissuasion qui vise à défendre des intérêts vitaux volontairement non explicités. Un impératif catégorique : élever le prix qu’il aura à payer en cas de passage à l’acte. Une information largement diffusée dénonçant ces comportements constitue donc un premier élément de réponse. Mais pour marquer la volonté de faire respecter les règles, une force navale crédible (donc visible) reste indispensable pour prévenir ces comportements.

 
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La dernière « jurisprudence » Vendémiaire s’inscrit pleinement dans cette cohérence d’action. Alors, que les rigolos qui osent affirmer que le Vendémiaire n’avait rien à faire dans le détroit de Taïwan, commencent par s’informer avant de tourner trois fois leurs tweets dans la réalité des rapports de force internationaux et celle des intérêts de la France.

Richard Labévière
6 mai 2019

1 Même si depuis la fin de la Guerre froide, les conflits de grande envergure sont moins probables sans pour autant être définitivement exclus, la Marine nationale considère que ses avisos ne sont plus adaptés aux conflits de basse intensité et devait se doter d’un nouveau type de bâtiment plus adapté à ce nouvel environnement. L’une de ses principales missions est la surveillance de la Zone économique exclusive (ZEE), d’une étendue de 12 000 000 km². Il fallait donc des bateaux plus petits, plus rapides et embarquant un hélicoptère.
2 CNUDM : Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Ses travaux se sont achevés à Montego Bay (Jamaïque) par la signature le 10 décembre 1982 du texte. Cette convention est entrée en vigueur le 16 novembre 1994, après ratification du 60e État. La Communauté européenne ratifie la Convention en 1998.
3 La France ne fait pas d’opérations de liberté de navigation, contrairement aux Etats-Unis, qui pratiquent des FONOPS (Freedom of Navigation Operations). Elle ne médiatise pas ses actions car il n’y a pas à médiatiser un comportement normal, conforme au droit. La France ne prend pas parti dans les différends locaux, elle applique partout et sans exception les règles qu’elle juge fondamentales.
4 Il est également possible que le fait que le Vendémiaire assure aussi une mission de surveillance de l’embargo envers la Corée du Nord indispose la Chine dont l’attitude sur le sujet reste pour le moins ambiguë.
5 Qio Liang et Wang Xiangsu : La Guerre hors limites. Editions Payot&Rivages, 2003.
6 Yves Lacoste : La Géographie, ç sert d’abord à faire la guerre. Editions François Maspero, 1976.
7 Le Système d’identification automatique (SIA) ou Automatic Identification System (AIS) est un dispositif d’échanges automatisés de messages entre navires par radio VHF qui permet aux navires et aux systèmes de surveillance de trafic (CROSS en France) de connaître l’identité, le statut, la position et la route des navires se situant dans la zone de navigation.

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